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Euhem ... BONJOUR ...

Dites mes lectrices chéries .... Vous savez courrir =D ? et vous aimez le Yaoi <33 ?

Alors courez ici .....


Si tu me cherches dessus je suis fake-world.

# Posté le mardi 20 novembre 2007 09:21

Modifié le jeudi 26 juin 2008 11:54

# Chapitre 3

# Chapitre 3

Le vent souffle, recompte les étoiles et arrive à la même conclusion que moi, dans le ciel voilà six ans que la mienne ne brille plus. Je marche seul sous la neige et le froid. Seul toi guide mes pas. Mes pensées sont uniquement tournées vers toi. Je marche dans ces rues dont les vitrines scintillent sous les rayons du soleil couchant. Je marche seul en attendant la nuit et soufflant ton prénom, de mes lèvres à présent bleues et gercées, au vent qui veut bien l'entendre. Je marche seul, il n'y a que moi et le jour couchant avec la nuit d'où naît encore une fois la rondeur céleste qui éclaire mon chemin. Mon étoile, six ans que tu n'éclaires plus ma vie. Six ans que mon c½ur est devenu dur et froid comme la glace des plus hauts glaciers. Six ans que ma vie n'est plus éclairée par ton amour. Six ans que tu es loin de moi. Toi. Mein Stern. Six ans que «toi et moi» n'existe plus. Six ans que tu es parti dans ces bras qui t'ont trompé. Six ans que mon corps saigne autant que mon c½ur. Six ans...


Rappelles toi, ce jour où tu m'as assuré que les étoiles avaient toutes une jumelle et que lorsque l'on les séparait elles mourraient. Cela fait donc six ans que je suis mort. Aujourd'hui, comme chaque premier de ce mois où l'été meurt pour laisser l'automne renaître, je marche dans les rues. Aujourd'hui nous fêtons nos vingt-quatre ans. Nous devrions être ensembles, mais le destin en a voulut autrement. Alors je marche, seul. Il n'y a que moi et la nuit qui m'enveloppe à présent. Son grand manteau noir étoilé, me réchauffe à la lumière de lune qui est la seule à me voir pleurer. De fines larmes griffent mes joues anesthésiées par le froid. Je maudis ce jour où tu l'as rencontré pour la première fois. Je me maudis de ne pas avoir su te protéger de lui. Tant de fois j'ai imaginé qu'il te retrouverait, qu'il mettrait ses paroles en actions. Tu ne te souviens donc pas ,de ce visage au regard désireux de ton corps. De ces mains s'appropriant ta peau. De cette bouche recouvrant la tienne par force et passion. De lui. Tu ne te souviens donc pas de lui. Lui l'homme avec lequel tu passes ta vie maintenant. Oh, moi je m'en souviens très bien. Il a beau avoir changé de prénom j'ai reconnu son regard amoureux posé toi et sa haine envers moi. Il a gagné ....



Flash back

[Il y a douze ans]



Une cour d'école, immense. Un bois qui prend possession d'une partie de cet énorme espace. De magnifiques chênes et arbres caduques surplombent ce petit bois où le jaune se marie au rouge, laissant entrevoir leur amour orangé. Le bruit des oiseaux mettant leurs petits à l'abri. Cette saison où l'été est parti mais où ses couleurs chaudes persistent. Deux arbres qui servent de but. Au loin, une ombre qui se cache à l'abri des regards, admirant en retrait l'être pour qui il tuerait. Cet être qui l'envoûte depuis le jour où il a croisé ce regard chocolat baignant dans un océan de bonheur. Ce visage si dur et si tendre à la fois exprimant toute l'innocence enfantine d'un garçon pas encore adolescent, mais qui n'est plus un enfant. Des nuits et des jours qu'il ne rêve qu'à lui, qu'à son corps et ses yeux. Aujourd'hui, il a décidé. Il attend juste le bon moment, là, derrière son arbre.

- Attention Bill, il arrive sur toi... Le loupes pas...
- Mais chut Tom.

Un jeune garçon qui court, un ballon entre les pieds, puis, dans un élan, le frappe. La balle vient se loger parfaitement au milieu de la cage de but définie par les troncs d'arbres. Une équipe qui hurle sa victoire, pendant que la seconde se console en se disant qu'ils y arriveront la prochaine fois.
- Bill tu vas chercher la balle...
- Pas de problème, tu m'attends Tom.
- Oui oui, ne t'inquiète pas petit frère.

Une dernière étreinte fraternelle, puis le brun s'éloigne de son reflet, en courant vers ce bois où le ballon a élu résidence. Un léger rire s'échappe de lui. Voilà longtemps qu'il ne s'était pas aussi bien sentit et pourtant il ne savait pas que le malheur lui tournait toujours autour. Il s'enfonça encore un peu plus dans ce lieu magique où le pire des crimes allait être commit. Blesser un ange. Ange déchu.
Un regard circulaire, il se surprit à admirer la végétation autour de lui. Les écureuils mangeant en haut des arbres, les feuilles jouant avec le vent et dansant autour de lui. Fascinant. Il écarta les bras et pencha la tête en arrière se laissant submerger par la magnifique mélodie que lui soufflait le vent. Il ne manquait qu'une chose à son petit bonheur. Une personne. Son jumeau, jumeau qui l'attendait à l'orée du bois. Il souriait à cette pensée mais ne reprit pas pour autant sa quête. Les minutes passèrent. Le vent soufflait toujours cette mélodie dans ses oreilles. Il se sentait bien. Il se sentait lui. Deux mains vinrent encercler ses hanches, attouchement qui le fit immédiatement revenir à la réalité. Il se retourna dans cette étreinte pensant y voir son frère. L'image qui lui parvint n'était pas aussi belle. Elle n'était ni aussi joyeuse, ni aussi rassurante. Elle n'était que plus vieille. Avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, une paire de lèvres se posèrent sur les siennes. Juste une douce pression que le brun n'interpréta pas tout de suite. Les yeux ouverts prêts à bondir hors de leurs orbites. Son esprit s'était envolé. Il avait perdu le contrôle.

Le ténébreux jeune homme continua pourtant son étreinte. Les yeux fermés, savourant son rêve enfin avoué, il lui importait peu qu'il n'y ait pas de réponse à sa preuve d'amour. Il tenait son ange là, dans ses bras. Pourtant, cela ne lui suffisait pas. Son corps excité en réclamait davantage. Le brun reprit enfin ses esprits et repoussa l'offenseur de son tombeau secret de toutes les forces qu'il possédait. Pas grand chose à vrai dire. Juste le temps de sonner le blond et de commencer à s'échapper. La peur s'empara de son être, chaque pulsation que produisait son c½ur propageait un peu plus l'adrénaline qui voyageait dans ses veines. La mélodie du petit bois se transforma en une inquiétante sonorité produite par le crissement des feuilles sous ses pas trop hésitants. De fines larmes coulèrent sur son visage et silencieusement le prénom de son reflet résonna dans le bois. Sans vraiment s'en rendre compte, il se retrouva plaqué contre un tronc d'arbre, maintenu appuyé contre, par une nouvelle pression de la part de ces mains meurtrières. Les larmes qui dévalaient ses joues étaient de plus en plus présentes. Le blond se replaça face au brun, le maintenant toujours appuyé à l'arbre. Il le transperça de son regard empli de désir. Cette odeur le rendait dingue comme le nectar des fleurs enivre les papillons. Le désir émanait de lui pour venir les envelopper. Son corps excité ne parvenait quasiment plus à se retenir tandis que son c½ur le priait de l'aimer. Juste une fois, juste une heure, juste une nuit. Pourtant, il devait des explications à cet ange tremblant entre ses bras qui ne connaissait certainement rien de l'amour et encore moins du plaisir que l'on pouvait en tirer. Pourtant c'était le brun qui allait briser ce silence le premier, apeuré, déboussolé, il lui hurla de le laisser, qu'il ne le connaissait pas et qu'il voulait juste son jumeau. La voix du blond s'éleva dans les bois, effrayant encore plus le petit homme :


- Tu ne me connais pas mais moi je te connais si bien. Je m'appelle Nicolas, je ne suis pas sûr que cela te serve puisque je disparaîtrai après avoir assouvit le rêve qui me hante depuis le jour où je t'ai croisé. Oui, tu ne t'en rappelles sûrement pas mais nous nous sommes croisés. Le jour où les sixièmes devaient travailler avec les troisièmes, il y a de cela un mois. Je faisais partie des troisièmes. Tu m'as sourit juste une fois et je suis tombé amoureux de toi. Je ne te demande rien d'autre que de m'aimer une seule fois et après je disparaîtrai.
- JAMAIS ! JE NE T'AIME PAS MOI ! TOOOM !
- Comme tu voudras...


