[ Narrateur Bill ]Peu à peu , mon regard se détache enfin de cet océan turquoise bordé de noir. Je reprends mes esprits et m'en vais réitérer ma question. Je sens mon corps tremblait, l'émotion qui me parcourt ne m'est pas inconnue. Un mélange de peur et d'excitation coule dans mon sang et se répand dans les moindres recoins de mon être. Ce sentiment d'être si fort et si faible à la fois. Ma bouche s'entrouvre et ma question sort une nouvelle fois :
- Hannah ?
- Bonjour Bill, alors cette douche ? Un frisson arpente mon corps, je ne su dire s'il était dû à sa voix, ou aux fines gouttelettes d'eau qui tombent de mes cheveux et finissent leurs courses folles sur mon torse chaud. De la sérénité émane d'elle. Un léger sourire s'empare de son visage tandis que sa voix est calme et posée. Son regard ne laisse transparaître qu'un message à mon égard. Avec elle je suis en sécurité. Doucement, après avoir posé ses courses sur la table de la cuisine située à la droite du salon, elle s'avance vers moi. Nos corps sont à présent quasiment collés mais je n'ai pas peur, je suis confiant, et je vois dans son regard qu'elle ne me fera pas de mal. Mon regard plonge dans le sien, mais cette fois je n'ai pas cette sensation de couler. Je me laisse porter par le bleu de ses yeux, puis sans difficulté je quitte ce ciel, pour atterrir sur son visage. La blancheur de sa peau contraste avec le noir de ses yeux. Son nez est fin et sa bouche est finement dessinée. Délicatement, sa main retrace le contour de mon visage, ses infimes caresses m'emplissent d'une sensation de bonheur. Elles me rappellent les caresses que Tom me faisait pour me rassurer le soir lorsqu'il y a avait de l'orage. Tom... C'était il y a si longtemps. Le silence est devenue maître ici, pas besoin de paroles, je la laisse retracé le contour de mon visage identique à celui de mon jumeau. Sous ce supplice je remarque que j'ai fermé les yeux. Puis elle se stoppe laissant ses doigts en suspend un instant sur mes lèvres. Lorsqu'elle les retire je rouvre les yeux et croise son regard plein de bonté. Puis d'un geste vif, elle s'écarte de moi et me tend l'un des sacs qu'elle a ramené :
- Tiens j'ai acheté ça pour toi en attendant ....Voyant que je ne me décide pas à l'attraper, elle me le lance.
- Allez ! Vas t'habiller on a du boulot.
- Merci.
Je sers le sac contre moi et me dirige vers la chambre où je me suis réveillé ce matin. Une fois dedans, je dépose le sac sur le lit et entreprend d'en découvrir le contenu. Mes mains en ressortent un survêtement noir, puis un t-shirt à l'effigie de Green Day et un sweat noir à capuche. Au fond du sac reste une paire de chaussette et un boxer. Un sourire illumine mon visage lorsque que je vois qu'elle a pris la peine d'enlever les étiquettes qui trône à présent au fond du sac. Lentement je me défais de mon cocon chaud et enfile le boxer qui se présente à moi. Puis le survêtement noir et le t-shirt suivis du sweat. Je suis propre dans des vêtements propres. Je croyais ne plus jamais ressentir cette sensation. Je m'assoies sur le lit afin d'enfiler les chaussettes. Une fois fait, je retourne dans le salon laissant dans la pièce le sac. Lorsque j'arrive dans le salon, elle est assise sur l'un des canapés rouges :
- Hannah.
- Ah Bill.Puis reposant son livre, elle se place en face de moi et m'admire comme si j'étais une statue dans un musée. Puis au bout de quelques minutes, elle s'arrête :
- Je ne me suis pas trompé dans les tailles.
- Non ... Merci beaucoup.Je sens le rouge me montait aux joues. Elle me recueille chez elle, puis elle m'achète des habits, je crois que j'ai tout à apprendre de cette jeune femme. Soudain je la vois partir dans la cuisine, puis elle revient chargée du second sac et me le tend comme tout à l'heure. Cette fois, je ne me fais pas prier et m'empare du sac la remerciement humblement. Je vire réellement au rouge lorsque je lui demande si je peux m'asseoir sur le canapé :
- Bien sûr. Bill fais comme chez toi ici, Ok ?
