FORUM .

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Bien que de nombreux liens se trouvent déjà sur le blog j'en remets un ici .



FORUM YAOI




# Posté le dimanche 25 janvier 2009 11:49


Hallo Leute ... =)

Heureuse de vous retrouver pour une nouvelle fiction yaoi ....

TWINCEST KAULITZ


Parce qu'on ne change pas les bonnes habitudes, je reste dans l'élément que je maîtrise un tant soit peu. Le Twincest. Comme toujours je ne tiendrais pas compte des rageurs et rageuses qui s'ennuient et viennent donc faire chier le monde. Toutes les petites âmes sensibles, égarées sur l'immense toile qu'est internet. Je te conseille de ne pas rester sur ce blog. Quoi d'autre à dire. Je vous finir une adresse MSN qui est spécifique à la fiction, autrement dit, si quelqu'un souhaite me connaître mieux, la personne me demande mon blog perso ou mon adresse MSN perso =).


Sur ce bonne lecture =D

Cette fic est un défis ... [ voir blog de ma best ] ICI . Le premier sujet , c'est moi =).




herisson_twincest@hotmail.fr




JE NE SUIS PAS UNE AGENCE DE PUB. MERCI D'ARRETER.




# Posté le jeudi 01 novembre 2007 14:12

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 14:12

Prologue ....

Prologue ....
Je suis là dans cette ruelle. Le froid mord mes bras nus et le silence oppresse ma tête. Je n'y arrive plus. Pourquoi continuer à me battre ? Mes forces m'abandonnent de plus en plus. Cette blessure en moi depuis tout ce temps. Cet organe vital qui continue, malgré sa douleur, de battre. Pour qui ? Pourquoi ? Lui. Lui que j'ai lâchement abandonné. Pour un illustre inconnu que j'ai fait passer pour mon mec. Mon grand amour ! Je ris. Je ris de ma stupidité, de cette vie qui m'échappe plus les secondes passent, et de lui. Pardonne-moi. Pardonne-moi d'être partit. Pardonne-moi d'avoir gâché notre groupe. Pardonne-moi d'être moi... Je n'y arrive plus.
Ce soir, dans cette ruelle de Londres, je sens la Mort qui m'appelle. Elle me nargue et lutte en un bras de fer avec la Vie. Celle qui gagne m'emportera. Je ne regrette qu'une chose si je meure ce soir, c'est de ne pas t'avoir revu une dernière fois.
Doucement l'illusion de bonheur que me procurait ma reine diminue dans mon coeur. Cette chaleur rassurante et enivrante s'éloigne de moi, pour laisser place à ce froid me blessant un peu plus, rouvrant mes blessures et mes souvenirs que j'avais pris soin d'enfouir.

Flash Back

Grand hôtel luxueux de Berlin où le prix de la chambre pour seulement une nuit dépasse le SMIC.
Hôtel de stars. Hôtel de tous leurs malheurs...
- Klaussssss ?
- Biiilll ?

Un éclat de rire. Pur. Enfantin. Le brun se calme et reprend un air sérieux. Il s'approche de son blond et dépose un doux baiser sur les lèvres de son vis-à-vis. Ce dernier ne le repousse pas, au contraire, il quémande l'accès à sa belle qui ne tarde pas à être accepté. Un baiser d'amour. Serment secret d'une liaison de deux être de même sexe. D'un amour au-delà du raisonnable. Leur étreinte amoureuse s'achève dans un dernier baiser en surface. Leurs regards se confondent. Même couleur. Même passion. Même amour. Même douleur. Un amour caché à cause d'une célébrité. Le blond comprend tout ça dans un regard de son homme. Ce soir l'heure est grave. Le beau brun a prit une décision. Ce soir, il annoncera à tout le monde son homosexualité en direct. Lors d'une interview. Un subtil manège qu'il a mis en place avec son amour. Les valises sont prêtes. Ce soir après ce coming-out, Bill et Klaus partiront...
Le blond lâche son ange. L'embrasse une dernière fois et le laisse descendre. Comme d'habitude il ne le rejoindra que dans quelques minutes. Le brun descend donc les escaliers qui mènent au grand salon où tout le monde l'attend. Il a les mains moites. Le coeur qui manque de sortir de sa poitrine. Comment peut-il être aussi horrible ? Comment peut-il respirer en sachant très bien que c'est sûrement la dernière fois qu'il les verra ? Il ne faut pas qu'il y pense. D'un pas décidé il arrive devant la grande porte qui mène au salon. Il s'arrête. Respire un grand coup et plaque un magnifique sourire hypocrite sur son visage. Ce qu'il voit lui fend le coeur. Ses amis sont là. Son jumeau est là. Alors doucement il avance, un pas puis deux... :
- Hey Bill.
- Salut les gars.
- Qu'est ce que tu faisais 'tit frère ?


Cela n'était pas prévu. Le magnifique sourire hypocrite meurt un instant juste pour mieux ressusciter quelques minutes plus tard. Il n'allait pas leur dire qu'il prévoyait de faire son coming-out dans quelques minutes et que quelques instant auparavant il était en train d'emballer l'homme de sa vie. Non il ne pouvait pas.
- Pardon, le lisseur chauffait plus U.U . Il commence à se faire vieux...
- Ouais je te comprends, le mien aussi il fonctionne plus. Faut que j'en rachète un U_U.

Un éclat de rire communicatif pris possession de la salle mais qui ne détendit pas pour autant le brun. Georg, bassiste de grand talent, et son fer à lisser, une grande histoire d'amour.
Un regard commun. Ils se levèrent et prirent la direction du van qui les attendait devant. En passant dans le hall, le dreadé retint son frère et le prit dans ses bras. Le brun le serrait comme s'il mourait sans lui. Il s'en voulait de mentir à son frère. Son jumeau qui plus est. Une larme coula sur son l'épaule. Bill eut le malheur d'ouvrir les yeux et de voir son homme descendre les escaliers. Ce dernier lui sourit et pris la direction de la sortie, ses valises à la main, afin de rejoindre le taxi qui l'attendait. Le blond, qui lui n'avait rien vu de tout ça, écarta délicatement son frère de lui et déposa un doux baiser rassurant sur le front de son jumeau. Il effaça à l'aide de ses pouces les timides coulées de maquillage sur les joues blanches de son frère. Il ne savait pas pourquoi son frère avait pleuré et s'était accroché à lui comme à une bouée, mais savait en revanche que cela ne servait à rien de poser des questions. Il fallait juste lui montrer qu'il était là pour lui. Ensemble ils reprirent donc le chemin du Van. Bill monta dedans en dernier afin d'envoyer un baiser à son homme dans le taxi juste derrière.
Le trajet jusqu'au plateau se fit en silence. La main de Tom dans celle de son jumeau. Le grand bâtiment apparut devant eux. Ils sortirent en direction de l'imposante bâtisse. Bill lâcha la main de son jumeau et courut presque jusqu'à sa loge. Un besoin de solitude. Solitude avant le grand saut dans le vide et son exil en Angleterre. La dislocation du groupe par sa faute. Le rêve brisé de son frère et de ses amis. Sa loge lui parut vide. Vide de sens. Vide d'amour. Du maquillage l'attendait là. Et si ce soir il se montrait naturel ? Sans tous ses artifices. Semblable à son jumeau. Oui il y avait pensé. Mais il voulait quitter le monde du show-biz en étant lui. Le Bill maquillé et provocant. Heureux et attendrissant. Tout refaire. Tout changer. Ses gestes seulement dictés par la douleur de quitter ses amis, il attrapa le démaquillant et ses cotons. Il se démaquilla complètement. Il se regarda une dernière fois dans ce miroir. Objet de torture qui lui rappelait qu'il choisissait l'amour à la célébrité. Le regard d'un homme à celui de son frère, de ses proches... C'est tel un robot qu'il se maquilla. Un maquillage voyant et provocant. Cheveux lissés, plus efféminé que jamais. Colliers, bagues et bracelets à tout va. Ce soir il sera le plus beau pour sa sortie.