Un sourire pervers prit possession de ce corps désireux d'amour puis en une nouvelle étreinte leurs lèvres se retrouvèrent tandis que le blond s'activait à débarrasser le brun retissant de son t-shirt, glissant ses mains à l'intérieur du pantalon de son ange. Ledit ange se débattait encore et toujours, priant son frère de le retrouver, les larmes dévalant ses joues en une cascade de diamants bruts.

Un cri qui résonna à travers le bois endormit de ce collège. Un frère reconnut son prénom. Un jumeau qui sentait enfin que son double allait mal. Un regard en direction des arbres et il partit en courant, suivant les plaintes qu'il entendait et qui, il en était sûr, provenait de son frère. Des plaintes qui étaient de plus en plus présentes, qui résonnaient dans sa tête et l'enivraient d'une rage incontrôlée. Il était prêt à blesser et même tuer. Toujours en courant, il sortit de sa veste le canif gravé à son nom que Bill lui avait offert. La rage vida son c½ur de tout sentiment pour cet homme qui s'en prenait à son frère. À lui. Il courut encore. Les plaintes résonnèrent toujours dans son crâne et là, il le vu. Sa rage le quitta. Son corps ne répondit plus. Il tomba à genoux incapable de faire un pas de plus vers son jumeau. Il enfouit sa tête dans ses bras et y pleura son désespoir et sa honte. Lâcheté et rage. Son frère était là devant lui et lui ne réagissait pas. Il entendait l'agresseur gémir de plaisir alors que son frère lui hurlait de douleur et de peur. Une infernale torture s'empara de lui, il ressentait la peur de son frère, sa douleur et aussi son c½ur qui lui hurlait de se relever et que s'il ne le faisait pas il serait près à sortir de sa cage thoracique pour aller libérer son jumeau des mains du diable. Les jointures de ses mains étaient blanches d'être trop serrées.

Tout se passa très vite, le cri de Bill, le corps de Tom qui se réveilla enfin et qui se rua sur l'agresseur de son frère, la tête de Bill qui percuta une pierre, le canif de Tom qui entaille la peau du blond surprit de cette attaque surprise :
- Kaulitz.
- Oui c'est bien moi.

Imaginez ce petit gamin de douze en placé devant son frère tombé au sol inconscient menaçant un jeune homme de quinze ans. Un bras en arrière comme pour protéger son reflet tandis que le second brandissait le canif. Duel de regard. Regard qui les hantera. Regard de haine luttant pour la même récompense.
- N'oublie pas Kaulitz . Tu n'as fais que retarder l'inévitable. J'ai toujours ce que je désir que ce soit sous n'importe quel nom dans n'importe quel lieu. J'ai tout ce que je veux. Et j'aurais Bill.

Puis d'un pas vif, il se retourna et partit au loin dans les bois fuyant comme un lapin devant un chasseur. Le regard du jeune rappeur se posa sur son frère au sol, inconscient. La pierre sur laquelle il avait atterrit se teintait d'un rouge luisant et sombre pressentant la mort. Que faire ? Tom prit son frère dans ses bras et partit lui aussi en courant mais dans le sens inverse de son offenseur. Il courut encore vers l'orée du bois. Sa respiration se faisant sifflante et saccadée. Puis dans un mouvement de peur il s'arrêta. Il n'avait même pas vérifié si son frère respirer. Un élan d'effroi s'empara de lui. Lentement, par peur, il portant sa main sur la poitrine de son frère qui se soulevait. Un sourire naquît sur son visage. Sourire qui s'échappa aussitôt qu'il se rappela que son frère saignait. Pas beaucoup mais assez pour avoir en quelques secondes inondé l'immaculé t-shirt blanc de son frère.

[Ellipse]

Le blond était là accoudé au lit de son frère qui dormait paisiblement un bandage autour du crâne. Ses yeux étaient rouges. Fatigués d'avoir pleurés autant durant ce jour qui venait de s'écouler. Une main vint doucement s'abattre sur son épaule et la lui compressa maternellement pour le rassurer. Sa mère. Elle déposa un doux baiser sur la joue humide de son premier fils et partit s'installer sur le fauteuil mit un peu plus loin. Le blond sembla sortir de sa transe. Il était tiraillé entre l'idée de tout raconter à sa mère et ne rien dire. Il préféra garder tout pour lui, il ne voulait pas l'inquiéter plus qu'elle ne l'était déjà. La version donnée ? Bill avait trébuché sur une pierre alors qu'il allait chercher le ballon de foot qui était partit dans le bois du collège. Version qu'il donnera également à son jumeau. A quoi cela servirait il de le traumatiser à vie. Non, il garderait pour lui ses images d'horreur. Les gémissements plaisir de l'agresseur résonnèrent dans sa tête. Le visage de son frère en pleurs, le visage crispé par la peur et la douleur. Une vive douleur s'empara de son crâne. Il voulut sortir mais si son frère se réveillait. Non il fallait qu'il sorte. Un bruit de chaise percutant le sol, des pas qui résonnèrent dans le couloir vide de cet hôpital. Il courut. Il courut pour faire sortir ses pensées de sa tête. Il courut. Droit devant lui. A travers les escaliers. Il courut. Il arriva dehors et continua sa course vers cet arbre qui surplombait le parc du haut de cette petite colline. La pluie froide de cette fin de journée lui fouettait le visage et collait ses vêtements à se corps qui n'était plus tout à fait un enfant. A bout de souffle, il s'arrêta enfin. Son corps était secoué par les sanglots qui s'échappaient de son corps ainsi que par sa respiration qui tentait en vain de revenir à la normale. Il avait mal. Ses poumons semblaient exploser en lui. Il revivait la scène. Des mains qui parcouraient le corps de son frère. Une bouche qui s'emparait de la sienne, mélangeant à cet infect baiser plaisir et larmes. Un corps qui se frottait à son reflet. Il se revit là, faible et minable. Pleurant au sol au lieu d'aller sauver son frère. Il ne cessait d'entendre les gémissements poussés par l'apprenti de Satan, vagabonder en échos dans sa tête. Il avait beau secouer la tête, se boucher les oreilles avec ses paumes rien ne l'empêcha de revivre cette scène.
- STOP ! ARRÊTEZ !

Des mots qui s'envolèrent au loin sans ne rien changer à la situation. Il martela le sol de coups mais rien ne changea. Il entendait les plaintes de son frère, le blessant comme des milliers de lames lui découpant le c½ur. « TOMMM ». Minable. Voilà ce qu'il était. Et si son frère ne l'avait pas appelé dans ses dernières forces, il serait resté là, à le regarder se faire violer ? « N'oublie pas Kaulitz . Tu n'as fais que retarder l'inévitable. J'ai toujours ce que je désir que ce soit sous n'importe quel nom dans n'importe quel lieu... j'ai tout ce que je veux... Et j'aurais Bill. » Cette dernière menace, une nouvelle fois réitérée qui sembla s'échapper avec le jour qui se couchait. Puis tout d'un coup tout cessa. Sa tête redevint vide de ses souvenirs, les pleurs et gémissements disparurent. Ses yeux ne déversèrent plus leurs étoiles humides. Il reprit conscience. Ce fut comme un automate qu'il se leva ignorant la douleur que lançait ses mains. Le regard perdu au loin, il se dirigea vers l'hôpital. Le poids de sa conscience et des ses vêtements trempés sur le c½ur. Il poussa la porte et pénétra dans le bâtiment où son frère se reposait. Les gouttes d'eau s'écoulant de ses habits percutaient le sol en un clapotis à devenir dingue. Incessant. Régulier. Tom avança dans le couloir toujours vide de vie, en direction de la chambre de son frère. Une fois devant la porte, il entra. Son frère dormait toujours et sa mère s'était endormie sur le fauteuil. Dans la salle de bain il attrapa une serviette et se débarrassa de son pantalon et son t-shirt pour s'enrouler dedans et venir dans les draps de son frère. Une fois, calé à ses côtés, il l'enlaça de ses bras secs mais froids et cala son visage dans son cou. Ce fut en s'endormant qu'il souffla une dernière phrase à son jumeau :
- Excuse moi petit frère...

[Ellipse]

De légères caresses furtives sur la joue du blond. Un grand frère qui se réveilla sous le regard aimant de son jumeau. Un sourire qui naquît sur ses lèvres mais qui mourut bien trop vite se souvenant du jour qu'était hier. Dans un élan de peur, le blond pris son frère dans ses bras, ce dernier fut surpris de cette subite étreinte mais ne la repoussa pas, au contraire, il serra son frère contre lui comme si sa vie en dépendait. Puis le petit brun se détacha de son blond tout en lui embrassant la joue. Son regard retrouva la profondeur de son reflet. Ces regards dans lesquels ils arrivaient à divaguer. Le blond lut la détresse dans celui de son jumeau, tendit que le brun y lut la peur :
- Qu'est ce qui ne va pas Tom ?
- Oh, j'ai juste peur que tu ne te sois pas complètement rétabli et...
- Tom, que s'est il passé hier ? Je me souviens qu'on jouait au foot et puis après plus rien ...

