# Chapitre 7

 # Chapitre 7

[ POV Bill ]

Mon frère vient de quitter la chambre, me laissant seul avec le destin. Les yeux rivés sur la porte que vient de franchir mon double, je songe à toutes ses lettres éparpillées sur mon lit. Ces plis qui proviennent tous de la même personne. Une personne qui m'a trompé et sali, éloigné de mon jumeau. Les yeux toujours fixés sur cette cloison immobile et blanche, les larmes se mettent à couler sur mes joues creuses et meurent pour certaines sur mes lèvres, pour d'autres sur le tissu qui recouvre mon corps. Doucement, je sors de cette léthargie ambiante et dirige mon regard vers ces bouts de papiers qui recouvrent mon drap. Une crise d'angoisse s'empare de moi lorsque mon regard se pose sur l'une d'elle. Tout mon passé réside dans ces enveloppes marquées à mon nom, une partie de ma vie qui m'a été cachée y demeure. Lentement, ma main non perfusée, se dirige vers l'une de ces lettres et s'en saisie, je ramène la lettre vers moi et la prend à deux mains, de fines larmes coulent dessus mais je n'y fais pas attention, toute mon attention se portent sur elle. Mes yeux la parcourent comme une pierre précieuse, comme une petite étincelle qu'il me faudrait protéger. Soudain, l'étincelle se transforme en un feu puissant et me brûle, je lâche l'enveloppe et pars me recroqueviller près de mon oreiller, mes sanglots s'intensifiant de plus en plus à chaque regard que j'ai pour ce papier maudit. Cette angoisse m'oppresse le c½ur, comme un noyé qui manquerait d'air. Chaque regard me fait de plus en plus mal, et pourtant je n'arrive pas à me défaire de cette emprise, cette envie irrésistible de l'ouvrir et de connaître la vérité.

Je ne sais quelle force me pousse à cesser de pleurer et à me rasseoir droit sur mon lit, fier. Ma main se tend une nouvelle fois vers la lettre, laissée là, si près de moi. Elle s'en approche et vient la saisir. Aucune brûlure, au contraire, le contact est doux et tiède, cette sensation, accentue ma fascination pour ce bout de vérité. Mes mains ne tremblent plus, mon esprit est comme posséder par une présence. La curiosité prend le dessus et l'angoisse disparaît, un sourire, un énorme sourire me prend le visage et mes yeux s'ouvrent en grands, tel deux soucoupes volantes. Une sorte d'euphorie se met à couler dans mes veines et mon c½ur bat à nouveau de façon normale. Une sorte de bulle se forme autour de moi m'isolant du reste de la pièce. Juste moi et ses lettres qui m'appellent, qui me supplient de les ouvrir, de les délivrer de leurs lourds secrets. Mes doigts ne tremblent plus et avec une certaine agilité, ils s'emparent du contenu de la première enveloppe. Le papier est fin et l'écriture ronde, légèrement penché vers la droite. Mes yeux parcourent le papier.

« Mon Ange.
Deux mois. Deux mois que mes mains ont parcouru ton corps, que mes lèvres se sont scellées aux tiennes, que je t'ai possédé l'espace d'un instant. Tu m'appartiendras mon ange, je tuerais ceux qui m'éloigneront de toi, ton frère le premier. Ne m'en veut pas mon ange, je suis drogué à toi. Mes lèvres réclament les tiennes, mon corps ne veut que le tien, tu m'obsèdes. Oh oui, comme personne ne l'a jamais fait, tu m'envoûtes et je t'aurais.
Pense à moi mon Ange.
Bientôt tu seras dans mes bras.
Nicolas. »

Ce message est emplit d'amour, c'est comme si je le ressentais, qu'il traversait mon corps en compagnie de cette euphorie. Je suis fou. Fou de cette sensation que me procurent ces enveloppes. Fou de ces mots qui dansent sous mes yeux. Je lâche l'enveloppe, une autre, j'ai besoin d'en lire encore une, mes mains se tendent et se saisissent d'une nouvelle. Avec toute la douceur du monde, j'extrais la lettre dans son habitat et la déplie.


« Bonjour mon Ange.

Bon, aujourd'hui ça fait une semaine que j'essaye de te joindre, tous les jours je t'écris et poste des lettres, j'essaye de t'avoir par téléphone, mais c'est toujours ton crétin de jumeau qui répond mon ange. Il me prive de toi, de ton corps, de ta chaleur. Je te veux. Je te veux près de moi, je te veux en moi. Mon Ange, mes lèvres me brûlent, seules les tiennes pourraient me guérir, mais non tu m'es interdit. Pourtant un jour tu seras à moi mon ange. Je tuerais ton frère, mon ange, oui je le tuerais, il veut nous séparer. Tu l'oublieras vite tu sais, je t'apporterais tout ce dont tu auras besoin.

Je t'aime mon Ange.
Nicolas. »

Encore, j'en veux encore, cette sensation je veux la ressentir en moi pour toujours. Ces mots sont si doux. Je me rêve à ses côtés, encore une fois. Il m'était vraiment destiné. Je délire. Une autre lettre.
Ma patience diminue de plus en plus, je déchire quasiment l'enveloppe pour pouvoir en lire son contenu.

« Mon Ange

Aujourd'hui, ça fait six mois exactement que mes mains t'ont possédées. Six longs mois passés à t'attendre, à espérer un signe de toi. Malheureusement tu n'es pas seul. Ton frère, te protège et te surveille, qu'est ce que j'aurais aimé avoir quelqu'un comme lui à mes côtés. Mais je le hais, je le hais tellement de t'éloigner de moi. Hier je vous ai suivit et j'ai pu te voir. Tu es tellement magnifique mon Ange. Tes yeux si brillant et ton sourire. Ce sourire que j'aime tant, malheureusement il ne m'était pas destiné. Je t'aurais mon ange.

Je t'aime encore
Nicolas. »

Je suis pris d'une sorte de fièvre, j'ai chaud. Je me rends compte que j'éprouve des sentiments pour cet ancien Klaus. Je lis encore une dizaine de lettres, plus merveilleuse les unes que les autres. Puis d'un coup je me mets à taper mon oreiller, comme un fou, je hurle après Tom. Les lettres volent dans la pièce et je continue à me taper, j'arrache ma perfusion et continue de hurler.

- JE TE HAIS TOM. IL M'AIMAIT LUI. POURQUOI ? POURQUOI M'AS TU EMPÊCHE DE VIVRE UN AMOUR AVEC LUI ? JE TE DETESTE TOM TU M'ENTENDS JE TE DETESTE !