Un homme toqua à la porte pour lui annoncer qu'il devait venir. Il referma tous ses produits et les rangea soigneusement. Un dernier regard pour son reflet, et il sortit. Il arriva le premier à l'endroit de l'attente mais fut bien vite rejoint par son frère et ses amis. Ils se souhaitèrent bonne chance dans leur jargon comme à chaque fois. Ils écoutaient le présentateur préparer leur arrivée. Maintenant ils n'étaient qu'un. TOKIO HOTEL.
Le présentateur prononça ce nom et des hurlements hystériques retentirent dans les micros de la salle. Avec les Tokio Hotel pas besoin de chauffeur de salle. Comme à son habitude, Bill entra le premier sur le plateau, son magnifique sourire hypocrite aux lèvres et salua tout le public de sa belle main manucurée puis il alla s'asseoir sur le siège qui lui était destiné. Les autres firent de même. Lentement il tourna la tête vers les coulisses et vit Klaus qui lui souriait de toutes ses dents. Les questions du présentateur défilèrent et arriva celle du célibat ou pas :
- Alors les garçons toujours personne dans votre vie ?
Ce fut Tom qui prit la parole, son sourire de crooner aux lèvres.
- Et bien non... Nous sommes toujours et tous célibataires mais les filles...
- A vrai dire c'est faux.

La réponse de Bill choqua tout le monde. Lui en premier. Maintenant il devait tout déballer. Ne pas reculer.
- C'est faux. Je suis en couple depuis 2 mois. Et je suis amoureux de cette personne.
Tom lança un regard apeuré à son jumeau. Depuis deux mois disait-il ? Pourtant il n'avait rien vu. Rien. Les larmes lui montaient aux yeux. Pourquoi ? Il ne le savait pas lui-même. C'est comme s'il avait reçu un coup de poignard dans le ventre.
- Cette personne que j'aime est un homme.
Nouveau coup de poignard dans le ventre pour notre cher dreadé.
- Et je vais vous la présenter maintenant.
Sans était trop pour Tom, il ne retint pas plus longtemps ses larmes. Il appelait silencieusement son frère. Frère qui lorsqu'il vit son jumeau effondré manqua de dire que c'était une blague et qu'il avait bien eu tout le monde. C'est ce que Tom souhaitait à cet instant, que son frère avoue que tout ceci n'était qu'une simple blague. Mais non.
- Klaus.
Prénom à présent maudit pour le jeune guitariste. Qui était ce Klaus ? Qui avait manipulé son jumeau ? Il priait en silence pour que ça ne soit pas LUI...
Un jeune blond d'une vingtaine d'année fit son apparition et vint se poster aux côtés de Bill qui s'était levé et placé devant la caméra. Tom manqua de s'évanouir lorsqu'il vit le visage de l'homme. De ce Klaus. Mais, comme paralysé, il ne put rien faire. Klaus le nargua du regard et alla se placer aux côtés du chanteur. Bill se tourna en face de la caméra et annonça quelque chose que l'on n'entendit pas. Puis il se tourna vers son bien-aimé. Enlaça ses mains et l'embrassa. D'abord en surface et puis plus en profondeur. Un baiser au goût sucré de liberté. Un baiser emplit d'amour. Puis en un dernier regard pour son groupe, Bill prit la direction des coulisses accompagnées de son amour sous le regard outré et choqué de toutes les personnes présente sur le plateau.

Sans un regard en arrière, ils sortirent du bâtiment et entrèrent dans le taxi qui les attendait toujours. Direction l'aéroport. Il était 19h et l'avion ne décollait qu'a 21h. Mais présence deux heures avant à l'aéroport oblige. Arrivés là-bas, la liberté n'avait plus ce subtil goût sucré. Une présence amère se fit sentir. Bill doutait. Enfin, juste le temps que son Klaus s'en rende compte et qu'il ne l'embrasse. Il le savait. C'était dur pour Bill de tous les quitter par amour. Eux et sa célébrité. Pourquoi partir en Angleterre ? Car c'était l'un des pays où le groupe avait le moins bien marché. Ils y seraient tranquilles. Deux heures plus tard les voilà en direction de Londres. Bill s'était endormi d'avoir pleuré. Klaus sourait. Pourquoi ? On ne le sait pas...

L'interview télévisée a été annulée. Tom pleurait dans les bras de Georg. Gustav lui demandait à récupérer la cassette, enfin... Une copie bien sur... Il avait besoin de vérifier quelque chose.
David, lui, était effondré. Son chanteur était parti. Qu'aller devenir Tokio Hotel ? Dans ce malheur, une seule personne semblait être heureuse. Cet homme blond qui tenait le jeune androgyne dans ses bras et qui rêvait à présent à sa, leur nouvelle vie où ils n'auraient plus besoin de se cacher...
Doucement le brun reprit ses esprits... Bienvenue à Londres.