Le moment tant redouté par le jeune rappeur était arrivé. Pourtant depuis hier son choix était bien défini. Ne rien lui dire. Alors il allait s'en tenir à ça. Un faible sourire naquît sur son visage. Il prit l'une des mains de son frère dans les siennes et replongea son regard dans le sien :
- Oh tu es a laissé le ballon passer et en allant le chercher dans le bois tu as trébuché sur une pierre. Voyant que tu ne revenais pas je suis partit te chercher et je t'ai retrouvé au sol saignant de la tête. Tu ne te rappelles vraiment plus ?
Le petit brun secoua la tête en signe de négation. « Tu n'as fais que retarder l'inévitable ». Cette phrase qui résonna encore une fois dans sa tête, lui crevant le c½ur une nouvelle fois. Mais il n'en fit rien paraître. Il ne devra jamais laisser transparaître ses émotions lorsque cette scène lui reviendra en mémoire. Lorsque ces gémissements l'anéantiront une nouvelle fois. Jamais.


Fin du flash back



Je m'arrête dans une petite boulangerie qui était sur le point de fermer. J'y achète une tarte aux fraises, ta préférée. Je quitte la chaleur étouffante de la boutique et m'enfonce de nouveau dans la nuit. Je sais où je vais. Direction notre parc. La neige étouffe le bruit de mes pas et mes lèvres impriment encore une fois cet automatisme qu'est de réciter ton prénom. Arrivé au parc, je monte sur notre petite colline et m'assoit sur le banc. Le vent, s'est calmé me laissant seul désormais. Seul, avec toi dans mon c½ur seulement éclairé par le spectre de la lune. Doucement j'ouvre la boîte contenant la tarte. J'extrais de mes poches une bougie et un briquet. Je la place au centre du gâteau et l'allume. Je formule un voeu d'une voix muette et souffle sur la flamme.
- Joyeux anniversaire Bill. Joyeux anniversaire petit frère.


_____________________________

Voici donc le troisième chapitre qui s'achève. Je vous avoue que lors de l'écriture j'ai plusieurs fois les larmes qui sont montées . Je trouve que dans ce chapitre on ressent bien les émotions de Tom. Enfin c'est mon avis ^^.

Avis/ Question ?

# Posté le dimanche 09 décembre 2007 04:09

Modifié le jeudi 26 juin 2008 11:54

# Chapitre 4

# Chapitre 4

[ Narrateur Bill ]



Peu à peu , mon regard se détache enfin de cet océan turquoise bordé de noir. Je reprends mes esprits et m'en vais réitérer ma question. Je sens mon corps tremblait, l'émotion qui me parcourt ne m'est pas inconnue. Un mélange de peur et d'excitation coule dans mon sang et se répand dans les moindres recoins de mon être. Ce sentiment d'être si fort et si faible à la fois. Ma bouche s'entrouvre et ma question sort une nouvelle fois :
- Hannah ?
- Bonjour Bill, alors cette douche ?

Un frisson arpente mon corps, je ne su dire s'il était dû à sa voix, ou aux fines gouttelettes d'eau qui tombent de mes cheveux et finissent leurs courses folles sur mon torse chaud. De la sérénité émane d'elle. Un léger sourire s'empare de son visage tandis que sa voix est calme et posée. Son regard ne laisse transparaître qu'un message à mon égard. Avec elle je suis en sécurité. Doucement, après avoir posé ses courses sur la table de la cuisine située à la droite du salon, elle s'avance vers moi. Nos corps sont à présent quasiment collés mais je n'ai pas peur, je suis confiant, et je vois dans son regard qu'elle ne me fera pas de mal. Mon regard plonge dans le sien, mais cette fois je n'ai pas cette sensation de couler. Je me laisse porter par le bleu de ses yeux, puis sans difficulté je quitte ce ciel, pour atterrir sur son visage. La blancheur de sa peau contraste avec le noir de ses yeux. Son nez est fin et sa bouche est finement dessinée. Délicatement, sa main retrace le contour de mon visage, ses infimes caresses m'emplissent d'une sensation de bonheur. Elles me rappellent les caresses que Tom me faisait pour me rassurer le soir lorsqu'il y a avait de l'orage. Tom... C'était il y a si longtemps. Le silence est devenue maître ici, pas besoin de paroles, je la laisse retracé le contour de mon visage identique à celui de mon jumeau. Sous ce supplice je remarque que j'ai fermé les yeux. Puis elle se stoppe laissant ses doigts en suspend un instant sur mes lèvres. Lorsqu'elle les retire je rouvre les yeux et croise son regard plein de bonté. Puis d'un geste vif, elle s'écarte de moi et me tend l'un des sacs qu'elle a ramené :
- Tiens j'ai acheté ça pour toi en attendant ....
Voyant que je ne me décide pas à l'attraper, elle me le lance.
- Allez ! Vas t'habiller on a du boulot.
- Merci.

Je sers le sac contre moi et me dirige vers la chambre où je me suis réveillé ce matin. Une fois dedans, je dépose le sac sur le lit et entreprend d'en découvrir le contenu. Mes mains en ressortent un survêtement noir, puis un t-shirt à l'effigie de Green Day et un sweat noir à capuche. Au fond du sac reste une paire de chaussette et un boxer. Un sourire illumine mon visage lorsque que je vois qu'elle a pris la peine d'enlever les étiquettes qui trône à présent au fond du sac. Lentement je me défais de mon cocon chaud et enfile le boxer qui se présente à moi. Puis le survêtement noir et le t-shirt suivis du sweat. Je suis propre dans des vêtements propres. Je croyais ne plus jamais ressentir cette sensation. Je m'assoies sur le lit afin d'enfiler les chaussettes. Une fois fait, je retourne dans le salon laissant dans la pièce le sac. Lorsque j'arrive dans le salon, elle est assise sur l'un des canapés rouges :
- Hannah.
- Ah Bill.


Puis reposant son livre, elle se place en face de moi et m'admire comme si j'étais une statue dans un musée. Puis au bout de quelques minutes, elle s'arrête :
- Je ne me suis pas trompé dans les tailles.
- Non ... Merci beaucoup.

Je sens le rouge me montait aux joues. Elle me recueille chez elle, puis elle m'achète des habits, je crois que j'ai tout à apprendre de cette jeune femme. Soudain je la vois partir dans la cuisine, puis elle revient chargée du second sac et me le tend comme tout à l'heure. Cette fois, je ne me fais pas prier et m'empare du sac la remerciement humblement. Je vire réellement au rouge lorsque je lui demande si je peux m'asseoir sur le canapé :
- Bien sûr. Bill fais comme chez toi ici, Ok ?
- Ok.

J'avais répondu faiblement et était parti m'asseoir sur le canapé afin de découvrir le contenue de ce nouveau sac, tandis, qu'elle partie s'asseoir sur le second. Je sors du sac, un boite en carton, une boite à chaussure. A l'intérieur se trouve une paire de baskets noires. Je lève les yeux apeurés vers elle, mais sans mots elle me rassure. J'enfile les baskets, elles me vont parfaitement. Je l'entends rigoler doucement ce qui me fait moi aussi sourire. Je me relève et elle m'imite :
- Maintenant que tu es prêt, c'est l'heure.
- L'heure pour quoi ?

La peur qui m'a si souvent habitée et qui à cet instant s'immisce dans mon corps une nouvelle fois, m'inquiète. L'heure pour quoi ?
- Ben ... vu l'état de tes cheveux je me suis dis qu'il était bon de prendre un rendez vous chez le coiffeur.

Elle avait dit ça, un grand sourire aux lèvres. Je n'avait pas réagit comme si sa phrase avait été vide de sens.
- Coi...Coiffeur.
Je devais vraiment avoir l'air perdu, car après ma réplique, elle éclata d'un rire sonore mais cristallin. Rire que je ne mis pas longtemps à m'approprier. Cela faisant longtemps que je n'avais pas ris. Puis elle cessa de rire. Avec elle, je me sentais bien, elle me redonnait l'envie de vivre.
- Tiens met ta capuche et enfile ça. Je n'ai pas envie qu'une bande de groupies en chaleur nous saute dessus.
Je la remercier en attrapant la paire de lunette noire qu'elle me tendait. Puis j'enfilais la capuche. J'allais retrouver la rue...