- Ok.J'avais répondu faiblement et était parti m'asseoir sur le canapé afin de découvrir le contenue de ce nouveau sac, tandis, qu'elle partie s'asseoir sur le second. Je sors du sac, un boite en carton, une boite à chaussure. A l'intérieur se trouve une paire de baskets noires. Je lève les yeux apeurés vers elle, mais sans mots elle me rassure. J'enfile les baskets, elles me vont parfaitement. Je l'entends rigoler doucement ce qui me fait moi aussi sourire. Je me relève et elle m'imite :
- Maintenant que tu es prêt, c'est l'heure.
- L'heure pour quoi ?La peur qui m'a si souvent habitée et qui à cet instant s'immisce dans mon corps une nouvelle fois, m'inquiète. L'heure pour quoi ?
- Ben ... vu l'état de tes cheveux je me suis dis qu'il était bon de prendre un rendez vous chez le coiffeur.Elle avait dit ça, un grand sourire aux lèvres. Je n'avait pas réagit comme si sa phrase avait été vide de sens.
- Coi...Coiffeur.
Je devais vraiment avoir l'air perdu, car après ma réplique, elle éclata d'un rire sonore mais cristallin. Rire que je ne mis pas longtemps à m'approprier. Cela faisant longtemps que je n'avais pas ris. Puis elle cessa de rire. Avec elle, je me sentais bien, elle me redonnait l'envie de vivre.
- Tiens met ta capuche et enfile ça. Je n'ai pas envie qu'une bande de groupies en chaleur nous saute dessus.
Je la remercier en attrapant la paire de lunette noire qu'elle me tendait. Puis j'enfilais la capuche. J'allais retrouver la rue...
[Ellipse dans la rue]
Nous n'étions plus très loin du coiffeur. Cela faisait longtemps que la rue ne m'avait pas apportait un bien être et non la crainte de me faire violer ou tabasser par des hommes un peu trop ivres. Durant tout le chemin, Hannah m'avait soutenue, s'arrêtant lorsque je ne me sentais pas bien, me rassurant :
- Ca y est, nous sommes arrivés. C'est une très bonne amie à moi et nous serons seuls dans le salon car elle ne voulait pas créer l'émeute.
Je souris pour moi même. Combien de fois avions nous demander de fermer des magasins pour ne pas créer d'émeutes ou juste par caprices, d'envies d'être tranquilles et pouvoir circuler facilement entre les rayons. Comme quoi tout nous suit. Nous entrons dans le salon, je vois Hannah aller prendre dans ses bras l'une des deux femmes présente et saluer poliment l'autre. Resté en retrait, je l'avance et les salue timidement. Les jeunes femmes nous débarrasse de mon sweat et de la veste de Hannah, et nous prie d'aller nous placer pour commencer un shampoing :
- Salut Bill, Moi c'est Alex, la meilleure amie d'Hannah.
- Bonjour.
Tout en me massant le crâne elle me demanda ce que je voulais comme coupe.
- J'aimerais bien que vous...
- Tu, j'aimerais bien que tu me tutoies.
Tout en elle était fait pour me mettre à l'aise. Le regard malicieux je rectifiai ma phrase.
- J'aimerais bien que tu me refasses ma couleur noire et de légères mèches blondes. Comme coupe... Hum ... Un dégradé avec des mèches plus courte sur le dessus de façon à ce que je puisse aussi bien me faire des pics que de les laisser retomber en dégradé avec un légère mèche à droite.
- Dit moi Bill tu n'as pas l'intention de te faire des pics tous les jours...
Hannah avait pris un air faussement apeuré et moqueur, qui me dit rire. C'était au tour d'Alex de parler.
- T'inquiète pas Hannah, je te ferais des réductions sur la laque.
Un éclat de rire générale s'empara de nous quatre et durant quelques minutes. Après cet instant de bonheur, Hannah et moi prîmes la direction des sièges. Une pile de livres m'attendais, lecture que j'avais bien l'intention de dévorer. Je pris le premier magazine et l'ouvrit au hasard. Le hasard ne faisait jamais bien les choses avec moi et aujourd'hui ne dérogeait pas à la règle. Mon sourire et ma bonne humeur disparurent aussitôt que je vis l'article. Il était consacré au groupe. On pouvait y lire que la nouvelle chanteuse faisait fureur auprès des garçons, ce qui avait poussé la gente masculine à écouter Tokio Hotel et donc à faire exploser le nombre de fans. On pouvait aussi y lire qu'elle s'entendait bien avec tous sauf Tom, qui expliquait qu'elle ne me valait pas. J'eus un pincement au c½ur en lisant cela et une larme vint mourir sur mes lèvres. Même six ans après mon frère m'aimait toujours. Personne autour n'avait remarqué ma détresse. Cette blessure enfouit au plus profond de mon âme, que j'avais eu tellement de mal à étouffer, refaisait surface à la seule lecture de l'amour que mon frère me portait. Je refermai le magazine, pour m'attaquer à la lecture du suivant, je jetais un coup d'oeil au miroir pour voir où on était mes cheveux, la couleur posait. Je redirigeai mon attention sur le magazine entre mes mains et l'ouvrit. Encore une fois je tomber sur un article concernant le groupe, je lisait l'interview un léger sourire aux lèvres par moment devant les anecdotes maladroites qu'ils racontaient. Soudain la peur s'empara de moi, au moment où je lu la question suivante que le journaliste posait à mon frère.