Fin du flash back


Le vent se fait de plus en plus violent. La Mort doit gagner le combat car je ne sens plus mon corps. Seul son image persiste en moi. Tom... Ce prénom qui meurt sur mes lèvres. La drogue ne fait définitivement plus effet. Mes ongles superbement manucurés, son aujourd'hui crasseux et rongés. Ma superbe chevelure a perdu de sa splendeur. Je ne sais même pas quel jour nous sommes, un journal vole à côté de moi comme une réponse à ma question. Je l'attrape avec le peu de force qu'il me reste et lis la date. 17 octobre 2013. Quatre ans que je suis loin de vous, de toi. Combien de temps suis-je à la rue ? Je ne sais pas. Mes seules activités sont de me droguer et parler au vent. Oui le vent me raconte énormément de choses, il me raconte ses peines et je lui confie mes malheurs. Mes dernières forces s'envolent, lorsqu'un flash m'éblouit. Flash qui a sûrement dû éblouir la Mort car je sens une once d'espoir parcourir mon coeur. J'entends des pas dans l'allée. Puis voit seulement une main qui se tend et un appareil photo pendant au cou de la personne. Qui qu'elle soit, avec elle, je renais.



_______________________

Donc
sc'était le prologue de cette fiction Yaoi.
Vos avis ? Des questions ?

Merci d'avoir lu.

PS : Tu es heureuse maintenant ? Et puis je ne critique pas les gens qui mettent FLASH BACK car je le fais moi même . Et puis ma faute d'orthographe ne se trouvait pas dans le prologue . Je suis fatigué et j'en ai marre des gens comme toi qui cherche la petite erreur. Et aussi , pourquoi tu poses la question c'est marqué en haut que c'est moi qui tiens le blog kritik-fics. Alors désolé mais je suis pas d'humeur, tu n'as pas eu de chance j'ai lu ton commentaire aujourd'hui. Demain aurait peut être était un jour meilleur.

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 11:18

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 12:35

# Chapitre 1 ...

# Chapitre 1 ...

Cette main tendue devant moi semble m'inciter à la saisir. Ses longs doigts magnifiquement embellis d'une légère French manucure et ornés d'une multitude de bagues s'approchent de moi au son métallique que produit le choc des bracelets qui enserrent son poignet. Malgré l'once d'espoir qui me parcourt, ma seule action est de me recroqueviller sur moi-même, de peur que cette main ne finisse sa course sur mon visage comme tant d'autres avant elle. Voyez comme je suis devenu faible. Cette promesse d'aide qui reste malgré mes sanglots. J'ai peur. Peur que tout ce qui s'est passé recommence. Mais après tout ai-je vraiment le choix ? Oui. Laisser mon corps pourrir ici, laissant mon âme retourner au près de mon frère ou accepter l'aide que veut me procurer cette inconnue. Mon choix est fait. J'ai décidé d'arrêter de me morfondre. La terre ne s'arrêtera pas de tourner parce que je ne suis plus. Doucement, mes sanglots cessent, mon visage sort de mes genoux et mon regard se redirige sur cette main qui me fascine tant. Lentement, ma main droite se dirige vers son amie qui l'attend toujours, puis se saisit d'elle. En un élan je me retrouve debout et tombe dans les bras de mon inconnue. La seule chose que j'ai vu sont ses magnifiques yeux bleus...



Flash Back

[Du côté de Tom].


Le corps y est mais son âme s'est envolée voilà un mois maintenant. Le jeune guitariste du groupe à succès du moment n'est plus, à la place réside un jeune homme de 18 ans, perdu et complètement anéantit. La douleur s'empare de lui, à chaque photo retrouvée, à chaque odeur sentie, à chaque chanson fredonnée. Il est maintenant tel un robot programmé, il ne proteste plus, il ne réagit plus... Là sur son fauteuil, entouré de ses deux compagnons de scène, il regarde sans grand intérêt, les jeunes filles qui se produisent devant eux. Elles passent, les unes après les autres, toutes tentant leurs chances qu'elles croient posséder, pour parvenir à devenir la nouvelle chanteuse du groupe. Bien sûr, aucune, aucune d'entre elles ne pourra remplacer cet androgyne à la voix envoûtante qu'était Bill. Aucune n'a sa voix, son regard perçant, ou même son charme. Malgré que tous sachent cela, ils sont contraints d'en sélectionner une. Combien sont elles passés à être passée devant ses yeux? Ces yeux où ne se reflètent à présent que la tristesse et la haine. Ces yeux si envoûtant, qui brisaient tellement de coeur. Ces yeux strictement identiques aux siens... Il les avait prévenues, il n'en choisirait aucune. D'ailleurs il tenait parole, il n'ouvrait la bouche que pour leur demander d'aller chercher la suivante ou leur cracher des insultes au visage, déversant un peu plus à chaque fois sa rage et sa tristesse, dans ses mots. Le bassiste et le batteur ne bronchaient pas, tout autant affectés par la peine que leur procurait le départ précipité de leur ami. La journée se finissait, sans qu'aucune des candidates n'ait tapé dans l'oeil des musiciens. Ils commencèrent à partir lorsqu'une dernière arriva précipitamment :
- Excusez moi ?
- Oui ?
- C'est bien ici les auditions pour devenir chanteuse du groupe Tokio Hot..
- Oui c'est bien ici mais nous allions partir, alors tes fesses tu les bouges mais je veux plus les voir ici.
- ....
- Hum ... Excuse le ... Bien présente toi et dit nous ce que tu vas nous chanter.
- Je .. Je m'appelle Sacha, je viens de Hambourg et j'ai 17 ans. J'avais l'intention de chanter Heilig.