Mon regard se tourne vers la porte que j'ai entendu s'ouvrir, une infirmière complètement apeurée se tient dans l'embrasure de la porte. Je dois avoir l'air d'un dément, je n'entends pas ce qu'elle me dit, je la vois faire de grands gestes. Armé d'une seringue elle s'approche de moi, je n'entends toujours pas ce qu'elle dit. Mon corps ne répond plus, mon c½ur ne répond plus.
- JE TE HAIS TOM.
Soudain la jeune femme se saisit de mon bras, je la repousse violemment et lui griffe le visage. La seringue tombe au sol et l'aiguille se brise. Je vois de la détresse dans ses yeux lorsqu'elle sort de la chambre en courant. Je continue de m'agiter sur mon lit. Lorsque plusieurs médecin entre en courant dans la chambre en se plaçant aux quatre coins de mon lit. Ils essayent d'abord de m'immobiliser à l'aide de leurs mains, mais voyant ma démence, ils se saisissent des sangles qui se trouvent aux niveaux de mes chevilles et mes poignets, et m'y attachent. J'essaye de m'échapper mais je n'y arrive pas. Je revois alors la jeune infirmière avec une nouvelle seringue, qu'elle vient planter dans mon bras. Doucement, mes cris cessent, je me sens partir dans un profond sommeil.

« Je tuerais ton frère, tu l'oublieras vite ne t'en fais pas je serais là pour toi »

- TOM.
Je me réveille en sursaut, le visage couvert se sueur. J'essaye de bouger mais quelque chose m'en empêche. Des liens tels des ceintures m'enserrent les poignets et les chevilles. Les lettres de la veille se trouvent quasiment toutes au sol dont certaines ouvertes.
- Que s'est-il passé ?
[POV TOM]

J'ai chaud. Le manque de mon héroïne me fait perdre la tête, jamais je n'arriverais à m'en passer. Jamais. Elle est ma seule véritable amie. Toujours en harmonie avec moi, elle me fait sourire et rêver. Oh oui rêver. Rêver de lui, mon double, mon jumeau mais en même temps elle m'éloigne de lui, elle créée un gouffre entre lui et moi. Elle provoque ce manque et cette dépendance dont je ne peux me défaire. La neige tombe toujours sur Londres, Bill quand tu sortiras nous danserons ensemble sous cette douceur blanche. Mon sac sur l'épaule j'avance, à la recherche d'un sauveur. Au détour d'une ruelle j'en aperçois enfin un, par précautions, je remonte ma capuche sur ma tête et enfile une paire de lunette. J'extrais de l'argent de mon sac que je laisse à l'entrée de la sombre ruelle. A pas soutenus, je m'avance, l'argent en poche, vers celui qui saura apaiser ce vide en moi.
A une dizaine de mètres de lui, je me retourne et aperçois le trottoir grandement éclairé qui contraste avec cette ruelle noire. Peux m'importe, j'aime le noir, depuis que Bill est partit ma vie ne se résumait qu'à cette couleur. Je m'approche enfin de la personne qui se trouve en face de moi. Pas de mots, un sac contenant de l'héroïne, le tarif affiché dessus, l'argent que je lui tends et mes pas qui reprennent la direction de la lumière. Une fois sortit de la ruelle, je récupère mon sac laissé là et y enfouit mon trésor. Je marche dans cette ville que je ne connais pas à la recherche d'un lieu tranquille. Je m'enfonce dans une zone de la ville apparemment industrielle. Il y a de vieux entrepôts et de vieux immeubles où devait être logé les employés, en tout cas les lieux sont déserts, abandonnés.

Mon regard se pose sur un immeuble faiblement éclairé dont la porte d'entrée et à moitié ouverte. Je m'y engouffre et vérifie qu'il n'y a personne. Je monte lentement les escaliers poussant chaque porte qui se présentent à moi, recherchant une présence de vie et mémorise l'état des lieux. Une fois mon tour terminé, j'estime que le meilleur appartement que j'ai pour ainsi dire visiter et celui du deuxième étage. Il y a une très belle vue sur la ville endormie. Juste les lumières qui scintillent. Je trouve son atmosphère comme magique, comme si les lieux étaient dépourvus de temps, que le silence avait gardé enfermé ce monde si lointain, pendant un millier d'années. Cet appartement m'attire comme un aimant, comme si je pouvais y refaire le monde, y refaire mon passé. Tout transformer et tout réinventer. Il y a déjà quelques meubles, comme si les gens étaient partit précipitamment. Un vieux lit recouvert de poussière se trouve sous la fenêtre. Une petite salle de bain délabrée mais utilisable se trouve derrière l'une des deux autres portes. Je tourne le robinet, un filet d'eau coule, puis un peu plus jusqu'à obtenir un débit suffisant. Par chance l'eau n'a pas était coupée, tout comme l'électricité. Je dépoussière le lit et m'y installe dos à la fenêtre que je viens d'ouvrir, posant mon sac à mes côtés, j'observe un instant le lieu qui m'entoure et me surprend à m'y sentir bien.

« Je passe te voir demain. Je suis chez Hannah si tu as besoin. ». Il faut que j'appelle Hannah pour lui dire que si Bill appelle qu'il ne s'inquiète pas que je ne sois pas chez elle. Je sors mon portable de ma poche et chercher le numéro d'Hannah dans mon répertoire :
- Bill, Charlie, David, Docteur, Fanny, Georg, Gustav, Hannah. Ah te voilà enfin.
Je souris lorsque je remarque que mon jumeau est le premier encore une fois pour moi. Un sourire aux lèvres, j'appuie sur le téléphone vert et amène mon téléphone à mon oreille. Une première tonalité résonne dans mon oreille, puis une seconde :
- Allô ?
- ....
- C'est Tom Kaulitz.
- ....
- Oui ça va, non je ne peux pas te dire où je suis, je voulais juste te dire que si Bill t'appelle dis lui qu'il ne s'inquiète pas.
- ....
- Je lui ai dit que j'étais chez toi mais en chemin j'ai changé d'avis, j'avais besoin d'être seul.
- ....
- Merci beaucoup Hannah.
- ...
- A plus tard.

Je raccroche après son « au revoir » et lance mon portable sur l'oreiller qui trône à un mètre de moi.
Un léger coup de vent dans la nuque me fait frissonner, alors que je prends mon sac sur mes genoux pour en sortir mon trésor. Je sors mon sachet en papier de mon sac, faisant tombé une enveloppe avec. La peur de l'ouvrir me revient en pleine face. Cette enveloppe que j'ai reçue il y a un mois. Je pose mon sac au loin tandis que je prends dans une main le sachet contenant ma reine, dans l'autre cette enveloppe maudite. Sur cette enveloppe, figure le cachet de l'hôpital. Sur ce sachet figure ce qu'il y a à l'intérieur :
- Que dois-je faire ?
Je pose ma tête en arrière sur le rebord de la fenêtre et observe les étoiles. Elles me donneront la réponse comme toujours. Comme quand tu étais près de moi.