[Ellipse dans la rue]

Nous n'étions plus très loin du coiffeur. Cela faisait longtemps que la rue ne m'avait pas apportait un bien être et non la crainte de me faire violer ou tabasser par des hommes un peu trop ivres. Durant tout le chemin, Hannah m'avait soutenue, s'arrêtant lorsque je ne me sentais pas bien, me rassurant :
- Ca y est, nous sommes arrivés. C'est une très bonne amie à moi et nous serons seuls dans le salon car elle ne voulait pas créer l'émeute.
Je souris pour moi même. Combien de fois avions nous demander de fermer des magasins pour ne pas créer d'émeutes ou juste par caprices, d'envies d'être tranquilles et pouvoir circuler facilement entre les rayons. Comme quoi tout nous suit. Nous entrons dans le salon, je vois Hannah aller prendre dans ses bras l'une des deux femmes présente et saluer poliment l'autre. Resté en retrait, je l'avance et les salue timidement. Les jeunes femmes nous débarrasse de mon sweat et de la veste de Hannah, et nous prie d'aller nous placer pour commencer un shampoing :
- Salut Bill, Moi c'est Alex, la meilleure amie d'Hannah.
- Bonjour.
Tout en me massant le crâne elle me demanda ce que je voulais comme coupe.
- J'aimerais bien que vous...
- Tu, j'aimerais bien que tu me tutoies.

Tout en elle était fait pour me mettre à l'aise. Le regard malicieux je rectifiai ma phrase.
- J'aimerais bien que tu me refasses ma couleur noire et de légères mèches blondes. Comme coupe... Hum ... Un dégradé avec des mèches plus courte sur le dessus de façon à ce que je puisse aussi bien me faire des pics que de les laisser retomber en dégradé avec un légère mèche à droite.
- Dit moi Bill tu n'as pas l'intention de te faire des pics tous les jours...

Hannah avait pris un air faussement apeuré et moqueur, qui me dit rire. C'était au tour d'Alex de parler.
- T'inquiète pas Hannah, je te ferais des réductions sur la laque.

Un éclat de rire générale s'empara de nous quatre et durant quelques minutes. Après cet instant de bonheur, Hannah et moi prîmes la direction des sièges. Une pile de livres m'attendais, lecture que j'avais bien l'intention de dévorer. Je pris le premier magazine et l'ouvrit au hasard. Le hasard ne faisait jamais bien les choses avec moi et aujourd'hui ne dérogeait pas à la règle. Mon sourire et ma bonne humeur disparurent aussitôt que je vis l'article. Il était consacré au groupe. On pouvait y lire que la nouvelle chanteuse faisait fureur auprès des garçons, ce qui avait poussé la gente masculine à écouter Tokio Hotel et donc à faire exploser le nombre de fans. On pouvait aussi y lire qu'elle s'entendait bien avec tous sauf Tom, qui expliquait qu'elle ne me valait pas. J'eus un pincement au c½ur en lisant cela et une larme vint mourir sur mes lèvres. Même six ans après mon frère m'aimait toujours. Personne autour n'avait remarqué ma détresse. Cette blessure enfouit au plus profond de mon âme, que j'avais eu tellement de mal à étouffer, refaisait surface à la seule lecture de l'amour que mon frère me portait. Je refermai le magazine, pour m'attaquer à la lecture du suivant, je jetais un coup d'oeil au miroir pour voir où on était mes cheveux, la couleur posait. Je redirigeai mon attention sur le magazine entre mes mains et l'ouvrit. Encore une fois je tomber sur un article concernant le groupe, je lisait l'interview un léger sourire aux lèvres par moment devant les anecdotes maladroites qu'ils racontaient. Soudain la peur s'empara de moi, au moment où je lu la question suivante que le journaliste posait à mon frère.

« Journaliste : Et vous Tom comment se passe votre vie amoureuse et avez vous des nouvelles de votre frère jumeau ?
Tom : Et bien ... Pardonnez moi mes demoiselles mais je ne suis plus célibataire (sourire). Oui le grand Tom Kaulitz c'est enfin mis en couple. Messieurs excusez moi mais cette beauté ici présente, c'est dans mon lit qu'elle dort tous les soirs.
Journaliste : Sacha, vous avez eu la chance d'être l'heureuse élue.
Sacha : Oui on peut dire que j'ai beaucoup de chance. Chanteuse du groupe et petite amie de Tom Kaulitz ... »

Mon c½ur loupa plusieurs battements, mon frère était en couple. Je me sentis défaillir. Comme si quelque chose détruisait mon c½ur à coup de couteau, taillant des morceaux plus minuscules les uns que les autres. Mon jumeau était en couple. J'aurais dû être heureux pour lui. Il avait enfin une relation stable. Pourtant mon c½ur et mon âme me soufflaient le contraire. Je sentais qu'il n'était pas si heureux qu'il ne le prétendait ou était ce la jalousie qui me poussait à croire ça ? Je fis abstraction de ce sentiment et me força à lire la suite qui devait parler de moi.

« Journaliste : Et concernant votre frère jumeau ? Voilà six ans qu'il a quitté le groupe, avez vous des nouvelles de lui ?
Tom : Mon frère... ? Ah Bill, non aucunes nouvelles depuis qu'il est parti.
Journaliste : Mais vous avez bien dû avoir des nouvelles de lui, c'est votre jumeau, votre double ?
Tom : Nan je n'ai eu aucunes nouvelles. Et puis grâce à son départ, j'ai rencontré la femme de ma vie (embrasse Sacha) »

Je ne comprends pas. Dans le magazine précédent, il ne la supportait pas et dans celui ci, il est en couple avec elle et n'a plus rien à faire de moi. Je me saisis du magazine précédent afin de m'ôter d'un doute. Mon c½ur battait à cent à l'heure. La date figurait là, en haut, 14 août 2009 deux ans après mon départ. Je cru mourir lorsque j'aperçus la date du second 4 septembre 2013. Aujourd'hui mon frère n'en avait plus rien à faire de moi. Comme si l'épée de Damoclès au dessus de ma tête venait de s'abattre sur moi. Je balançai les magazines à travers le salon, sous le regard triste de Hannah, comme si elle savait. Mes larmes brisèrent la barrière de mes paupières et dévalèrent en un torrent salé sur mon visage. Mon c½ur ne battait plus. Il ne battrait plus jamais, j'en faisais le serment. Je l'enchaînerais dans une prison de ronce lui insufflant chaque jour cette dose de haine mélangée à celle de peur pour ne jamais oublier ces phrases. Il me détestait et moi, et moi je l'aimais.

Flash back

[11 ans plus tôt]

Un jeune dreadé attend près de la boîte aux lettres de sa maison. La pluie imprègne ses vêtements et lui fouette le visage. Encore une fois comme tous les jours il est là, à attendre le facteur qui lui apportera la lettre qui sauvera son frère de son passé. Cette lettre qui rejoindra toutes les autres sous une latte de son parquet. Cette lettre qui est destinée à son jumeau mais qu'il n'aura jamais l'occasion de lire. Tous les jours une lettre, et cette façon d'écrire BILL avec un c½ur sur le « i » il la reconnaîtrait entre mille. Son c½ur commence à s'accélérait lorsqu'une ombre se profile à la limite du brouillard. Doucement la silhouette devint plus nette, et le facteur apparaît sur sa bicyclette luttant contre la pluie. Le courageux facteur s'arrêta près de Tom et comme tous les jours commencèrent une discussion malgré la pluie battante :
- Bonjour Gamin
- B'jour.
- Toujours à attendre ces fichues lettres ?
- Oui.
- Allez tiens gamin, le courrier d'aujourd'hui. Rentre vite tu vas attraper froid.