« Journaliste : Et vous Tom comment se passe votre vie amoureuse et avez vous des nouvelles de votre frère jumeau ?
Tom : Et bien ... Pardonnez moi mes demoiselles mais je ne suis plus célibataire (sourire). Oui le grand Tom Kaulitz c'est enfin mis en couple. Messieurs excusez moi mais cette beauté ici présente, c'est dans mon lit qu'elle dort tous les soirs.
Journaliste : Sacha, vous avez eu la chance d'être l'heureuse élue.
Sacha : Oui on peut dire que j'ai beaucoup de chance. Chanteuse du groupe et petite amie de Tom Kaulitz ... »
Mon c½ur loupa plusieurs battements, mon frère était en couple. Je me sentis défaillir. Comme si quelque chose détruisait mon c½ur à coup de couteau, taillant des morceaux plus minuscules les uns que les autres. Mon jumeau était en couple. J'aurais dû être heureux pour lui. Il avait enfin une relation stable. Pourtant mon c½ur et mon âme me soufflaient le contraire. Je sentais qu'il n'était pas si heureux qu'il ne le prétendait ou était ce la jalousie qui me poussait à croire ça ? Je fis abstraction de ce sentiment et me força à lire la suite qui devait parler de moi.
« Journaliste : Et concernant votre frère jumeau ? Voilà six ans qu'il a quitté le groupe, avez vous des nouvelles de lui ?
Tom : Mon frère... ? Ah Bill, non aucunes nouvelles depuis qu'il est parti.
Journaliste : Mais vous avez bien dû avoir des nouvelles de lui, c'est votre jumeau, votre double ?
Tom : Nan je n'ai eu aucunes nouvelles. Et puis grâce à son départ, j'ai rencontré la femme de ma vie (embrasse Sacha) »
Je ne comprends pas. Dans le magazine précédent, il ne la supportait pas et dans celui ci, il est en couple avec elle et n'a plus rien à faire de moi. Je me saisis du magazine précédent afin de m'ôter d'un doute. Mon c½ur battait à cent à l'heure. La date figurait là, en haut, 14 août 2009 deux ans après mon départ. Je cru mourir lorsque j'aperçus la date du second 4 septembre 2013. Aujourd'hui mon frère n'en avait plus rien à faire de moi. Comme si l'épée de Damoclès au dessus de ma tête venait de s'abattre sur moi. Je balançai les magazines à travers le salon, sous le regard triste de Hannah, comme si elle savait. Mes larmes brisèrent la barrière de mes paupières et dévalèrent en un torrent salé sur mon visage. Mon c½ur ne battait plus. Il ne battrait plus jamais, j'en faisais le serment. Je l'enchaînerais dans une prison de ronce lui insufflant chaque jour cette dose de haine mélangée à celle de peur pour ne jamais oublier ces phrases. Il me détestait et moi, et moi je l'aimais.
Flash back
[11 ans plus tôt]Un jeune dreadé attend près de la boîte aux lettres de sa maison. La pluie imprègne ses vêtements et lui fouette le visage. Encore une fois comme tous les jours il est là, à attendre le facteur qui lui apportera la lettre qui sauvera son frère de son passé. Cette lettre qui rejoindra toutes les autres sous une latte de son parquet. Cette lettre qui est destinée à son jumeau mais qu'il n'aura jamais l'occasion de lire. Tous les jours une lettre, et cette façon d'écrire BILL avec un c½ur sur le « i » il la reconnaîtrait entre mille. Son c½ur commence à s'accélérait lorsqu'une ombre se profile à la limite du brouillard. Doucement la silhouette devint plus nette, et le facteur apparaît sur sa bicyclette luttant contre la pluie. Le courageux facteur s'arrêta près de Tom et comme tous les jours commencèrent une discussion malgré la pluie battante :
- Bonjour Gamin
- B'jour.