[POV Hannah]


La télé est allumée mais je ne la regarde pas vraiment. Je réfléchis, à ses derniers jours, un sourire s'affiche sur mon visage, notre plan approche bientôt de la fin. Oh oui, bientôt nous aurons gagnés.
La télé est toujours en marche et je ne la regarde toujours pas, mon portable vibre et mon c½ur fait de même lorsque j'aperçois mon prochain interlocuteur :
- Salut Klaus.
- ...
- Ca va bien merci.
- ....
- Oui ça avance, Bill et Tom se sont retrouvés, le seul hic pour l'instant c'est que Bill est à l'hôpital ...
- .....
- Pas besoin de hurler. Laisse moi finir
- ...
- Il va bien. Je peux t'annoncer que notre plan s'achèvera bientôt, Tom a une entière confiance en moi et Bill aussi.
- ...
- Parfait je te rappelle quand j'ai réussirais à m'emparer de son enveloppe.
- ...
- Moi aussi je t'aime Klaus.


Mon coeur reprends un rythme normal, un mois que je ne l'avais pas eu au téléphone. Il me manque tellement, mais bientôt nous serons enfin réunis. Notre plan prendra fin et nous serons enfin heureux, enfin. Ne t'en fais pas grand frère, on y arrivera tout les deux. Doucement, je me lève laissant mon portable sur le canapé, la satisfaction du devoir accompli dans le regard.


[POV TOM]

Mon regard quitte les étoiles sans avoir trouvé de réponses et fais un va et viens d'une main à l'autre. Mon esprit est comme embué ne sachant pas quelle décision choisir. La facilité avec ma drogue, qui m'enivrera et me feras rêver de lui ou cette lettre portant le cachet de l'hôpital le plus réputé de Berlin, qui me tiendra droit, face à la réalité. Un peu de courage ne me feras pas de mal. Je veux tout recommencer, et pour ça je dois arrêter la drogue et être fort malgré tout. Je le fais pour moi. Je le fais pour Bill. Je pose sur l'oreiller le sachet contenant ma reine et plonge mon regard dans le blanc de l'enveloppe. Je la retourne et me doigts s'activent à l'ouvrir. Ça y est. Ma main plonge dans l'habitacle de papier et en extrait la feuille.

Flash Back.

- Allez les gars ...
- Eh je ne suis pas un mec moi.
- Désolé Sacha. Bon Les Tokio Hotel c'est la dernière pour aujourd'hui alors vous me la faite bien.

Tokio Hotel. Ce nom, qui leur a apporté tellement, mais alors pourquoi sonne-t-il si faux dans le coeur du jeune guitariste ? Une dernière chanson et il pourra retourner pleurer dans sa chambre. Une dernière chanson. Le son des instruments est pour une fois enregistré en même temps que le chant, pour un aspect différent. Une mélodie plus travaillée. 3 min est s'est fini.

- Très bien, bon boulot, s'est finit pour aujourd'hui. A demain les jeunes.
- A demain David.


Les instruments remis à leurs places, les corps qui quittent la pièce. Une joyeuse ambiance règne au dessus de leurs têtes, enfin, pas au dessus de toutes les têtes.
- On va se faire un Mcdo.
- Ouais.
- Et toi Tom tu viens ?
- Euh non désolé. Je n'ai pas faim et puis j'ai mal à l'abdomen. Je vais aller me reposer.
- T'as toujours t'es nausées ?
- Oui mais ramènes moi un Sunday Gus' s'il te plaît...


Tout est allé très vite, le guitariste est au sol. David et les autres membres du groupe accourent à ses côtés. Aucunes réponses. Une ambulance. Des sirènes. L'hôpital le plus réputé de Berlin.


- Oh j'ai reçu un sms .
- Chut Georg tu vas la réveiller.
- Roh mais je fais pas de bruit.
- Bonjour messieurs... Mademoiselle.
- Bonjour.


Un homme en blouse blanche vient d'entrer dans la pièce qu'occupe les membres du groupe allemands entourant de leur amour leur ami. Des c½urs qui accélèrent. La mine d'un médecin qui ne présage rien de bon. Un diagnostic qui brisera des vies.
- Je voudrais parler à la famille du patient s'il vous plaît.
Si les coeurs faisaient du bruit en se brisant, le bruit de trois coeur brisés aurait retentit dans la pièce. Famille. Jumeau.
- Hum, je suis le responsable légal de Tom Kaulitz enfin il est majeur donc..
- Bien. Venez avec moi. Je voudrais vous parlez à part.

Des bruits de pas qui s'éloignent, une porte qui se ferme.
- Hum, monsieur Kaulitz présente les signes d'une ancienne hépatite B savait vous s'il se drogue ?
- Oui, il se drogue.
- D'accord. Mais là n'est pas le problème. L'hépatite a disparu de son organisme...
- Mais alors tout va bien.
- Non, avant de disparaître elle lui a laissé un petit cadeau. Nous ne sommes pas encore sûrs. Nous allons procéder à plusieurs examens. Je ne peux pas vous en dire plus étant donné qu'il est majeur. Nous lui enverrons les résultats des examens et une fois reçue vous reviendrez et nous agirons en conséquences.
- D'accord. Quand pourrons nous sortir ?
- Je préfère qu'il dorme ici cette nuit sous surveillance médicale et nous verrons demain.
- Vous savez monsieur.... Ca va bientôt faire 5 ans que son frère jumeau est partit sans laisser de nouvelles.
- Je compatie monsieur. Excusez moi je dois y aller.
- Merci Docteur.



Mais le temps passe vite. Les gens oublient les mésaventures mais pas les concernés. Le jeune dreadé lui n'a pas oublié ce que lui a dit le médecin « quand vous recevrez les résultats on appliquera un traitement si besoin ». Alors lui, contrairement aux autres membres du groupe et aux producteurs, il attend.

Fin du Flash Back.


[POV TOM]



Un an que j'ai reçu cette enveloppe. Un an de secret que je vais enfin connaître. Pourquoi tout ce temps ? Parce que j'ai peur. Peur de devoir affronter les erreurs de mes actes. Peur de le perdre une nouvelle fois. Mes mains s'activent à déplier le papier. Mon regard parcourt rapidement. Non le « blabla » ne m'intéresse pas. Mes yeux se posent enfin sur le résultat. Trois mots. Trois mots qui vont changer ma vie pour toujours. Une larme coule, puis deux, puis des dizaines. Mes sanglots deviennent de vraies cascades. Mon souffle, appelle mon jumeau et en un cri le regard vers les étoiles je l'appelle :
- BILL.
Pourtant ce soir ce ne pas avec le plus beau des mots qu'est son prénom que je vais m'endormir. C'est avec l'idée de ce que je porte en moi.