S'en était trop pour le jeune guitariste qui s'était mis à pleurer silencieusement. Heilig... Non. C'était leur chanson, chanson d'une époque bénite, oh oui il se souvenait très bien de cet après midi, où la chanson était née. Un bel après midi de décembre où, pour une fois, le temps avait été clément et leur accordait une journée de soleil. C'est ensemble qu'ils avaient passé cette journée magnifique, loin du groupe et du monde, au bord d'un petit étang où la végétation jouissait d'une éternelle liberté, comme protégée par le temps. Un lieu magnifique qu'ils affectionnaient depuis de nombreuses années. Lieu solitaire, rien qu'à eux. Ils s'étaient allongés sur l'herbe, Tom caressant doucement les cheveux de son jumeau placé sur son torse. Oui ils étaient bien. Bill avait fredonné des paroles qu'il s'était empressé de noter, Tom avait trouvé la mélodie. Heilig était née.
Malgré le fait que ce soit Heilig qu'elle allait chanter, une autre chose le gênait, son âge. Bill avait toujours été le plus jeune. Toujours le petit de tout le monde et surtout de lui. Perdu dans ses pensées il n'attendit pas Gustav :
- Et bien vas-y...
La mélodie qui enivre la pièce au point de le rendre fou, cette voix qui s'élève dans la salle. Elle n'était pas particulièrement belle, non, mais elle était emplit d'une force, une énergie qui surpassait sa simplicité. La chanson se termine et le silence reprend ses droits. Les deux aînés restèrent scotchés à leurs chaises, le rappeur ne semblait pas différent de tout à l'heure. C'est David, qui était arrivé en même temps que la chanteuse, qui prit la parole le premier :
- Je crois que nous ne pouvons pas douter de votre talent... Hum..
Un regard discret en direction de ses musiciens où deux des trois acquissent, et il reprit la parole :
- Vous êtes engagé...
Cette phrase fit écho dans la tête du blond, qui releva la tête, comme sortit d'une transe. La rage envahit son visage, ses poings cognèrent le bois de la table, sa chaise eu rendez vous avec le sol:
- JAMAIS ! TU N'AS PAS LE DROIT ! C'EST BILL NOTRE CHANTEUR ! NOTRE GROUPE C'EST AVEC LUI !
Tout en disant cela, il s'était dangereusement approché de son producteur, le doigt furieux, pointé vers lui. Personne, personne n'avait le droit de remplacer son frère. Personne. Pas même son producteur. Malheureusement pour lui, il savait qu'il se lançait dans une guerre qu'il perdrait.
- Mais Tom, ouvre les yeux bon sang ! Tu crois qu'on a vraiment le choix ? ! Alors tu auras beau crier, me menacer, elle restera et ce n'est pas ça qui fera revenir ton frère. Bill. Je suis désolé Tom, je n'ai pas le choix.
Comment ? Comment avait-il osé prononcer le prénom de son jumeau, son ange, sa vie ? ! La rage disparut pour laisser place à une tristesse infinie. Une larme coula sur ses joues râpeuses. Il se retourna, près à partir. Ca y est, il avait perdu. Ne contrôlant plus rien, ses jambes se dirigèrent en courant vers la sortie pour s'y arrêter. Doucement, tournant juste son buste, Tom plongea son regard humide dans celui de son producteur et lui transmit tout son désespoir. Puis, avec une douceur illimitée, il parla :
- On a toujours le choix ...

Puis le blond se remit à courir en direction de sa chambre sous le regard vide d'expression de tous ses amis. Tous le savaient mais personne ne lui en avait jamais parlé. Il se droguait. Il se mutilait. Sûrement pour oublier sa peine. Pour repenser aux instants magiques avec son frère.

Courir. Pleurer. Blesser. Ne pas oublier.
Le blond courait à travers l'hôtel afin d'atteindre sa chambre. Une multitude de larmes, semblables à des diamants, coulaient le long de son angélique visage. Un mois. Un mois qu'il mourrait un peu plus chaque jour. Un mois. Il était arrivé. Devant son antre. Sa reine l'attendait. Un verrou qui saute, une porte qui grince, un ado pas tout à fait adulte qui entre dans la pièce tout juste illuminée par le couloir. Le bruit significatif de la porte qui se referme, puis le noir total. Le blond se dirigea d'un léger vers l'endroit où se trouvait Morphée et s'y assis. Il alluma la petite lumière qui se trouvait sur la petite table de nuit en chêne massif, veinée de longues rainures, semblables aux arabesques qui ornaient maintenant son bras. Une fois la pièce éclairée, il se laissa aller, laissant son esprit vagabonder au grès de ses envies. Malheureusement, le 17 octobre lui revenait en tête, le manque s'empara de son esprit, de son corps. Il ne résistait plus depuis déjà deux semaines à l'appel de sa reine. Elle, la seule à lui faire prendre son pied, à le faire planer. Alors, comme par mauvaise habitude, sa main dériva vers son sac au sol et en sortit un sachet. Le rappeur s'assit, à son aise sur son lit de roi, et prépara son matériel. Il ôta son T-shirt, laissant découvrir son torse amaigrit mais gardant un certain charme. Il enleva sa casquette et détacha ses dreadlocks, les laissant flotter dans son dos crevé par la fatigue et la détresse. Comme une technique apprise par coeur, il attrapa le ruban élastique et l'entoura autour de son bras tel un garrot puis se mit à admirer une magnifique veine bleue qui se profilait sur son bras meurtri. Après s'être occupé de son bras, il alla bichonner sa reine. D'abord se saisir de la seringue qui la contenait puis l'inspirer dans cette dernière. Ôter les bulles d'air qu'elle pourrait contenir. La reine est très capricieuse. Puis cet instant, où le temps semble s'arrêter. Le poing du blond qui se ferme et l'aiguille qui s'approche de son but. Il savait ce qui allait suivre, il planerait et cauchemarderait. C'était le prix à payer pour une minute de bonheur. Une minute de plus...

I walk a lonely road (Je marche sur une route en solitaire )
The only one that I have ever known (La seule que j'ai jamais connue )
Don't know where it goes (Je ne sais pas où elle mène )
But it's home to me and I walk alone (Mais c'est chez moi et je marche seul )
I walk this empty street (Je marche dans cette rue déserte )
On the boulevard of broken dreams ( Sur le Boulevard des rêves brisés )
Where the city sleeps (Où la ville dort )
And I'm the only one and I walk alone (Et je suis le seul et je marche tout seul )


Le beau blond pleure, il pleure des larmes chaudes et salées, tout en s'injectant son héroïne sucré et glaciale dans le sang. Un liquide pour un autre. Doucement, la drogue enivra son esprit pour laisser place à un étrange songe...

[A partir d'ici c'est ma créatrice de cauchemar personnel qui prend le relais]