- Toujours à attendre ces fichues lettres ?
- Oui.
- Allez tiens gamin, le courrier d'aujourd'hui. Rentre vite tu vas attraper froid.
Le rappeur pris le paquet de lettre que lui tendait le facteur et courut se mettre à l'abri dans le vestibule de sa maison. D'une main tremblante comme chaque jour il détailla chaque enveloppe afin de trouver la bonne. Là. Elle était là. Toujours cette légère écriture et derrière le nom de son expéditeur. Il aurait voulut la déchirer mais non, il se sentait obligé de la garder et d'aller la mettre avec les autres comme pour ne jamais oublier la promesse qu'il s'était faite. Chaque jour il restait fasciné par cette lettre, épris d'elle par un sentiment bizarre, une fascination :
- Oh Tom, tu as encore reçu une lettre ?
- Hein ? Euh ... oui.
- Fais voir c'est de qui ? Une admiratrice ?
Son coeur battait à tout rompre comme à chaque fois que son frère était sur le point de découvrir son lourd passé. Cachant la lettre derrière son dos, il ne fut s'empêcher de sourire devant l'attitude qu'adoptait son frère, comme chaque jour, il s'apprêtait à échapper à son frère. Sans répondre à son frère, il passa à ses côtés afin d'accéder à l'escalier qui le mènerait jusqu'à sa chambre, son refuge. Lorsqu'il repassa la lettre devant lui, son frère s'en empara et courut dans le salon. D'un geste vif le jeune blond se retourna et courut à la poursuite de son frère. La peur lui tiraillait les entrailles et le sang affluait dans tout son corps rendant visible les veines de ses tempes. Une idée, fit son apparition. Il priait à présent pour quelle fonctionne :
- Bill reviens ici.
- Nan Nan TomiLe rire innocent de son jumeau retentit dans le salon, couvert par le bruit de leur course. Le brun alla se cacher derrière le canapé, croyant être à l'abri pour afin lire la lettre de son frère. Un sourire s'afficha sur ses lèvres. Il jeta un regard sur la lettre et son sourire disparut. La lettre présente dans ses mains n'était pas du tout adressée à son jumeau mais à lui. Tant de questions lui vinrent à l'esprit. Etait-ce la seule que son frère lui cachait ? De qui venait elle ? Une ombre qui se fit devant lui le tira de ses pensées. Peureusement il releva la tête et vit son frère abattre ses mains sur ses hanches, un mauvais sourire aux lèvres. Une série de chatouilles s'abattit sur le jeune androgyne qui rigolait aux éclats. Son frère parfaitement conscient, profita de l'inattention de son jumeau pour reprendre la si précieuse lettre :
- J'ai dit NON Bill !Victorieux, il se tenait debout devant son frère aussi droit qu'un piquet et le regard sévère et c'est d'un ton froid qu'il avait prononcé cette phrase. Laissant son reflet au sol déboussolé et apeuré, il monta dans son antre le plus vite possible et s'y enferma à clé. Une fois sûr que son frère ne viendrait pas le déranger, il tira sur la cordelette blanche qui sortait d'une latte, laissant apparaître les autres lettres. Il sortit le paquet, enleva l'élastique qui les retenait ensemble et les compta. Une bonne centaine. Exaspéré mais conscient qu'il devait le faire pour son frère, il ajouta la nouvelle lettre au autre et les replaça sous la latte. Inconsciemment, il se replia sur lui même, laissant ses larmes franchir l'obstacle qu'étaient ses paupières. Faiblement le prénom de son jumeau passait la barrière de ses lèvres et mourrait dans la pièce si froide. Longtemps il s'était dit que craquer ne lui servirait à rien mais aujourd'hui s'était différent, son jumeau avait vu que les lettres lui étaient destinées. Ses sanglots redoublèrent, il était son grand frère il ne pouvait pas échouer, il devait le protéger même si pour ça Bill devait le haïr.