« CANCER DU FOIE »


___________________

Alors ? Pour le cancer j'ai fais des recherches et je les ai utilisée pour le chapitre donc tout ce qui concerne le cancer est véridique.

Avis/Questions ?




# Posté le dimanche 09 mars 2008 13:20

Modifié le jeudi 26 juin 2008 11:57

# Chapitre 8

# Chapitre 8

Flash Back .


Assez grand pour savoir que la vie ne tenait qu'à un fil, il se dirigea une nouvelle fois vers ce qui lui servait de chambre. A bien y regarder, la pièce contenait seulement un vieux matelas poussiéreux, sur lequel trônait une couverture miteuse et sale et une planche de bois soutenue à l'aide de deux trépieds rouillés, où avaient été posé un tas de bricoles, futiles et inutiles. Les murs semblait avoir un jour portaient une couleur bleue, dont certaines écailles de peinture étaient encore présentes. Pourtant, dans cette pièce régnait une atmosphère enivrante, lourde de secret. Le petit blond déposa son sac de cours, au pied de son bureau improvisé, et partit se laisser choir sur ce qui lui servait de lit. Comme à chaque fois, il savait qu'il ne pourrait s'échapper de la réalité que quelques instants, avant que son alcoolique et violeur de père ne remarque son arrivée et ne lui ordonne de devenir son joujou sexuel et ménagé. Alors pendant ces quelques minutes de tranquillité, il inspirait et expirait fortement comme pour se libérer d'un poids, d'une angoisse qui devenait de plus en plus pesante chaque jour. L'appel ne se fit pas attendre, l'escalier trembla sous les pas lourds et incertains de cet homme saoul qu'était devenue son père depuis maintenant 5 ans. Depuis que la seule femme qu'il avait aimée et qui lui avait donné cet unique enfant dont il devait à présent s'occuper seul, était décédée.

Elle était belle, oh que oui elle était belle, son enfant avait d'ailleurs hérité de ses magnifiques yeux noisette et de sa chevelure blonde. Elle les avait aimé de tout son c½ur, de tout son être. Ils avaient été heureux. Heureux, jusqu'au jour où son mari ivre, fit le geste de trop.

Flash Back dans le flash back [mon grand classique]

- Chérie apporte moi une autre bière.
- J'arrive mon amour.

Elle était dans la cuisine, ne sachant plus comment contenir son mari. Obligée de lui procurer ses désirs, sous peines de représailles, mais elle l'aimait son mari, elle savait qu'il pouvait être le plus doux des hommes, mais comme tous, il l'a trompé maintenant tous les soirs avec cet alcool, qui lui faisait perdre la tête et contre lequel elle ne pouvait rien. Alors une fois de plus elle lui apporta sa boisson. Pas un merci, pas un sourire, juste un regard rouge et une haleine puant l'alcool en guise de remerciement. Une larme coula le long de sa joue blanche. Oui, elle l'aimait. Elle se décida alors à aller voir son jeune fils, son merveilleux fils qui lui ressemblait tellement, seulement cinq années étaient passées à ses côtés, mais elles avaient été les plus belles de sa vie. Le plus beau des enfants, comme le pensait chaque mère vis à vis de sa progéniture. Doucement, elle poussa la porte de la chambre de son fils, il riait, sûrement pour la dernière fois, mais ça elle ne le savait pas. Il riait, jouant dans sa chambre fraîchement repeinte en bleue, près de son lit tout neuf. Deux petites voitures de courses dans les mains d'un enfant, le bonheur inondant son visage, sous le regard d'une mère emplit d'amour.
- Allez mon ange c'est l'heure d'aller au lit.
- Maman, un câlin.
- Oui mon chéri.

Elle attrapa son fils et le serra contre son corps, de légères larmes coulèrent quand elle se rendit compte que son enfant lui rendait son étreinte. Oui elle était vraiment heureuse.
- Pourquoi tu pleures maman ?
Le petit homme avait dit ça en essuyant les larmes de sa mère avec ses petits poings et en enfouissant encore plus sa tête de le cou de sa mère qui s'assit sur le lit de son fils.
- Parce que je t'aime mon ange. Allez au dodo, hop hop plus vite que ça .
Le rire de son petit, la fit sourire, une dernière fois, avant la fin.
- A demain maman.
- A demain mon c½ur, fait de beau rêve. On ira au parc demain s'il fait beau.

Demain il ne fera pas beau, demain elle n'ira pas au parc avec son fils.

- J'AI SOIF !
Il ne lui en fallut pas plus pour perdre son sourire, cette fois elle savait ce qu'elle devait faire, en tout cas elle espérait que cela fonctionne.
- Ca arrive .
- Ca fait plus de cinq minutes que je te demande à boire.
- Excuse moi je disais bonne nuit à notre fils.
- VA ME CHERCHER A BOIRE!


Pas un mot, pas un regard, elle partit en direction de la cuisine, attrapa l'une des cannettes qui trônaient vides sur le plan de travail.
- J'espère qu'il ne s'en rendra pas compte.
Cela n'avait été qu'un souffle guidé par la volonté d'avancer et suggéré par la peur. Elle attrapa l'un des cadavres de métal qui était là et y versa de l'eau à l'intérieur. Il ne s'en rendrait sûrement pas comptes, elle espérait.
- ALORS ELLE VIENT CETTE BIERE !
Elle trembla. Bière. Elle ne pouvait plus reculer maintenant. Elle sortit de la cuisine, le placebo à la main et l'apporta à son mari. Comme toujours aucuns mercis, aucuns sourires. Il porta sa boisson à sa bouche et en bu une gorgée, elle trembla de tout son être et prit la direction de la cuisine, elle voulait s'enfuir, loin très loin.
- C'EST PAS DE LA BIERE CA !
Elle se retourna, faisant face à son mari qui s'était à présent lever prenant appuie sur le dossier de son siège. Elle prit son courage à deux mains et pour la première fois osa contredire son mari.
- Si c'est bien de la bière, mais tu es tellement saoul que tu ne reconnais même plus ce que tu bois.
- CE N'EST PAS DE LA BIERE.

Il jeta sa cannette aux pieds de sa femme et tout son contenu, se déversa à ses pieds formant une marre d'eau entre eux. Il s'avança dangereusement vers sa femme le poing levé, la rage figeant son visage en un rictus menaçant. Elle ne reculant pas pensant qu'il tomberait avant.

Première erreur.

Son mari semblait plus lucide que prévu, la peur commença en l'envahir, la figeant sur la place, et doucement elle ne réagissait plus, elle se laissait submerger par la peur. Comme si cette sensation l'enivrait.