Il flottait. Oui, c'était cela, il flottait. Il flottait, allongé sur le dos, au dessus d'une sorte d'épais nuage. Tout était blanc, autour de lui. Un blanc léger, délicat. C'était apaisant.
Il appréciait la sérénité de l'endroit. Alors c'était ça, le paradis de l'héroïne ? Cette douce atmosphère cotonneuse et sereine ? Il voulait rester dans ce monde silencieux, il voulait y rester, oui, pour toujours !
Tom pencha la tête en arrière, puis soupira. C'était tellement agréable, ce silence. Cette sérénité. Ce calme. Ce calme auquel il n'avait plus droit depuis le départ de son frère.
Bill.
Son visage se crispa. Il se releva brutalement, tentant de prendre appui sur le nuage. Peine perdue. Il était toujours sur le dos, les yeux ne voyant que du blanc, partout, à perte de vue. Sa respiration s'accéléra brutalement. Bordel, qu'est-ce qui se passait ?
Il ouvrit la bouche, et hurla. Où plutôt, tenta de hurler. Pas un son ne se fit entendre dans l'immensité ouatée. Une tache noire apparut soudain. Une tache qui filait à vitesse grand V vers lui. Tom fronça les sourcils. Il reconnaissait cette silhouette.
- Bill...
Pas un son ne franchit ses lèvres. Il resta bouche bée devant son frère. Enfin, le squelette revêtu des affaires de son frère. Les larmes lui montèrent aux yeux.
Bill, là, devant lui, plus maigre que jamais. Il portait un tee-shirt rouge et noir, déchiré à plusieurs endroits, laissant apparaître ses hanches. Mon Dieu, ses hanches... On voyait les os qui pointaient. Un pantalon de cuir noir semblait flotter autour de ses jambes. Tom frémit. Il reconnaissait ce pantalon, il l'avait offert à son frère pour leur dernier Noël passé ensemble. Ce pantalon moulait Bill, avant qu'il ne disparaisse. La ceinture semblait n'avoir aucune autorité sur le pantalon.
L'ex-chanteur regarda son frère, les yeux vides, ternes, mornes. Aucune trace de vie ne s'y trouvait. Son maquillage avait coulé, accentuant ses cernes et la maigreur de son visage. Il s'avança, puis s'arrêta en voyant le geste qu'avait esquissé son frère pour l'attirer.
Tom laissa retomber son bras, craignant de faire disparaître son frère. Il rêvait de voir son frère depuis 1 mois. 1 mois d'horreur, 1 mois de cauchemars.
Son regard noisette, brillant d'une lueur nouvelle, tentait de faire revivre celui de son jumeau. Bill, voyant que le guitariste n'esquissait plus un geste, avança doucement. Encore un peu. Quelques pas de plus. Il finit par s'agenouiller au niveau du cou de son frère. Passa sa main droite sur le visage du blond. Il ouvrit la bouche.
Désespéré, Tom n'entendait rien. Il voyait son jumeau déclarer quelque chose, mais il n'entendait pas. Ne pouvait répondre. Les larmes se mirent à couler le long de ses joues creusées.
Le brun se leva. Il observa une dernière fois son frère, gravant les traits de son visage dans sa mémoire. Puis fit volte-face, et partit d'un pas léger.
Tom se débattit, tentant d'hurler, tandis qu'il voyait la silhouette se son frère disparaître dans les nuages blancs qui l'entourait.
- BILL ! BILL ! REVIENS !
Une voix, aussi légère qu'une plume, se fit entendre.
-Reviens... Je t'attends...
Le blanc vira au noir. Le silence se transforma en un hurlement désespéré. Tom se sentit tomber, tomber, tomber. Tomber...

[Je reprends mes droits]

[Du côté de Bill]


La pluie fouettait hardiment les carreaux de ce petit pavillon, perdu en pleine banlieue londonienne. Le jeune androgyne s'était levé aux aurores comme il le faisait depuis bientôt un mois. Il avait apprit à apprécier la douceur matinale et le vent frais du matin, faisant balayer sur son visage ces magnifiques cheveux noirs. C'était là, face à la nature encore endormie qu'il s'autorisait à penser à son passé. Passé qui le hantait. Une partie de lui le suppliait de retourner auprès de son jumeau et d'oublier cette idylle, alors que l'autre jouissait de sa liberté d'action auprès de cet homme qu'il l'avait comme arraché de tout ce strass. Trente et un jours, un mois. Un mois depuis ce départ de son Allemagne natale. Un mois durant lequel les remords c'était emparé de son être. Un mois où son rêve était devenu cauchemar. Où l'homme qu'il aimait, lui avait volé son innocence de force. Où le silence et la peur le hantaient. Welcome to hell....
Le temps, ce matin du trente et unième jour, s'accordait parfaitement à son humeur. La pluie frappait les carreaux semblables aux larmes qui ravageaient son visage. Le vent soufflait d'une colère interdite comme la rage qui bouillait en lui de ne rien pouvoir faire face à cet être qui l'avait violé et forcé à se prostituer. Se prostituer. C'est dans ces instants là qu'il maudissait ce corps qui était le sien, ce style qui lui appartenait .Oh oui, il se haïssait. Ce corps frêle et blanc. Délectable. Ces cheveux doux et soyeux. Admirables. Ce visage androgyne qui plaisait autant aux hommes qu'aux femmes. Et encore si ce n'était que ça. Un ça qui était déjà énorme mais que Klaus avait trouvé insuffisant. Il avait trouvé le moyen de récolter encore plus d'argent. Propriétaire d'un bar sortit de je ne sais où, il avait fait de son « homme » le clou d'un spectacle de strip-tease. Strip-tease, qui se terminait obligatoirement dans une chambre à l'étage dans les bras de celui qui avait été le plus envoûté par cet ange déchu. Tous les jours la même rengaine... Quand cela cessera-t-il ?

Fin flash back.

Je me réveille dans une pièce que je ne connais pas. Je me trouve dans un lit, objet dont j'avais oublié le confort. Une odeur d'orange embaume la pièce. Seules mes chaussures m'ont été retirées. Sûrement pour ne pas salir les draps qui malgré tout le seront vu mon état. Je me lève doucement et, inspire fortement, afin de m'imprégner de cette réalité magique. Doucement je me dirige vers la chaise qui se trouve à côté de la porte. Une pile de serviette ainsi que des produit de soin, shampoing, savon, maquillage, brosse à ongle, démaquillant .... M'attendent accompagnés d'un mot. Je me saisit de lui et lis.


« Bonjour ... Bill

Je sais que je ne me suis pas trompé. Malgré tes traits devenus si creux et ta chevelure ternis, je sais que c'est bien toi. Tu ne me connais pas. Et pourtant moi je te connais. Je suis partie faire des courses. Je t'ai laissé tout ce qui se trouve sous ce mot. Va prendre une douche. Troisième porte à droite en sortant de la chambre. Nous ferons les présentations plus tard.

Hannah. »

Le dit Bill s'avança vers la porte, son pactole dans les bras. Il ouvrit la porte qui donnait sur un couloir et entra dans la pièce située derrière la troisième porte. Il arriva dans une salle de bain où il vit une chaise sur laquelle il posa ses affaires. Il se défit de ses vêtements, maintenant vieux et usés, et entra dans la cabine de douche avec ses produits qui le laveraient de cette époque bien noire...


_______________________________

Voici donc le premier chapitre de ma fiction.
Jespère que vous aurez pris du plaisir à le lire.

Question / Avis ?