Dans le salon, le petit brun se trouvait toujours au même endroit. Adossé au canapé, en pleurs, la tête lui tournait et une multitude de question lui venaient à l'esprit. Son prénom si finement écrit, ce c½ur sur l'unique voyelle de son prénom. Il n'avait pas eu le temps que de voir son prénom avant que son frère ne le trompe en le chatouillant. Tristes, tristes et perdus, voilà ce qu'ils étaient dans cette maison froide et silencieuse. Puis le téléphone sonna, stoppant leurs pleurs et questionnements. Le jeune dreadeux se leva, et courut pour décrocher avant que son frère ne le fasse. Le brun n'avait pas bougé. Il resté là, recroquevillé sur le carrelage froid. Il voulait juste des explications. Le rappeur quant à lui venait de décrocher :
- Salut Bonhomme
- Encore toi ! Ne nous laisseras-tu jamais tranquille ?
- Nan jamais, je suppose que tu ne me passeras pas ton frère.
- Tu peux crever.
- N'oublies pas Tom j'obtiens toujours ce que je veux.
La tonalité retentit dans l'oreille du blond, mécaniquement il raccrocha à son tour le téléphone. De là où il était, il avait entendu les sanglots de son frère et un poids s'était formé dans son coeur. Des fines larmes vinrent griffer ses joues et il se décida à descendre voir son frère. La vision qui lui parvint l'anéantit. Son jumeau était recroquevillé sur lui même en pleurs et gémissent son prénom. Il s'avança vers son petit frère et le prit dans ses bras, le berçant. Au début le jeune brun se laissa faire mais lorsqu'il reconnue cette odeur la rage s'empara de lui et il s'extirpa des bras protecteurs de son frère :
- Mais Bill ...
- Pas de mais Bill ! C'était quoi cette lettre ? Pourquoi y avait mon prénom et tu n'as pas voulu me la donner ? Pourquoi Tom ? Pourquoi tous les matins tu attends sous la pluie ?
Le petit brun en pleine détresse, le visage noir des larmes qui avaient ravagé son maquillage, il tapait le torse de son frère avec ses poings. La force des coups diminuait en même temps qu'il crachait sa rage au visage de son frère. Frère qui le garder de force contre lui.
- Pourquoi tu me laisses te crier dessus Tom ? POURQUOI TU AS CHANGE ?A cette phrase le blond avait rouvert les yeux et desserré sa prise. L'androgyne en profitant pour se relever et courut vers l'escalier. Avant de monter il se retourna et plongea son regard dans celui de son double. Le visage ravagé par les larmes et la voix emplit de mépris :
- Je te hais.Il avait appuyé sur le dernier mot et s'était retourné pour monter dans sa chambre. Le blond s'était à présent appuyé sur le dossier du canapé le visage dans les mains. Combien de temps devrait-il subir la haine de son frère ?
Fin du Flash Back.
Je jette un coup d'oeil dans le miroir et voit qu'elle a quasiment finit. Faites qu'elle finisse rapidement. J'étouffe. Je suis comme claustrophobe de sa haine. J'ai besoin d'être. Le poids formé dans mon c½ur s'alourdit de plus en plus et la barrière de ronce se met en place. J'ai mal...
- Voilà Bill j'ai fini
Sans un coup d'oeil à mon reflet je me lève comme une furie de ma chaise et me dirige vers la sortie en courant. J'entends Hannah qui me dit de rester. Désolé Hannah j'ai vraiment besoin d'air. Je me retrouve en t-shirt dehors. Le froid s'empare rapidement de moi mais j'en n'en fais rien. Je cours droit devant moi les larmes griffant mon visage. Je me fiche à cet instant que l'on me reconnaisse. La nuit, commence à tombée, je vais retrouvé mon ami le vent. Je me vide de toutes émotions, je court droit devant moi. Droit devant moi comme si Tom était au bout de la rue est m'appelait. Soudain un choc me fit tomber au sol. A genoux sur le sol froid, je continue de pleurer :
- Bill ?
Cette voix, cette voix que je connais depuis mon enfance, non c'est impossible, ça ne peut pas être lui. Le son de sa voix fait cesser mes pleurs. Lentement mon regard remonte vers l'individu que j'ai percuté. Un baggy , un long t-shirt , ce visage qui est le mien. Tom. La barrière de ronce qui commençait à entourer mon coeur éclate en mille morceaux et disparaît, un sourire s'affiche sur mon visage, le bonheur prend place dans mon sang pour affluer dans tout mon corps, c'est impossible je rêve. Sans même réfléchir je me jette dans ses bras, et plaque mes lèvres sur les siennes. Je sens juste ses bras se resserrer autour de moi et ses lèvres me rendre mon baiser. Puis tout devient noir. Je sombre.
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Alors ? =D . Content que Tom soit de retour ?
Avis/ Questions ?
Merci de lire ma fiction.