Deuxième erreur.

Son mari passa sur la marre d'eau, manquant de tomber mais se rattrapa à la chaise qui se trouvait juste à côté d'une grande table de réception en chêne noir. Sa femme fit un pas en arrière devant ce spectacle. Elle osa lui demandait s'il ne s'était pas fait mal et s'il avait besoin de quelque chose.

Erreur Fatale.

- TAIS TOI !
Il s'était redressé de toute sa hauteur, la menaçant le poing levé et les yeux injectés de sang et s'approchait d'elle, l'insultant de tous les noms possibles, la maudissant de lui avoir donné cet enfant incapable, à sa hauteur, il ne réfléchit pas le moindre instant, son poing s'abattit violemment sur le visage de son épouse, elle tomba au sol mais ne dit rien, les coups, elle avait pris l'habitude d'en recevoir, et elle ne voulait pas réveiller son fils. Le visage ensanglanté, elle resta au sol, sous les coups que lui prodiguait son mari. Le sang gicla une fois de trop, sa tête heurta le sol pour la dernière fois, son sang ainsi que son esprit quittèrent son corps tandis qu'à l'étage son fils dormait paisiblement, ignorant le massacre qui avait eu lieu, la mort de sa mère sous les coups de son père ivre.

Fin du flash back dans le flash back.

L'escalier s'arrêta de trembler, signe qu'il n'était plus très loin de son but, et pourtant le jeune garçon priait intérieurement pour qu'il ne se souvienne pas du chemin qui menait à sa chambre. Il se recroquevilla sous ce qui lui servait de couverture. Plongé dans les ténèbres seul le souvenir de lui souriant, le rassurait. Le grincement significatif de la porte sa chambre, se fit entendre. La respiration saccadé de son père emplissait la pièce, alors que lui tentait lui de ne plus respirait. Il n'en pouvait plus. Non il ne subirait pas cela une nouvelle fois, et pourtant il savait d'avance qu'il n'aurait pas le choix. Le son de la respiration de son géniteur parvint près de lui, et en un instant, la couverture qui formait la dernière frontière, la dernière protection entre eux, vola à l'autre bout de la pièce.
- Ah te voilà tafiole.
Les tremblements qui étaient apparus laissèrent la place à de nouveaux, beaucoup plus puissants, des larmes naquirent aux bords de ses paupières, mais il se retenait de les laisser couler. L'homme attrapa son fils par le col de son t-shirt et le porta à la hauteur de son visage.
- Alors gamin près pour notre petite partie...
L'enfant détourna la tête à l'odeur qui s'échappait de la bouche de son père. Il n'eut pas le temps de se rendre compte de ce qui s'était passé qu'il percuta le sol dur et froid et que son père commençait à le déshabiller. Les larmes ne restèrent pas plus longtemps à l'abri de la lumière, elles se répandirent sur le visage du petit blond déformé par la peur. Un cri d'enfant brisa le silence oppressant qui régnait dans cette maison. Son père, s'était introduit en lui, sans aucunes précautions, sans aucune douceur, sans aucuns droits. Des coups de reins de plus en plus bestiaux, jusqu'à la délivrance. Cet homme complètement saoul, après avoir assouvit son envie, laissa son fils au sol, couvert de cette substance blanchâtre sur lui, en lui. L'enfant ne s'était relevé qu'au bout de quelques minutes par précautions, et avait couru dans la salle de bain s'y enfermant à clé, et se nettoyer sous une eau brûlante des sévices qu'il avait subit. Une fois nettoyer de cette horreur il resta encore un instant sous l'eau, finissant d'élaborer son plan, les larmes coulant pour la dernière fois sur ses joues. Une fois soulager, il éteignit l'eau et sortit s'enrouler dans une serviette bien chaude, se sécher un maximum, puis il sortit en prenant soin de vérifier si son père ne l'attendait pas. Il dormait en bas. Parfait. Le petit blond de dix ans, se rendit dans sa chambre et si habilla le plus chaudement possible. Il enfila ses chaussures qui traînaient là et commença la mise en place de son idée. Il fourra toutes ses affaires de cours dans son sac prévu à cet effet, et sortit un sac de sport, dans lequel il fourra sa couette et des vêtements. Il ferma la fermeture de son sac quand il se souvint de choses importantes à ses yeux. Il se dirigea vers son bureau et parmi le bric à brac, attrapa la photo de lui et sa mère, heureux, et une bague qu'elle lui avait un jour donné. A présent, il pouvait partir.


Sans faire de bruit, il descendit les escaliers pour la dernière fois sûrement, un dernier regard vers le salon, où son père dormait, ivre, puis il partit en direction de la cuisine, il attrapa une bouteille d'eau et sortit par la porte d'entrée. Il avançait dans l'allée, un sac sur le dos, un autre à la main, un dernier regard pour cette demeure et il partit. La pluie avait commencé à tomber, il marchait, au milieu de la route déserte à la recherche d'une maison. Au bout de la rue, il vit enfin ce qu'il cherchait, les larmes aux se mélangeant avec la pluie, il courut presque jusqu'à cette Eldorado. Arrivé sous le porche, il frappa de toutes ses forces à la porte qui se présentait devant lui. Une jeune femme ainsi qu'une petite fille firent leurs apparitions.
- Mais que fais tu dehors à une heure pareille ?
- Aidez moi s'il vous plaît.

Il y avait mis ses dernières forces, ses derniers espoirs, il s'effondra au sol sous les yeux emplis de larmes de la jeune femme.
- Maman aide le.

Un an plus tard.

- Nicolas , Hannah ! À table.
- On arrive maman !

Deux voix d'enfants avaient répondu en une parfaite synchronisation. Une petite tête brune et une autre tête blonde firent leurs entrées dans la cuisine. Tout deux partirent s'asseoir à table aux côtés de leur mère.
- Nicolas ?
- Oui maman ?
- Aujourd'hui cela fait un an que je suis devenue ta maman.

Des larmes montèrent aux yeux de son dit fils, non pas parce que les souvenirs du passé l'envahissaient mais parce que cette femme qui ne le connaissait pas l'avait accueillit et avait fait de lui un enfant heureux.
- Maman ... je t'aime.
- Je t'aime aussi mon fils.

Un silence ni lourd ni angoissant planait au dessus d'eux sous les yeux émerveillés de la petite Hannah.
- Bon les enfants vous avez quoi de beau à me raconter ? Vous avez fait quoi à l'école ce matin ?
- Allez Nico dit lui.
- Mais chut toi
.
Le blondinet devint aussi rouge qu'une tomate tandis que la petite brune éclata d'un rire symphonique.
- Me dire quoi Nico ?
- Rien mam...
- Nicolas est amoureux.
- Mais tu pouvais pas te taire toi.
- Rohh mais Maman elle pas bête.