Merci de votre lecture


# Posté le mercredi 07 novembre 2007 11:44

Modifié le jeudi 26 juin 2008 11:54

# Chapitre 2

# Chapitre 2
[ Pov Bill ]

L'eau qui dévale sur mon corps meurtrit, comme un torrent d'eau chaude, semble apaiser mon enveloppe charnelle de tous les coups et blessures dont elle a souffert. Le temps ne soigne pas. Ma tête toujours penchée en arrière reçoit les fines gouttelettes d'eau qui viennent danser sur mon visage. Après un long moment, j'ouvre enfin les yeux et remarque qu'une couche de buée est présente sur la vitre. Mon index engage alors une ascension vers elle et commence à y tracer son prénom. Une fois l'atmosphère entière emplit de lui, tellement la buée transparait de son nom, je coupe l'eau et attrape l'un des flacons présent dans la douche. Shampoing. Au contact de cette mixture lavante, mes cheveux semblent recouvraient leurs forces et leurs beautés. Mes doigts masse mon crâne endolorit et démêlent mes cheveux sales. Un soupir de bien être m'échappe lorsque j'attrape la bouteille de savon et en applique sur mon corps. Je frotte, frotte comme un forcené. La rage s'empare de moi et les larmes dévalent mon visage pour venir mourir dans l'eau noire de la douche. Une fois calmé, je rallume le jet afin de laisser ma précieuse s'échapper et me nettoyer de tout mon passé. Mes cheveux tombent dans mon dos et la saleté de mon corps rejoint les égouts. Je me rince comme il faut et éteins le jet. Un dernier regard pour l'eau noire qui s'écoule lentement dans le siphon de la douche en même temps que toutes mes douleurs physiques et je referme la porte de la cabine de douche. Je m'empare d'une des serviettes éponges misent à ma disposition et me place devant le grand miroir qui surplombe le lavabo.

Je n'ai aucunes réactions sur ce que je vois. Mon visage est amaigrit, mes cheveux m'arrivent quasiment au milieu du dos et mes racines blondes ont déjà bien repoussées et mes ongles sont rongés et complètement dépourvus de vernis. Je constate qu'un peignoir a été également mis à ma disposition. Je retire la serviette et m'empare de lui ne voulant pas remettre mes vêtements sales. Je débarrasse la pièce de mes affaires et retourne les déposer dans la chambre où je me suis réveillé. Dehors, il pleut toujours. Je ne sais quelle heure il est mais en tout cas, je me sens bien.


Flash Back.


[Du côté de Bill]



Une petite rue seulement éclairée par l'astre lunaire. Des femmes très légèrement vêtues malgré le froid qui règne sur Londres ce soir, attendent leurs clients qui le permettront de se nourrir demain. Dans cette sinistre rue seulement éclairée par la lune, un bar rompt le silence nocturne. Des cris et des rires s'en échappe ainsi qu'une forte odeur d'alcool. One Show .Le bâtiment est comme chaque soirs, bondé d'ivrognes et de gros lard suant et vomissant l'alcool précédemment ingurgité, tous en rut devant le show qui se présentait à eux. De jeunes filles, quasiment nues, évoluaient sur une scène où trônait des barres et autre accessoires. Amuse-gueule. Amuse-gueule car tout le monde n'était ici que pour le clou du spectacle. Celui pour qu'ils étaient près à payer de leurs vies sans importances pour ne passer ne serait ce qu'une nuit avec cette étoile tombée du ciel. Vingt trois heures trente précisément. La lumière de la salle diminua. Une toile de tissu blanc fut tendu sur la scène. La salle devint étrangement calme comme s'il affectait leurs humeurs. Une légère lumière bleutée éclaira la toile de façon à ce que seule son ombre ne transparaisse. Lui. Il attendait comme tous les soirs à la même heure. Il connaîssait exactement son numéro et ce qui s'en suivrait. Il savait aussi qu'au moindre faux pas, il subirait les conséquences.

La musique démarra enfin. Sa descente aux enfers s'amorça. Il resta derrière cet écran protecteur d'où seul son ombre s'échappait. Là sur sa chaise, il s'évertuait à danser sensuellement. Il ne pleura pas. Il ne fallait pas. Le maquillage. Au bout de 5 minutes, la mélodie devient plus rythmée, la foule sembla se réveiller. Derrière la toile, il éloigna la chaise de lui et sortit son canif de sa poche. D'un coup, d'un seul, il déchira le tissu et passa au travers. Un hoquet de surprise s'empara de la salle. On les avait prévenu qu'il était magique, mais pas envoûtant à ce point. Le jeune homme s'avança vers la barre qui lui était destinée et commença à enflammer la salle. Les mains se dirigent vers les poches afin d'en sortirent les portes feuilles et les billets volèrent en direction de la scène où la provocante chorégraphie avait lieu. Lentement, la musique s'arrêta. Le jeune homme devint ange. Il s'approcha de l'avancée de la scène où un micro l'attendait, l'émotion s'empara de lui. Micro. Objet de ses rêves, de son passé si merveilleux. Les cris de la foule qui acclamait son groupe lui revinrent en tête tendit que la salle tombait dans un silence religieux. Emerveillée devant l'être qui ne se tient qu'à quelques mètres d'eux. Cheveux lissés mais gardant un peu de volume. Ses yeux finement maquillé et accentués d'un fard à paupière noir. Une chemise noire entrouverte laissant apparaître un magnifique pendentif en argent en forme d'étoile. Manche légèrement retroussée laissant apparaître un magnifique « T » tatoué au niveau de son poignet droit. Pour le bas, il avait revêtit un pantalon noir très moulant finissant sur une paire de chaussures également noire. Il s'empara du micro et la musique retentit dans la salle. Sa voix angélique s'éleva dans les airs, enivrant tous ceux qui l'entendaient.


Lili,take another walk out of your fake world (Lili fais un autre pas en dehors de ton monde illusoire )
please put all the drugs out of your hand ( Je t'en prie pose tous les médicaments que tu as dans les mains )
you'll see that you can breath without not back up ( Tu verras que tu peux respirer sans rechuter )
some much stuff you got to understand (Tant de choses que tu dois comprendre )


for every step in any walk (A chaque pas dans chacune de tes marches )
any town of any thaught (Dans chaque ville de chacun de tes rêves)
i'll be your guide ( Je serai ton guide )

for every street of any scene ( Sur chaque routes de n'importe quel lieux )
any place you've never been ( Dans tous les endroits où tu n'es jamais allée )
i'll be your guide ( je serais ton guide )


Les souvenirs de ces dernières années lui revinrent en mémoire. Les premiers disques d'or, la première couverture de magazine, la première rumeur, les premières fans. Les cris de la foule qui hurlait son nom. Ce sourire qui rayonnait sur scène lorsqu'il s'approchait de son frère et de ses amis. Leurs chansons qui voulaient dire tellement de choses....