Le rappeur pris le paquet de lettre que lui tendait le facteur et courut se mettre à l'abri dans le vestibule de sa maison. D'une main tremblante comme chaque jour il détailla chaque enveloppe afin de trouver la bonne. Là. Elle était là. Toujours cette légère écriture et derrière le nom de son expéditeur. Il aurait voulut la déchirer mais non, il se sentait obligé de la garder et d'aller la mettre avec les autres comme pour ne jamais oublier la promesse qu'il s'était faite. Chaque jour il restait fasciné par cette lettre, épris d'elle par un sentiment bizarre, une fascination :
- Oh Tom, tu as encore reçu une lettre ?
- Hein ? Euh ... oui.
- Fais voir c'est de qui ? Une admiratrice ?
Son coeur battait à tout rompre comme à chaque fois que son frère était sur le point de découvrir son lourd passé. Cachant la lettre derrière son dos, il ne fut s'empêcher de sourire devant l'attitude qu'adoptait son frère, comme chaque jour, il s'apprêtait à échapper à son frère. Sans répondre à son frère, il passa à ses côtés afin d'accéder à l'escalier qui le mènerait jusqu'à sa chambre, son refuge. Lorsqu'il repassa la lettre devant lui, son frère s'en empara et courut dans le salon. D'un geste vif le jeune blond se retourna et courut à la poursuite de son frère. La peur lui tiraillait les entrailles et le sang affluait dans tout son corps rendant visible les veines de ses tempes. Une idée, fit son apparition. Il priait à présent pour quelle fonctionne :
- Bill reviens ici.
- Nan Nan Tomi

Le rire innocent de son jumeau retentit dans le salon, couvert par le bruit de leur course. Le brun alla se cacher derrière le canapé, croyant être à l'abri pour afin lire la lettre de son frère. Un sourire s'afficha sur ses lèvres. Il jeta un regard sur la lettre et son sourire disparut. La lettre présente dans ses mains n'était pas du tout adressée à son jumeau mais à lui. Tant de questions lui vinrent à l'esprit. Etait-ce la seule que son frère lui cachait ? De qui venait elle ? Une ombre qui se fit devant lui le tira de ses pensées. Peureusement il releva la tête et vit son frère abattre ses mains sur ses hanches, un mauvais sourire aux lèvres. Une série de chatouilles s'abattit sur le jeune androgyne qui rigolait aux éclats. Son frère parfaitement conscient, profita de l'inattention de son jumeau pour reprendre la si précieuse lettre :
- J'ai dit NON Bill !

Victorieux, il se tenait debout devant son frère aussi droit qu'un piquet et le regard sévère et c'est d'un ton froid qu'il avait prononcé cette phrase. Laissant son reflet au sol déboussolé et apeuré, il monta dans son antre le plus vite possible et s'y enferma à clé. Une fois sûr que son frère ne viendrait pas le déranger, il tira sur la cordelette blanche qui sortait d'une latte, laissant apparaître les autres lettres. Il sortit le paquet, enleva l'élastique qui les retenait ensemble et les compta. Une bonne centaine. Exaspéré mais conscient qu'il devait le faire pour son frère, il ajouta la nouvelle lettre au autre et les replaça sous la latte. Inconsciemment, il se replia sur lui même, laissant ses larmes franchir l'obstacle qu'étaient ses paupières. Faiblement le prénom de son jumeau passait la barrière de ses lèvres et mourrait dans la pièce si froide. Longtemps il s'était dit que craquer ne lui servirait à rien mais aujourd'hui s'était différent, son jumeau avait vu que les lettres lui étaient destinées. Ses sanglots redoublèrent, il était son grand frère il ne pouvait pas échouer, il devait le protéger même si pour ça Bill devait le haïr.

Dans le salon, le petit brun se trouvait toujours au même endroit. Adossé au canapé, en pleurs, la tête lui tournait et une multitude de question lui venaient à l'esprit. Son prénom si finement écrit, ce c½ur sur l'unique voyelle de son prénom. Il n'avait pas eu le temps que de voir son prénom avant que son frère ne le trompe en le chatouillant. Tristes, tristes et perdus, voilà ce qu'ils étaient dans cette maison froide et silencieuse. Puis le téléphone sonna, stoppant leurs pleurs et questionnements. Le jeune dreadeux se leva, et courut pour décrocher avant que son frère ne le fasse. Le brun n'avait pas bougé. Il resté là, recroquevillé sur le carrelage froid. Il voulait juste des explications. Le rappeur quant à lui venait de décrocher :
- Salut Bonhomme
- Encore toi ! Ne nous laisseras-tu jamais tranquille ?
- Nan jamais, je suppose que tu ne me passeras pas ton frère.
- Tu peux crever.
- N'oublies pas Tom j'obtiens toujours ce que je veux.

La tonalité retentit dans l'oreille du blond, mécaniquement il raccrocha à son tour le téléphone. De là où il était, il avait entendu les sanglots de son frère et un poids s'était formé dans son coeur. Des fines larmes vinrent griffer ses joues et il se décida à descendre voir son frère. La vision qui lui parvint l'anéantit. Son jumeau était recroquevillé sur lui même en pleurs et gémissent son prénom. Il s'avança vers son petit frère et le prit dans ses bras, le berçant. Au début le jeune brun se laissa faire mais lorsqu'il reconnue cette odeur la rage s'empara de lui et il s'extirpa des bras protecteurs de son frère :
- Mais Bill ...
- Pas de mais Bill ! C'était quoi cette lettre ? Pourquoi y avait mon prénom et tu n'as pas voulu me la donner ? Pourquoi Tom ? Pourquoi tous les matins tu attends sous la pluie ?

Le petit brun en pleine détresse, le visage noir des larmes qui avaient ravagé son maquillage, il tapait le torse de son frère avec ses poings. La force des coups diminuait en même temps qu'il crachait sa rage au visage de son frère. Frère qui le garder de force contre lui.
- Pourquoi tu me laisses te crier dessus Tom ? POURQUOI TU AS CHANGE ?
A cette phrase le blond avait rouvert les yeux et desserré sa prise. L'androgyne en profitant pour se relever et courut vers l'escalier. Avant de monter il se retourna et plongea son regard dans celui de son double. Le visage ravagé par les larmes et la voix emplit de mépris :
- Je te hais.
Il avait appuyé sur le dernier mot et s'était retourné pour monter dans sa chambre. Le blond s'était à présent appuyé sur le dossier du canapé le visage dans les mains. Combien de temps devrait-il subir la haine de son frère ?

Fin du Flash Back.


Je jette un coup d'oeil dans le miroir et voit qu'elle a quasiment finit. Faites qu'elle finisse rapidement. J'étouffe. Je suis comme claustrophobe de sa haine. J'ai besoin d'être. Le poids formé dans mon c½ur s'alourdit de plus en plus et la barrière de ronce se met en place. J'ai mal...
- Voilà Bill j'ai fini
Sans un coup d'oeil à mon reflet je me lève comme une furie de ma chaise et me dirige vers la sortie en courant. J'entends Hannah qui me dit de rester. Désolé Hannah j'ai vraiment besoin d'air. Je me retrouve en t-shirt dehors. Le froid s'empare rapidement de moi mais j'en n'en fais rien. Je cours droit devant moi les larmes griffant mon visage. Je me fiche à cet instant que l'on me reconnaisse. La nuit, commence à tombée, je vais retrouvé mon ami le vent. Je me vide de toutes émotions, je court droit devant moi. Droit devant moi comme si Tom était au bout de la rue est m'appelait. Soudain un choc me fit tomber au sol. A genoux sur le sol froid, je continue de pleurer :
- Bill ?
Cette voix, cette voix que je connais depuis mon enfance, non c'est impossible, ça ne peut pas être lui. Le son de sa voix fait cesser mes pleurs. Lentement mon regard remonte vers l'individu que j'ai percuté. Un baggy , un long t-shirt , ce visage qui est le mien. Tom. La barrière de ronce qui commençait à entourer mon coeur éclate en mille morceaux et disparaît, un sourire s'affiche sur mon visage, le bonheur prend place dans mon sang pour affluer dans tout mon corps, c'est impossible je rêve. Sans même réfléchir je me jette dans ses bras, et plaque mes lèvres sur les siennes. Je sens juste ses bras se resserrer autour de moi et ses lèvres me rendre mon baiser. Puis tout devient noir. Je sombre.



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Alors ? =D . Content que Tom soit de retour ?

Avis/ Questions ?

Merci de lire ma fiction.

# Posté le samedi 29 décembre 2007 10:20

Modifié le vendredi 27 juin 2008 11:40

# Chapitre 5

 # Chapitre 5

[ POV TOM ]


Mon corps est allongé, inerte sur ce banc en métal froid, chaque pulsation de mon c½ur, de son c½ur, résonnent dans tout mon être. Le froid du métal se propage dans mon corps et m'anesthésie.
Une infirmière passe éteindre les lumières de la salle d'attente où je suis et me dis de me reposer.
Me reposer. Mon frère est pour l'instant interdit de visites, personnes ne m'a dit ce qu'il avait. Pourquoi n'ai-je jamais le temps avec lui ? Pourquoi est ce que dès que je le retrouve enfin on me l'arrache de nouveau ? Pourquoi ? Pourtant un ange veille sur moi, nous. C'est grâce à lui que je l'ai retrouvé. Ses douces lèvres sur les miennes. Son corps enfin contre le mien. Son regard plongé en moi. A cette pensée des frisons me parcourent le corps. Six longues années que je n'avais pas eu de nouvelles de lui, que je n'avais pas eu l'occasion de voir son corps, que je n'avais eu l'occasion de le serrer contre moi....
Sans vraiment tourner la tête je jette un coup d'½il à l'horloge digital accroché sur le mur en face. 22H30. Cela fait deux heures que je suis allongé sur ce banc en attendant la venue d'un médecin qui m'annoncerait l'état de mon frère.