La jeune femme éclata de rire devant les têtes de ses enfants, c'était dans ces moments qu'elle bénissait plus que tout l'arrivée de Nicolas dans sa vie. Elle l'avait recueilli, n'avait posé aucunes questions, elle l'avait laissé se dévoiler seul. Elle se contentait de lui apporter l'amour d'une mère. C'est avec le temps qu'elle avait appris que sa mère était morte très tôt, que son père le violait et le battait. Mais elle ne l'avait jamais jugé, il était à présent son fils et Hannah avait à présent un grand frère.
- Maman, promets moi que tu vas pas me gronder.
- Mais non mon ange.
- Bah .. euh .. enfaîte c'est pas d'une fille que je suis amoureux.

Il avait dit ça à une vitesse impressionnante mais sa mère avait compris. Tandis qu'il devenait plus rouge encore qu'une tomate, un sourire s'afficha sur le visage de sa mère.
- Il s'appelle comment ?
Le petit homme, releva la tête étonné, et fut tout de suite soulagé lorsqu'il vit le sourire de sa mère. La confiance était totale.
- Bah ... Il s'appelle Bill et puis tu sais il a un frère jumeaux, mais ils. Ils se ressemblent pas du tout, enfin si un peu de visage mais sinon ils sont pas du tout pareils. Bill il est beau...
Ses yeux brillaient rien qu'au souvenir que cette personne. Son coeur battait la chamade et des papillons volaient dans son ventre, pas de doutes, il était bien amoureux.
- Nico ?
- Oh oui désolé . Et puis il a les cheveux noirs et courts avec une grande mèche pleine de gel qui lui passe devant un ½il, et puis il a du noir autour de ses yeux, alala maman si tu le voyais.

Le repas se finit dans la bonne humeur entre les éclats de rires des deux femmes de la maison devant la tête du seul homme présent, au contage de sa matinée.

Fin du flash back.

Deux photos étaient posées sur le bords d'une commode, l'une paraissait ancienne, on pouvait y voir une femme portant un petit garçon dans ses bras, le sourire aux lèvres, la seconde plus récente représentait une jeune femme ayant dans les bras son fils et sa fille. Le jeune homme les dépoussièrera légèrement.
- Merci pour tout Maman.




___________________________

Chapitre uniquement sur Klaus.

Avis/Questions ?

Merci de me lire.

# Posté le dimanche 20 avril 2008 07:11

Modifié le jeudi 26 juin 2008 11:57

# Chapitre 9

# Chapitre 9
# Chapitre 9





[POV Bill]



Je marche lentement dans le couloir de l'hôpital, le pied de perfusion à la main. Les médecins m'ont expliqués le pourquoi des sangles à mes poignets et mes chevilles lors de mon réveil et que s'était à cause de ça qu'ils souhaitaient me garder une à deux journées de plus à cas où cela recommencerait. Selon eux, j'aurais fait une crise de démence, j'aurais même griffé une infirmière. Un frisson me parcours l'échine à cette pensée. Ils m'ont aussi expliqué que cela avait eu lieu quelques temps après la visite de mon frère et m'ont demandé s'il avait un quelconque rapport avec ma crise. Je n'en sais rien. Je ne sais plus. Tout ce dont je me souviens, ce sont ces enveloppes dont les lettres avaient été lu, éparpillées au sol à mon réveil et Klaus hantant mes pensées. Etrangement des phrases me reviennent à l'esprit. Des « mon amours », « pense à moi mon Ange » ou encore « Je le tuerais ». Je regarde la pendule accroché dans la salle des infirmières. 11H30. Je continue d'avancer, ma perfusion à la main, jetant un regard dans les diverses chambres qui se trouvent sur mon passage. De vieilles personnes en fin de vie, dont les proches restent à leurs chevets, le temps d'un dernier voyage, de jeunes adolescents, aux crânes dépourvus de cheveux mais qui ont pourtant un sourire radieux aux visages, des adultes gravement blessés, couverts de plâtres qui grimacent à chaque mouvement.

Mon cas n'est pas à plaindre finalement, chanteur adulé, il fut un temps et qui hier était tombé au plus bas mais qui doucement aujourd'hui remonte la pente. Non je ne suis pas à plaindre. Je continue d'avançais, mais cette fois, un sentiment d'espoir en moi. Arrivé à l'ascenseur, je ne me sens pas encore capable d'affronter les regards qui se poseront sur moi, les critiques qui fuseront des bouches de tous ces inconnus. Je décide donc, de retourner à la chambre, l'heure du repas arrive, depuis combien de temps n'ai-je pas manger correctement ? Je me dirige donc vers ma chambre d'un pas un peu plus rassuré, vers la nourriture qui m'attend. Je me mets à rigoler tout seul au milieu du couloir, je ris tellement que je ne peux plus avancer. L'idée que je suis resté un glouton malgré tout me fait chaud au corps, en fin de compte je n'ai pas tellement changé. Lorsque je m'arrête enfin de rire, je me sens léger, l'espoir et le rire, mes meilleurs amis à l'heure d'aujourd'hui. Je rejoins enfin ma chambre, et m'installe sur mon lit. Quelques instant plus tard, deux infirmières entrent dans ma chambre. L'une d'elle, apportant un chariot médical, tandis que la seconde m'apporte un plateau repas qu'elle dépose sur la tablette prévue à cet effet. Alors que je lui demande gentiment de m'approcher le plateau, la première entrée me coupe.
- Monsieur Kaulitz, je dois d'abord vous retirez la perfusion qui vous nourrit. Ensuite vous pourrez manger.
Enlever..La...perfusion. Mon visage doit être devenu blanc de peur car je vois les deux infirmières me sourirent. Je ne me sens pas bien, j'ai peur.
- Tendez moi votre bras s'il vous plaît.
Mécaniquement je lui tends mon bras, m'attendant à une atroce douleur. Je me surprends à serrer les dents et fermer mes yeux le plus fort possible. J'attends la sentence.
- Euh... Excusez moi monsieur Kaulitz mais j'ai terminé.
Je rouvre les yeux étonnés de n'avoir rien sentit. Les deux infirmières aux cheveux blancs, me regardent d'un air protecteur, comme si je leur avais rappelé un petit enfant. Conscient de mon idiotie, je leur rends leurs sourires et les remercie gentiment d'un autre. Elles, quittent la pièce, après m'avoir approché le plateau. Rien que l'odeur, m'enivre, ce n'est peut être pas de la grande gastronomie, je ne suis peut être pas d'un les des restaurants huppés que nous pouvions fréquenter dans le passé, mais pour moi, ce repas vaut tout autant. J'attrape ma fourchette et mon couteau, et commence à couper mon steak haché. Doucement, je le porte à ma bouche et savoure son goût comme s'il était le tout premier. La purée de pomme de terre n'était pas mal non plus. Une fois mon plateau repas terminé, je jette un coup d'½il à l'horloge de ma chambre. 13H30. Tom ne devrait pas tarder à venir me voir. Il sera sûrement là à mon réveil. Je m'endors, des souvenirs de notre enfance dansant dans ma tête.
Flash Back.