Lili,you know there's still a place for people like us
(Lili tu sais qu'il reste une place pour les gens comme nous )
the same blood runs in every hand (Le même sang coule dans chaque main )
you see it's not the wings that make the angel ( Tu vois ce ne sont pas les ailes qui font l'ange )
just have to move the bats out of your head ( Tu dois seulement faire sortir les démons de ta tête )

for every step in any walk (A chaque pas dans chacune de tes marches )
any town of any thaught (Dans chaque ville de chacun de tes rêves)
i'll be your guide ( Je serai ton guide )

For every street of any scene (Sur chaque routes de n'importe quel lieux )
any place you've never been ( Dans tous les endroits où tu n'es jamais allée )
i'll be your guide ( je serais ton guide )



Les billets recouvraient le devant de la scène, l'ange noir semblait absorbé par la musique. Il ressassait tous ses souvenirs et ne faisait plus attention à ce qui l'entourait. Il ouvrirait les yeux, il ne verrait que des regards pleins d'envie et de désir envers lui. Alors il ne les ouvrit pas. Il se concentra sur ses paroles qui prenaient tellement d'importance pour lui. Il retint encore ses larmes et son désir de fuir loin de toute cette mascarade.


Lili,easy as a kiss we'll find an answer (Lili aussi simple qu'un baiser nous trouverons une réponse )
put all your fears back in the shade (Laisse toutes tes peurs dans l'ombre derrière toi )
don't become a ghost without no colour ( Ne deviens pas un fantôme sans couleur )
cause you're the best paint life ever made ( Car tu es la plus belle peinture qu'ai jamais faite la vie )

Un dernier refrain et le silence reprend ses droits. Une unique larme coula sur ses joues. Un dernier regard pour le fond de la salle où il espérait comme tous les soirs que son frère l'aurait retrouvé. Toujours personne. Il repartit en direction des coulisses, refaire son maquillage. L'étape qui suivait n'était que douleurs et pleurs en plus. Au bar, Klaus demanda le silence qui ne se fit pas attendre :
- Silence.
Le brouhaha cessa. Le tortionnaire put enfin prendre la parole.
- Alors mon ange vous a plu ?
- OUIII

D'une même voix ce oui parvint aux oreilles de Bill qui en frémit d'avance. La peur s'empara de lui. Ce soir encore il allait être l'objet du désir d'un vieux pervers. Tous les soirs le même discours, son corps mis aux enchères.
- Vous l'avez aimé ? Alors je vous propose encore mieux. Passer une nuit de folie à ses côtés. Celui qui payera le plus l'aura. Je commence à 1000 euro.
- 2000 pour moi.
- 2500.
- 5000 euro pour moi.
- 5000 euro une fois, qui dit mieux ...

La porte du bar claqua et laissa apparaître un homme complètement bourré et suant. Un énorme ventre faisant craquer les boutons de sa chemise, qui avait vu le spectacle de dehors et qui était comme tous les autres restait fasciné devant cet être. Il regarda le directeur du bar et lança d'une grosse voix inondée par l'alcool :
- 15 000 euro pour moi.
Le silence se fut dans la salle. Jamais l'androgyne n'avait était « loué » aussi cher. Un sourire illumina les lèvres du blond :
- Adjugé à vous monsieur. Veuillez avancer s'il vous plaît....
- Oh oui qu'il me plaît le gamin là et j'ai bien l'intention d'en profité.


D'un sourire pervers et dégoulinant de bave, il s'avança près du jeune directeur et le suivit à l'étage. Chambre 2. La plus grande chambre du bar. « L'invité » pris place sur le lit et écouta les instructions de l'homme en face de lui :
- Je vais vous le chercher, il est a vous pour toute la nuit, faites ce que vous voulez. Mais rendez le moi vivant. Bonne nuit.
Un dernier clin d'½il et la porte qui se referma derrière lui. A l'autre bout de la salle, le jeune androgyne avait fixé son intention sur l'horloge, chaque minutes qui passaient, était une minute de gagnée pour son corps qui rejetait déjà l'intrus qui allait s'en prendre à lui. Klaus arriva vers lui et lui demanda de le suivre. Ce fut dans un silence protocolaire que le jeune androgyne se leva et suivit son homme. Homme qui avait abusé de sa confiance. Oh non il ne douta pas qu'au début il l'avait réellement aimé, mais aujourd'hui ce n'était plus de l'amour, il n'était plus qu'un objet pour lui. Objet qui par ailleurs lui avait permis de devenir l'un des plus riches patrons de bar de Londres. Chambre 2. Lieu fatidique. Ultime point de sa descente aux enfers. Le blond, s'approcha de son protéger et l'embrassa. Il l'embrassa d'un baiser doux et tendre. Un des baisers dans lesquels le brun ressentait encore l'infime reste d'amour que le blond éprouvait à son égard. Un de ces baisers où le brun retombait dans cette spirale infernale où il voulait se persuader que Klaus l'aimait encore. Un de ces baisers avant chaque entrée dans cette chambre dont il connaîssait tous les recoins.

Le blond tourna la poignée et laissa le jeune androgyne, pénétrer à l'intérieur de la pièce... Là il aperçu enfin l'homme qui l'avait loué pour la nuit. Un homme vieux, suant et bedonnant puant l'alcool. Une envie de vomir s'empara de lui. Envie qu'il réussit à contrôler. Il s'avança vers son propriétaire nocturne qui était assis sur le lit les jambes écartées et où une bosse qui ne demandait qu'à se libérer s'était formée. Il se dirigea vers l'homme qui l'attendait et commença son show particulier. L'homme n'attendit pas. Il arracha les vêtements du brun aussi vite que les siens et commença. Le brun ne put s'empêcher de repenser à ce qu'il s'était passé il y a deux mois. La première fois que Klaus l'avait violé.


Flash Back dans le Flash back.

Dans la banlieue londonienne, résonnaient dans un pavillon les rires de deux amoureux. Cause ? Ils fêtaient un anniversaire. Anniversaire qui resterait gravé dans leurs mémoires.

- Joyeux anniversaire mon coeur.
- Merci mon ange.

Le brun s'était approché du blond avec un paquet dans les mains. Il le tendit au jeune blond qui s'en saisit immédiatement pour le poser sur le bar s'en même l'avoir ouvert. Klaus s'avança vers Bill d'une démarche qui fit rire l'ex chanteur encore plus. Les mains du blond se mirent à se balader sur le corps du brun tandis de sa bouche dévorait sa partenaire. Le blond et le brun ne tardèrent pas à se retrouver sur le canapé toujours à s'embrasser. Bill stoppa le baiser et essaya de s'extirper de sous son partenaire ivre mais celui ci le retint :
- Qu'est ce que tu fais ?
- Tu es ivre et je ne veux pas faire ça ce soir.
- Mais.. Mais non je suis pas ivre ... Et puis merde c'est mon anniversaire.