I open my eyes(J'ouvre mes yeux )
I try to see but I'm blinded by the white light(J'essaie de voir mais je suis ébloui par la lumière blanche)
I can't remember how(Je ne me rappelle pas comment )
I can't remember why(Je ne me rappelle pas pourquoi )
I'm lying here tonight( Je suis allongé ici cette nuit )

Perdus dans mes pensées, je ne remarque même pas que la lumière de la salle se rallume. Des claquements de chaussures sur le carrelage font échos dans la pièce et me poussent à me redresser pour en voir l'origine. Mes membres devenus rigide par la position que j'avais adopté, me font souffrir. Un léger cri de douleur résonne dans la pièce froide et mes yeux clignent tellement la lumière est forte et un léger haut le c½ur me vient dû la vitesse à laquelle je me suis rassis.
Un homme en blouse blanche, apparaît devant moi. Il est grand, porte une paire de lunette et une plaquette ornée de feuille à la main.
- Monsieur Kaulitz ?
- Oui c'est moi.

Son regard est froid et dépourvut de sentiment. Mon c½ur bat de plus en plus vite et mon souffle devient court. Je me sens perdre pieds à l'attente de sa réponse. Pourtant, je ne me sens pas vide. Je le sens il ne lui ai rien arrivé de grave et pourtant j'ai tellement peur.
- Votre frère est ....

And I can't stand the pain(Je ne peux pas faire face à la douleur )
And I can't make it go away(Je n'arrive pas à la faire partir)
No I can't stand the pain (Non je ne supporte pas la douleur )

« AÏÏÏÏÏÏÏÏE MAIS FAITES ATTENTION BORDEL VOUS SAVEZ PAS PÎQURE ». Ce cri nous fit tourner la tête dans le même sens. Je reconnaissais parfaitement bien cette voix énervée. Le médecin retourna la tête vers moi un sourire sur le visage :
- Votre frère est en parfaite santé, c'était juste un trop plein de stress, de pression ... Veillez cependant à ce qu'il regrossisse un peu.
Un sourire radieux se fige sur mon visage et des larmes coulent. Larmes de bonheur. Je remercie muettement le médecin qui me donne le numéro de la chambre. Chambre 53. Je me précipite dans la direction qu'il m'a indiquée. Mes pas résonnent dans le couloir, réveillant sûrement plusieurs patients. Rien à faire. Mon frère compte plus que tous ces hypocrites. 49...50... Mon c½ur n'a jamais battu aussi vite qu'à cet instant. 51... 52 ... Mon frère, Je vais revoir mon frère. Inspirer son odeur. Enfouir mon visage au creux de son cou comme avant. 53. Je m'arrête, essoufflé devant la porte de la chambre 53. Mon jumeau, mon double, mon ange se trouve derrière. Doucement je toque, assez fort pour qu'il ait entendu puisqu'il me dit d'entrée
:
- Hannah ?
- Non Bill c'est moi.
- Tom ! Alors je n'avais pas rêvé. Oh Mon Dieu. Je n'ai pas rêvé.


De fines larmes commencent à couler sur ses joues tandis que je m'approche de lui, moi aussi en larmes. Mes mains viennent encercler son visage et mon regard s'unit au sien tout aussi embué. Un sourire s'étire sur mon visage tandis que le sien ne réalise toujours pas que nous sommes enfin réunit. Doucement, je l'étreint enfouissant mon visage dans son cou tandis qu'il s'accroche tendrement à moi. Le monde peut bien s'écrouler autour de moi, du moment qu'il est avec moi, je n'en ai rien à faire. Doucement, il me repousse et me souris voyant que je ne comprends pas. Il plonge son regard dans le mien et y cherche des réponses. Je le vois paniqué lorsque je scelle nos lèvres pour la seconde fois. Ses yeux me transpercent, ils cherchent à comprendre l'intérêt de mon geste. Je le sens paniqué et pourtant il n'interrompt pas cette étreinte. Je ne comprends pas. Je brise notre sceau sacré et l'interroge du regard. Le bonheur n'aurait été que de courte durée. L'heure des explications et arrivée. En tout cas, une partie sera dévoilée. Je relève à nouveau mon regard vers lui et y voit quelque chose qui me fait paniquer. De la haine. Non, pas envers moi c'est certain, mais contre qui alors ? :
- Tom...
Sa voix, si douce et si dure. Elle n'a pas changé. Mon prénom tout juste soufflé sonne comme une délivrance. Pourtant aucun sourire n'est présent, mon coeur ne bat pas la chamade, des larmes coulent silencieusement. Larmes, que je m'empresse d'essuyer d'un revers de ma main libre, la seconde se trouvant enlacée à la sienne.
- Oui petit frère.
Je le sens trembler à cette parole. Et pourtant je sais que c'est ce qu'il attendait. Une marque d'amour de ma part. Comme pour retarder l'instant cruel.


How could this happen to me ?(Comment cela a t-il pu m'arriver ?)
I made my mistakes(J'ai fait mes erreurs )
I've got no where to run(Je n'avais nul part où courir)
The night goes on(La nuit s'en va )
As I'm fading away(Comme je m'efface )
- J'ai besoin de savoir...
- ...
- Est ce que tu es vraiment avec cette Sacha ?


Sa question me fait trembler. Elle me dégoûte même rien que d'y penser. Alors comme ça il en a entendu parler. Oh excuse moi mon Bill, excuse moi d'avoir accepter l'accord de David, excuse moi mon Ange. Si tu savais combien j'ai lutté pour ne pas être avec elle. Oh mon Ange ...Pardonne moi. Tu m'as tellement manqué. Mon sang a coulé tellement de fois pour toi. Mon corps a absorbé une multitude de fois cette drogue nommée HEROINE. Cet amour fraternel m'a tellement manqué mon Ange. Mein Engel.

I'm sick of this life(Je suis malade de cette vie)
I just wanna scream(Je veux juste hurler )
How could this happen to me ? (Comment cela a t-il pu m'arriver ?)


Flash Back



Un jeune guitariste court vers son échappatoire. Cette chambre qui renferme tous ses secrets, sa reine et son sang. Encore une dure journée sans son frère. Parce que quatre années son passées et que la blessure et toujours ouverte, que David ne lui laisse aucun répit. Une nouvelle chanteuse, un nouveau registre, plus doux, moins triste, plus rien n'est comme avant... Ce soir ses larmes coulent encore, comme le premier jour de son départ, comme la première lame sur son corps. Ce soir à travers les couloirs de l'hôtel il court. Son esprit ne voit plus que par lui, par ce qu'il l'attend dans sa chambre, par cette drogue dans son sang qui le fera planer encore une fois. Parce que ce soir, tout se brise encore une fois. A chaque fois cela fait plus mal.
La porte de sa chambre claque derrière lui et son t-shirt vole dans la pièce. Les dernières paroles de David lui reviennent en mémoire, il est prit de nausées et court en direction des toilettes, vomir le peu de ce que son estomac contenait.
« Tom, vu comment les ventes on explosé depuis l'arrivée de Sacha je ... Je vais vendre à la presse une histoire d'amour fictive entre toi et Sacha et vous devrez faire comme si elle était vraie. Les ventes de magazines augmenteront considérablement. Excuses moi Tom mais tu n'as pas ton mot à dire. Première interview en amoureux, demain matin ».
Une fois son estomac vide, il se nettoya doucement le visage à l'eau fraîche et s'installa sur son lit. Il souleva un oreiller et prit le paquet qui l'attendait. Il attaché ses dreads avec l'une d'elle et commence son rituel. Il encercla son bras d'un élastique. Resta fasciné quelques instants sur ses sinueuses rainures bleues sur son bras contrastant avec le rouge de ses plaies. Méthodiquement, il sort sa lame, la pose à côté de sa jambe puis s'empare de sa reine, l'aspire dans sa seringue. D'un geste vif, il plante l'ustensile dans l'une de ses veines et y injecte son héroïne. Il retire la seringue, prend sa lame et commence son oeuvre d'art sur ses bras, son torse. Le poison s'invite dans les moindres recoins de son corps, alors que le sang ne cesse d'en couler. Ses mains ne tremblent pas une seule fois. Son esprit quitte ce monde emplit de mensonge et part vers l'un de ce où son frère et lui seront de nouveau réunit. Au bout d'une heure, la drogue disparaît de son être, son oeuvre est terminée pour ce soir. Lorsqu'on y regarde bien, parmi les nombreuses arabesques, de petits « B » sont dessinés.
Une nouvelle nuit commençait ....