Un soleil d'été brille dehors, de l'herbe fraîchement tondue supporte deux petits garçons étrangement semblables qui jouent ensemble sous le regard de leurs parents. Deux petits anges blonds aux visages identiques, dont les traits trahissent un amusement total. A cinq ans, un simple frère suffit pour s'amuser. Leurs rires s'élèvent jusqu'à leur mère qui les regarde accoudée la fenêtre de la cuisine et qui ne peut s'empêcher de se dire que sans ses jumeaux, elle aurait été la plus triste des mamans. Une légère brise, fait voler ses cheveux roux sur son visage la sortant de sa rêverie.
- Tom, Bill !
- Oui maman ?
Parfaitement synchronisé une nouvelle fois. Ce qui fit sourire leur mère. Les deux garçons vinrent se présenter sous fenêtre de la cuisine après l'appel de leur génitrice.
- Les garçons vous voulez faire des cookies avec maman ?
Les deux garçons se regardèrent, se comprenant d'un simple regard. Ils partirent en courant sortant du champs de vision de leur mère, déçues qu'ils n'aient pas voulu. Elle se retourna vers l'intérieur lorsqu'elle sursauta. Un sourire irradia son visage. Ses deux fils se tenaient devant elle, tablier revêtis.
Tous les ingrédients étaient présents sur la table, ainsi que tout le matériel dont ils auraient besoin. Une fois tous les ingrédients ajoutés, vint l'instant tant attendu du malaxage de pâte avec les mains. La mère déposa de la farine sur la table ainsi que sur les mains de ses fils. Malheureusement pour le petit Tom, son frère était bien décidé à le recouvrir de blanc, et s'est ce qu'il fit dès qu'il eu la farine dans les mains. Le cadet et sa mère partirent dans une série de rires sous le regard choqué de l'aînée. Ce dernier reprit ses esprits et profita de l'inattention des deux autres pour les recouvrirent eux aussi de farine. Une véritable bataille avait commencé. Des rires fusèrent à travers la pièce. Au bout de quelques minutes, les garçons rejoignirent leur mère, pour entamer un câlin collectif, juste éprouver le bien être d'être ensemble. Après quelques minutes, ils finirent de préparer les cookies et les mirent à cuire.

Fin du Flash Back.

[ POV Bill ]


Doucement, je me réveille, bizarrement la lumière extérieure n'agresse pas mes yeux, je tourne alors mon visage endormi vers le réveil et m'aperçois qu'il est 16h58. Nous sommes au mois de novembre, c'est vrai que les jours commencent à raccourcirent. Je me tourne alors plein d'espoir vers le siège réservé aux visiteurs et m'aperçoit qu'il est vide. Alors comme ça il n'est pas venu. La tristesse monte en moi. Ne pas pleurer, il n'a sans doute pas eu le temps, il me prépare peut être quelque chose. Oui c'est sûrement ça. Je me lève de mon lit, toujours vêtu de cette chemise d'hôpital immonde. Je peux maintenant me déplacer plus facilement sans ma perfusion. Je mets mes chaussons et sors de ma chambre, j'ai besoin de prendre l'air. Je marche vers l'ascenseur, passant au passage aux bureaux des infirmières pour les prévenir que ma promenade. Je me dirige vers l'ascenseur et l'attend. Une fois à l'intérieur, je décide de descendre au rez-de-chaussée, étage des consultations. Arrivé en bas, je me dirige vers la porte d'entrée et pars prendre l'air. La porte vitrée à peine franchie, je me dépêche de rentrer, la froideur de l'hiver qui approche me gelant jusqu'aux os.
Alors que je me redirigeais vers l'ascenseur je tourne la tête, vers le couloir des consultations, comme attiré par quelque chose, et pourtant je ne bouge pas. Je reste fixé, sur ce couloir comme si j'attendais un miracle. Soudain, je vis un médecin entrer dans une salle d'attente. Je ne sais pourquoi mon c½ur se mit à battre plus rapidement. Le médecin ressortit de la salle d'attente suivit de.
- Tom.
Ce n'était qu'un souffle mais il m'avait rendu si faible. Je restais là immobile, les gens allant et venant autour de moi comme si je n'étais pas là. Soudain, une larme coula, une seule, comme si elle avait était le signal de cette course folle, je l'essuyai d'un revers de la main, courant vers la porte qu'il avait franchie. Mon c½ur ne cessant d'accélérer. Sans que je n'y fasse attention, je me retrouvais au sol, mes chaussons m'ayant fait trébucher. Je me relevais pieds nus, courant encore vers cette porte, les larmes coulant le long de mon visage. Arrivé près de cette porte, aucune hésitation, dans le même élan que celui de ma course, je l'ouvris, déboulant comme un malheureux devant un médecin apeuré et mon jumeau choqué.
- Bill ?!
- QU'EST CE QUE TU FAIS ICI TOM ? POURQUOI TU N'ES PAS MONTE ME VOIR ?
- Bill j'allais venir te voir. Retournes dans ta chambre.

Sa voix était tellement calme que je ne sus quoi répondre et je ne puis que me résigner à retourner dans ma chambre, accompagné d'une infirmière, par sécurité avait dit le médecin. Mon double m'avait faiblement sourit, et m'avait demandé d'un simple regard de ne pas m'inquiéter. Pourtant, une fois dans ma chambre, la tristesse laissa place au chagrin, je me recroquevillai dans mon lit comme un petit enfant, ne cessant de me poser des questions à haute voix. Les larmes ravageaient mon visage. Les idées les plus folles, tourmentaient mon esprit. Je ne sais pas combien de temps je suis resté comme ça. Je sais seulement que lorsqu'il à posé sa main sur mon dos, toutes mes peurs se sont envolées, tous mes pleurs ont cessés.