Le blond reprit alors ses baisers dans le cou de l'androgyne qui essayait encore de ne pas subir ces attouchements. Tout à coup, il sentit ses bras plaqués au dessus de sa tête. Il lança un regard interrogateur à son vis à vis, qui lui sourit par un sourire pervers et un regard emplit de colère :
- Tu es à moi Bill.
- Nan. Je veux me coucher.
- Dommage pour toi ce n'était pas prévu dans mes plans avant un bon moment.

Le brun comprit qu'il aurait du mal à s'en échapper. Klaus était plus fort. D'un coup, ses vêtements furent arrachés et il se retrouva en boxer. Klaus se dévêtit, prenant toujours soin de rester appuyé sur le brun. Une fois en boxer lui aussi, il commença a onduler sur un Bill toujours réticent. Non vraiment il n'avait pas envie. Soudain, son boxer se retrouva au sol au côté de celui du blond. A cet instant, il commençait vraiment à paniquer. Il leva le regard vers son « homme » et su qu'il avait raison. Ce qui allait se passer ne serait pas une partie de plaisir pour lui. Ses genoux heurtèrent le sol et il se retrouva la tête entre les jambes d'un blond. Le regard face à une érection qui semblait sur le point d'exploser:
- Suce moi Chéri.
- Non.
- J'ai dit SUCE MOI.


Le brun dû se résoudre à prendre le membre fièrement dressé devant lui , en bouche et a commencer une série de vas et viens. Une pression se fit sentir sur la tête du jeune androgyne, qui eu pour conséquence de faire aller encore plus profondément le membre durcit de son partenaire. Après quelques cris de jouissance et une dizaine de vas et viens, le blond se libéra enfin dans la bouche du brun qui n'eut pour seule solution que d'avaler la semence de son conjoint. Le blond le prit dans ses bras et le ramena sur le canapé afin de se replacer sur lui. Le brun se débattait toujours autant et crier à en briser les vitres. Klaus attrapa son t-shirt et le noua autour de la bouche du jeune chanteur qui venait de perdre sa voix :
- Pleure pas princesse, tu retrouveras bientôt ta voix... Mon seul regret est que tu ne sois pas consentant et que je ne t'entende pas crier mon nom. Ce soir ton corps est à moi.
C'est sur ces dernières paroles que le blond pénétra dans l'intimité du brun qui se crispa sous le choc. Les larmes redoublèrent sous la sauvagerie des entrées et sorties en lui.Klaus se libéra en lui et s'en alla en titubant vers la salle de bain, laissant le brun seul et salit, bâillonné sur le canapé
.

Fin du flash back dans le flash back.

Le matin se leva sur la chambre 2. Toute la nuit pendant que ce gros lard utilisait son corps le jeune androgyne avait revécu ce premier viol par l'homme qu'il aimait ... aimait ? La lumière pénétrait difficilement dans la pièce par les petits rideaux ornant la fenêtre. Il était là, une main sur son corps, l'autre sous sa bouche baveuse. Corps qui était recouvert d'une multitude de traces variant du rouge au violet et passant par le bleu. On pouvait aussi y voir des sortes de griffures sûrement dues au fouet présent dans la chambre et aux ongles de son « agresseur ». De petites plaies circulaires étaient aussi présentes un peu partout sur le corps du brun. Des brûlures de cigarette et autres objets brûlants. Les mains du brun étaient emprisonnées par des menottes qui étaient mises à la disposition des clients avec tout un tas d'autres accessoires. Seuls le propriétaire et le directeur du bar possédaient les clés de façon à ce qu'il ne puisse pas s'échapper. S'échapper, pour aller où ? Un regard vers le réveil qui lui indiqua que sa délivrance ne tarderait plus. Et oui, à huit heures, les clients devaient le laisser. 7H59. Plus qu'une minute. Il savait pertinemment que Klaus se trouvait déjà derrière la porte, montre en main et qu'à huit heures il entrerait dans la chambre réclamant son argent et demandant au client de partir sans aucune cérémonie. 8H00. Comme prévu la porte de la chambre s'ouvrit sur son « homme » qui lui lança un regard amoureux. Regard qui lui glaça le sang mais dont il ne fit rien. Il resta là, impassible et attendit :
- Debout monsieur.
- Hffmgg
- J'ai dit DEBOUT.
- Hein quoi ?
- Mon argent.

Le jeune directeur tendit sa main en direction de l'ivrogne qui venait tout juste de se réveiller. Le dit ivrogne se redressa subitement et attrapa son pantalon pour en sortir un chéquier et un stylo.
- 15 000 ¤ n'oubliez pas.
- Ne vous inquiétez pas. Je n'ai pas oublié. Et je peux vous dire que c'était un très bon investissement.
- Je veux bien vous croire.

Tous deux lancèrent un regard en direction du chanteur toujours menotté. L'homme lui tendit le chèque et se rhabilla. Une fois cela fait, il sortit de la chambre. Le blond, sortit un trousseau de clé de sa poche et s'approcha du brun. Il introduit la clé dans la serrure des menottes, qui libérèrent aussitôt leur prise. La première réaction du brun fut de se recroqueviller dans les draps mais une subite envie de vomir l'en empêcha. Il se redressa subitement et vomit tout ce qu'il avait pu avaler durant la nuit. Le regard du blond passa de l'amour à la peur. Comme à chaque fois qu'il le voyait mal, il prenait enfin conscience des sévices qui lui était infligé. A présent, il tenait le corps finement sculpté mais couverts de traces, du brun dans ses bras. Une fois, que le chanteur eu finit de vider ses tripes, le blond lui essaya la bouche et le retira de ses bras. C'est dans ces moments là que l'argent reprenait le dessus sur l'amour il le lâcha et pris un ton dur et froid :
- T'as bien bossé princesse. Tu peux aller te laver.
Sur ce il tourna les talons et quitta la pièce, laissant le brun en pleurs derrière lui dans des draps recouvert de sperme et de vomi. Une plainte une seule s'échappa en même temps que ses larmes. Un cri retentit à travers la pièce. TOM.


Fin du flash back.


Je me décide enfin à sortir de la pièce et me dirige en dehors de cette dernière. Je prends la direction que le couloir m'offre et débouche dans une pièce qui semble être le salon. La pièce présente deux canapés, au centre trône une table basse et en face un écran plat. Je me dirige vers les canapés lorsque la porte claque. Une jeune femme aux cheveux noirs apparaît dans l'embrasure de la porte et me sourit :
- Bonjour Bill
- Hannah ?


Je sais pas si elle me répond car je reste fasciné par ses yeux. Bleus. D'un bleu océan à en faire chavirer les navires. Bleus.

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Voici le deuxième chapitre.
J'espère que vous avez aimé. C'est vrai que ce chapitre est un peu dur mais j'en suis assez fière. =)
Avis/ Questions ?

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 04:49

Modifié le jeudi 26 juin 2008 11:54