Fin du Flash Back

Que dois-je lui répondre ? La vérité bien sur. La vérité. Je ne veux pas le perdre une seconde fois.
- Non, je ne suis pas avec elle et n'est jamais voulu l'être.
Ses yeux se mirent à pétillaient. Sa prise se resserra sur ma main. Un sourire fit même son apparition sur son visage devenu si maigre. D'un seul coup, il se jeta dans mes bras et scella nos lèvres une nouvelle fois. Cette douceur, l'excitation qui monte à travers mon corps. Son corps si prêt du mien. J'en veux plus. Je le veux lui. De ma main libre j'accentue notre baiser et quémande l'accès si convoité à ma jumelle. Nos langues se rencontre, s'entrechoc, s'aime. Mon coeur manque d'exploser de ce trop plein de bonheur. Doucement nous redescendons sur terre. Nous détachons et collons nos fronts l'un à l'autre plongeon notre regard dans celui de notre jumeau...


________________________


Alors ? Juste une chose, ne vous fiez pas aux apparences =D.

Avis/Questions ?

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 09:10

Modifié le jeudi 26 juin 2008 11:56

# Chapitre 6

# Chapitre 6
[ POV TOM ]

Nous redescendons sur terre, toujours front contre front, et mêlons nos regards, rougissant de l'acte exécuté juste avant. Puis une larme coule sur ses joues blanches. Doucement, il pose ses deux mains à plat sur mon torse et me pousse. Je me retrouve au pied du lit. Je m'apprête à répliquer mais lorsque je vois son regard, je m'abstiens. J'arrive à y lire, la peur, le doute et même l'incompréhension. A cet instant le passé ressurgit en moi comme une déferlante, je revois ses six dernières années depuis son départ, défiler sous mes yeux. Je comprends alors que l'heure de lui expliquer ma présence ici, à Londres, est arrivée. Je cherche mon sac des yeux dans la pièce faiblement éclairée et me rend compte que j'ai dû le laisser dans la salle d'attente. Sans un regard pour Bill, je me lève et me dirige vers l'encadrement de la porte fermée.
- T..Tom
Mon prénom résonne dans mon coeur comme un coup de poignard. Je me retourne lentement vers lui et lui esquisse un sourire. Si tu savais comme tu m'as manqué Bill...
- Je reviens ne t'en fais pas.

Je quitte la chambre de mon frère et m'autorise une grande bouffée d'air. Mon coeur reprend petit à petit un rythme normal, tandis que je me dirige en salle d'attente pour y récupérer mon sac. Le bonheur ne dure jamais dit-on. L'heure des explications est arrivée, tout ce passé que j'avais pris soin d'enfouir au plus profond de mon être ressurgit à mesure que l'échéance approche. Une fois mon sac en main, je retourne dans la chambre. Tout ce passe comme au ralentit. Ma main qui toque la porte, puis qui vient abaissé la poignée. Ma tête qui passe par l'entrebâillement de cette séparation avec le monde extérieur, puis le reste de mon corps qui suit le même trajet. Ma peur grandit encore lorsque j'aperçois son regard triste et vide. Mes mains deviennent moites et mon coeur pique un sprint dans ma poitrine. Le sang afflue dans mes tempes, et fait ressortir mes veines. De la sueur froide coule le long de mon dos. J'ai peur. Peur car les minutes qui viendront changeront certainement nos vies, sans retour en arrière possible. Lui expliquer la vérité. Les lettres, mes mensonges je vais devoir tout lui expliquer comme un voleur prit en flagrant délit.
Les lettres en main, je me dirige vers le lit où il m'attend. Je m'y installe tout en gardant une certaine distance avec son corps. De longs frissons parcourent mon dos tandis que je relève la tête vers son regard chocolat. Mes yeux sont pleins de larmes qui manquent de couler. Pardonne moi Bill. Le silence règne en maître absolu dans la pièce blanche, aucun de nous n'ose parler de peur d'en dire trop. Pourtant, je dois le faire. J'inspire à pleins poumons et plonge mon regard dans celui de mon double :
- Bill ...
Je vois qu'il sursaute à l'entente de son prénom. La nervosité s'ajoute à ma peur et mon index joue avec l'élastique qui retient l'ensemble des lettres.

Flash back

Une fois sûr que son frère ne viendrait pas le déranger, il tira sur la cordelette blanche qui sortait d'une latte, laissant apparaître les autres lettres. Il sortit le paquet, enleva l'élastique qui les retenait ensemble et les compta. Une bonne centaine. Exaspéré mais conscient qu'il devait le faire pour son frère, il ajouta la nouvelle lettre aux autres et les replaça sous la latte. Inconsciemment, il se replia sur lui même, laissant ses larmes franchir l'obstacle qu'étaient ses paupières.

Fin du flash back

Puis soudain dans un excès de nervosité, l'élastique, claque. Toutes les lettres s'éparpillent sur le lit. Je jette un regard à Bill et vois qu'il avance sa main vers l'une d'elles. D'un geste vif je les ramène toutes vers moi, et essaye de reformer un tas à peu près correct. Maintenant. C'est maintenant ou jamais que je dois lui révéler.

[ Pov Bill ]
Un élastique claque. Je remarque alors que Tom avait apporté un tas de lettre qui viennent toutes de s'éparpiller sur mon lit. Pourquoi tant de lettre ? Des lettres de fans ? Je n'en sais rien. Seul la peur et l'envie me contrôle à cet instant. Je parcours chaque enveloppe du regard, lorsqu'une m'interpelle. C'est mon prénom qui s'y trouve, mais c'est cette écriture qui me rappelle quelque chose. Je cherche dans ma mémoire.

Flash back
Il jeta un regard sur la lettre et son sourire disparut. La lettre présente dans ses mains n'était pas du tout adressée à son jumeau mais à lui. Tant de questions lui vinrent à l'esprit. Etait ce la seule que son frère lui cachait ? De qui venait elle ? Une ombre qui se fit devant lui le tira de ses pensées.

Fin du flash back.


Un hoquet de surprise s'échappe de ma gorge. Alors comme ça ce n'était pas la seule. Dans un mouvement de courage, j'avance ma main vers cette lettre qui m'appelle. Mes doigts ne sont qu'à quelques centimètres de ce qui contient une vérité cachée depuis beaucoup trop longtemps. Je m'apprête à me saisir de la lettre mais d'un coup Tom, les ramène toutes vers lui, le regard apeuré d'une bête sauvage incrusté sur le visage. Lentement je me replace dans ma position initiale et attend la suite. Je le regarde en train d'empiler les lettres correctement et attend une réaction de sa part.
- Bill. Il faut que je t'explique tout.
M'expliquer tout. M'expliquer quoi ? Je suis un peu surpris par sa phrase mais je ne laisse rien paraître.
- Alors vas y Tom, je t'écoute.
Mon sourire se voulait encourageant, mais ma voix était pleine de reproches. D'un regard je m'en excuse et lui me répond d'un sourire.
- Dis Bill. Tu te souviens du jour où tu as fini à l'hôpital après la partie de foot ?

Flash back

- Oh tu es a laissé le ballon passer et en allant le chercher dans le bois tu as trébuché sur une pierre. Voyant que tu ne revenais pas je suis partit te chercher et je t'ai retrouvé au sol saignant de la tête. Tu ne te rappelles vraiment plus ?


Fin du flash back.

Je mis quelques minutes à m'en souvenir dans les moindres détails, le ballon de foot qui passe à côté de moi. Tom qui m'attend à l'orée du bois pendant que je vais le chercher, les magnifiques couleurs orangées de l'automne. Un léger sourire s'esquisse sur mon visage, ses souvenirs de gosses qui reviennent me font du bien. Puis un cri. Mon cri. Le prénom de mon frère. Mon sourire s'échappe instantanément pour laisser place à une angoisse. Malgré moi tous ses souvenirs me reviennent. Le cri, puis moi sur le lit d'hôpital. Mon frère dans mes bras. Mes doigts caressants furtivement son visage doré :
- Oui je m'en souviens. Tu m'avais dit que j'avais trébuché sur une pierre.
Mon regard se fait plus insistant, lorsque je ressens au fond de moi sa peur, ses doutes et son amour pour moi. C'est trois sentiments m'angoissent. Il m'a caché quelque chose, quelque chose que je ne vais pas tarder à savoir. Cette fois ça y est, le compte à rebours est enclenché.


[POV Tom]

Pas de retour en arrière possible. Pas d'arrêt du temps. Je suis comme pris au piège de ma propre histoire. Mon corps me fait mal. Mon corps ? En fait ce sont plutôt toutes mes cicatrices. Comme un feu que l'on viendrait de raviver. Une crise d'angoisse s'accapare mon corps entraînant avec elle le manque de ma reine. Je lutte. Je lutte contre son regard qui m'en demande d'en finir au plus vite. Son regard ... Excuse moi petit frère.

[POV Bill]

- Je t'ai mentis Bill. Enfin je ne t'ai pas tout dit de ce jour.


Premier coup de poignard.

- Tu es bien partit chercher le ballon dans la forêt sauf que tu ne l'as jamais retrouvé. Je t'attendais à l'orée du bois et j'ai senti que tu n'allais pas bien. J'ai couru à travers les bois suivant mon instinct et je t'ai retrouvé. J'ai entendu ton cri.


Deuxième coup de poignard.

- Il était sur toi. Il avait ses mains sur ton corps, ses lèvres dans ton cou. Et il.. Il se frottait à toi avec plaisir tandis que toi tu m'appelais en pleurant. J'étais là, à quelques mètres de toi, et j'étais comme paralysé.

Troisième coup de poignard.


- Puis d'un coup j'ai eu comme un élan de colère. J'ai sorti le canif que tu m'as offert et je l'ai attaqué. Surprit, il t'a lâché et tu as percuté une pierre au sol. Il m'a dit qu'il s'appelait Nicolas, et que je ne serais pas toujours là pour te protéger. Son visage s'est gravé en moi comme on marque une bête au fer blanc. Puis je t'ai emmené à l'hôpital.
Les larmes déferlent sur mon visage. Mes cheveux viennent se collaient à mes joues. Mon esprit assimile cette révélation. Alors comme ça j'ai failli être violé étant plus jeune. Achève moi Tom. S'il te plaît raconte moi.
- Ce Nicolas n'a jamais cessé d'essayer de t'avoir. Des appels à la maison. Des ... Des lettres.

Quatrième coup de poignard.

- Puis un jour tout c'est arrêté et pourtant je savais que ça ne serait pas aussi facile. Un certain 17 octobre 2007, tu as fait ton coming out devant l'Allemagne entière. Ce jour, là je n'est rien pus faire, il avait gagné. Ton Klaus... C'était ce Nicolas.

Achève moi bitte

- Il avait gagné.

J'entends les sanglots de mon frère. Je peux lire dans son regard ses excuses muettes. Mon c½ur éclate en mille morceaux. Il me tend le paquet de lettres et quitte le lit. Je ne réagis pas. Je reste comme amorphe. Une soudaine colère s'empare de moi :
- POURQUOI TOM ? POURQUOI TU NE M'AS RIEN DIS ?
Il semble tout aussi déboussolé que moi face à ma réaction, mais il répond d'un ton calme et qui se veut rassurant :
- Je voulais te protéger Bill.
- ME PROTEGER. EN ME LAISSANT PARTIR DANS SES BRAS. ME PROTEGER EN NE CHERCHANT PAS À ME RETROUVER DURANT SES SIX ANNEE ?



[ POV TOM ]


Je me lève du lit et vais me placer à la fenêtre. La nuit recouvre encore Londres. Les étoiles ne sont pas visibles mais les lumières de la ville dansent comme de petites lucioles. Mes révélations nous on brisé. J'attends sa réaction. Il hurle. Il me hurle de ne rien avoir fait pour le protéger. Il me hurle que j'aurais dû lui en parler. Il me hurle que je n'ai pas cherché à le retrouver. C'en est trop. Mon calme disparaît et laisse place à de la pitié. Un rictus haineux masque mon visage. Je me retourne vivement face à lui.
- Tu crois vraiment que pendant ses six années je n'ai pas cherché à te retrouver. Tu crois vraiment que si je suis ici aujourd'hui c'est grâce à David. Mais mon pauvre Bill. Pendant six ans je t'ai cherché comme un fou. Sans relâche. David ne voulait rien entendre. Il a engagé Sacha. Cette fille qui m'horripile. Il t'a remplacé. Et moi, je te cherché, j'écumais toutes les pistes possibles. Chacune de mes respirations étaient pour toi. Chacune de mes larmes coulaient pour toi. Chacun de mes mots t'étaient destinés. Et puis est venu ce jour où Gustav a analysé la vidéo de ce 17 octobre. Il ne l'a fait que trois ans après ton départ car ni lui, ni Georg, ni moi, ne nous remettions de ton départ. Alors un soir, il a regardé cette putain de vidéo...


Flash Back
Comme tous les soirs depuis trois ans, le jeune guitariste du groupe Tokio Hotel, prit la direction de sa chambre, son jardin d'Eden. Comme tous les soirs depuis trois ans, sa reine s'emparera de son corps et sa lame dansera sur sa peau nue. Le dreadé marchait d'un pas vif dans les couloirs de l'hôtel où il séjourné, bousculant sur son passage quiconque se mettrait en travers de son chemin. D'un geste mécanique, il sortit son passe magnétique et l'inséra dans la fente prévue à cet effet. Il pénétra dans son antre, à vrai dire c'était le seul endroit où il se sentait moins mal. La porte aller se refermait lorsqu'un pied la bloqua :
- Tom ...
- Gus' j'ai besoin d'être seul tu le sais, alors pars s'il te plaît
- Mais Tom ..

Le guitariste se retourna vers son ami. Le regard emplit de colère. Les yeux rouges, de pleurs et de manques. Les poings serrés, blancs. Le sang battant dans ses tempes.
- JE T'AI DEMANDE DE SORTIR GUSTAV.
- Tom c'est à propos de Bill. Suis moi.

Toute la haine et la rage disparurent instantanément de son corps. Son regard se fit doux et se perdit dans le vague. Un sourire enfantin apparu sur son visage tandis qu'il prononçait le nom de son jumeau tel un illuminé. Puis il suivit Gustav jusqu'à sa chambre et s'installa sur le lit de son ami, en face de la télé.
- J'ai visionné la cassette du 17 au soir...
Des larmes silencieuses coulèrent sur les joues du dreadeux. C'était comme si on lui retirait son frère une nouvelle fois, qu'on le tuait une fois encore.
- Tom , Bill t'a laissé un message. Regarde.

«
- Alors les garçons toujours personnes dans votre vie ?
- Et bien non ... Nous sommes toujours et tous célibataires mais les filles ...
- A vrai dire c'est faux.
- C'est faux. Je suis en couple depuis 2 mois. Et je suis terriblement amoureux de cette personne. Cette personne que j'aime est un homme. Et je vais vous la présenter maintenant. Klaus.


L'homme blond apparut dans le champ de la caméra et vint se poster près de Bill. Le jeune chanteur se détacha de l'étreinte de son homme et se plaça face à la caméra. Le direct avait été coupé mais la caméra enregistrer toujours. Le brun se plaça de façon à ce que personne n'entende.
- Tom. Mon ange. Je ne savais pas comment te l'annoncer. Pardonne moi de partir comme un voleur. De ne t'avoir rien dit. Je pars pour Londres. Si tu me cherches je suis là bas. Ne m'en veut pas et pardonne moi de briser ton rêve, notre rêve. Tu m'as toujours dit d'être fort et d'accepter d'être ce que je suis. De ne jamais douter de moi et de toujours penser à toi quand ça ne va pas. Je t'aime Tom. Je t'aime grand frère. Tu es et sera toujours le premier homme dans ma vie.
Le jeune chanteur s'écarte de la caméra et essuie une larme qui avait franchit le barrage de ses paupières. Puis il partit embrasser son blond...."


Fin Flash Back

[POV TOM]

Des larmes plus importantes que les précédentes dégoulinèrent sur mon visage. Un regard pour mon jumeau, et je pris mon sac. Je m'approche de lui et l'embrasse sur le front décollant en même ses cheveux qui s'y était collé. Un léger sourire à travers mes larmes, qu'il me rendit et je lui tourne le dos, partant comme un voleur. Sur le passe de la porte sans même me retourner je sors ma dernière réplique :
- Je passe te voir demain. Je suis chez Hannah si tu as besoin.
- Tom... Ne part pas s'il te plaît.

Je suis donc si faible que ça ? Non je ne lui résiste juste pas, mais ce soir c'est différent j'ai besoin d'être seul et lui aussi. Je me retourne et plonge mon regard dans le sien :
- Tu es et sera toujours le premier homme dans ma vie petit frère.
Cette fois je ne me fais pas prier. Je quitte la chambre, l'hôpital, à la recherche d'un dealer.


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Et voilà =) .

Avis/ Questions ?

# Posté le lundi 18 février 2008 04:20

Modifié le jeudi 26 juin 2008 11:57