[POV Tom]


Je sortais du bureau du médecin, le remerciant. Je me dirigeais alors vers l'ascenseur en direction de la chambre de mon petit frère. J'ai enfin décidé de vivre, mais ça à ses côtés. Je ne peux plus revenir en arrière, je dois lui expliquer. Il m'a vu dans ce bureau, avec ce médecin, je lui dois des explications. Sans m'en rendre compte, je suis déjà devant la porte de sa chambre. Des sanglots s'en échappent, je peux aussi percevoir une série de mots, que je ne comprends pas. Je rentre sans un bruit et m'approche de lui. Mon coeur se sert devant cette vue. Je n'ai pas vu mon frère pendant six ans et aujourd'hui tout va de travers. Le voir, là dans cet état, me tue. Je pose alors ma main sur le bas de son dos et lentement ses pleurs cessent. Je retire mes chaussures, et glisse mon torse contre son dos et l'encercle de mes bras. J'inspire profondément de son odeur. Je le sens se retourne et se blottir contre mon torse. Il ne posera pas de questions. Je nous connais trop bien, il attend que je lui explique. Alors je vais lui expliquer, je resserre mes bras autour de lui, embrasse son front et commence mon récit d'une voix basse.
- J'ai fais beaucoup de bêtises, lorsque tu es partis.
Je marque une pause sentant nos deux corps se serrer. Ce souvenir nous fait tout autant de mal l'un à l'autre. Après quelques secondes, je repris mon récit.
- Contrairement à ce que tu pourrais croire, je ne me suis pas mis à coucher avec toutes les putes du quartier, ni même avec Sacha.
Une larme coula sur ma joue tandis que j'enfouissais ma tête dans ses cheveux. Sacha, qui avait réussit à le remplacer si vite dans le coeur des autres.
- Je me suis renfermé sur moi même et tout ce que j'ai fait par la suite été de ma faute. J'ai commençais à me mutiler et à me droguais. Puis un jour j'ai pris une dose trop importante ou j'ai perdu trop de sang je ne sais plus bien, et j'ai terminé à l'hôpital.
Je vérifie qu'il ne sait pas endormit et continue mon récit, l'histoire de ma vie depuis qu'il est partit.
- Là bas, j'ai eu droit à une batterie d'examens médicaux et ils ont détecté un cancer probable. Il devait refaire des analyses, et m'enverrait la réponse. Cette réponse voilà un an que je l'ai reçu...
Je stoppe mon récit et lui intime de se redresser et de me regarder, ce qu'il fait sans aucunes résistances, de petites perles salées coulent faiblement sur son si magnifique visage.
- Je l'ai ouverte hier soir, Bill, j'ai décidé de vivre, avec toi à mes côtés, c'est pour ça que j'ai été voir ce médecin, ça ne sera pas facile je sais, mais s'il te plaît promets moi d'être là, de ne plus fuir. Promets moi de veiller sur moi. Echangeons nos rôles, s'il te plaît, le temps que je guérisse Bill. Je suis malade, je suis atteint d'un cancer du foie.

Il sait tout, il ne réagit pas, il assimile lentement ce que je viens de lui apprendre. Il baisse son regard, lorsqu'il le relève, je peux y lire de l'amour et une promesse d'éternité. Je resserre mon étreinte autour de lui. Nous nous endormons, comme ça, une ou deux infirmières ont bien essayé de nous séparer, rien à faire.

Le lendemain matin.

[POV Bill]

Je me réveille, doucement des bras m'enlaçant, pas besoin de relever la tête pour voir de qu'il s'agit, juste l'odeur me permet de le reconnaître. Il dort encore. Une infirmière rentre dans la chambre, elle sourit et je me souviens alors que c'est elle qui m'a apporté mon premier repas. Elle m'apporte le plateau du petit déjeuner et reste là, à me regarder, je jette alors un coup d'½il au plateau et me rends compte que deux portions s'y trouve, lorsque je relève la tête je la vois me sourire et partir.
- Merci
Simple souffle.

Au bout de quelques minutes, Tom se réveilla. Il me sourit. Ce qu'il m'a annoncé hier soir m'a fait l'effet d'une bombe mais je me dois de le soutenir. Je ne ferais aucunes allusions, je l'aiderais de mon possible et tout ira mieux. Nous déjeunons, puis un médecin rentre et m'annonce que je peux sortir. Aussitôt dit, je cours à la salle de bain me doucher, me maquiller et me coiffer, laissant un Tom amusé sur le lit. Une fois prêt, je sors et ramasse mes affaires et nous partons. Dehors, nous appelons un taxi, qui nous ramène à l'adresse d'Hannah. Hannah, que je suis heureux, je vais la revoir. Je lui dois tellement. Le taxi emprunte de grandes rues de Londres, nous expliquant de temps en temps dans un anglais dont nous ne comprenons que quelques mots, l'histoire de certains bâtiments. Une fois arrivés, devant l'immeuble dans lequel habite Hannah, nous montons et sonnons à l'appartement. La porte s'ouvre sur une Hannah ravissante, elle nous invite à rentrer, tout va bien, le sourire à enfin retrouver sa place sur nos visages, quand soudain je me stoppe.
- Ca va Bill ?
- Tom... Ce t-shirt.

La peur s'empare de moi tandis que je me retourne vers Hannah, Tom me serrant contre lui.


_______________________

Voici le chapitre 9 .

Je voudrais savoir. Est ce que vous trouvez que la fiction tombe dans le banal ?

Avis/ Questions ?

Je rappelle que les personnes qui veulent être prévenue doivent s'inscrire sur l'article HELP ME . Merci .

# Posté le samedi 03 mai 2008 13:09

Modifié le jeudi 26 juin 2008 11:51

OS : Un léger goût de fraise.

OS : Un léger goût de fraise.
Cet Os, est de moi. Il a gagné le premier concours de tokiohotelyaoi.com le premier forum pervers et twincest. =P
Voilà c'est ma petite fierté, c'est mon petit bébé =D. Cet OS est essentiellement axé sur un Lemon. La chanson qui y figure est de Michel Polnareff _ Je t'aime.


/!\ Lemon /!\



Deux minuscules bouts de tissus déchirés qui flottent au vent, par les vitres brisées d'une chambre d'hôtel. Le sol jonchés de multiples vêtements. L'eau d'une douche qui coule, rompant le silence matinal de la pièce. Un chariot couvert d'aliments et d'éclats de verre provenant de la fenêtre brisée.Un homme étendu sur le grand lit récupère de son éprouvante nuit passée avec son âme s½ur tandis que le second se réveille doucement sous la torturante caresse de l'eau coulant sur sa peau. L'eau ne réveille que son corps endormi. Son esprit lui, revit encore une fois la soirée d'hier....

Flash back


Deux corps qui se désirent. Un unique regard amoureux. Une frustration due au temps qui ne passe que trop lentement. Vingt minutes. Encore vingt petites minutes et le monde magique de l'amour leur appartiendra. Juste vingt minutes. Encore et toujours les mêmes questions. Les mêmes réponses. Les mêmes sourires. Interview finie. Enfin. Direction l'hôtel....
Chambre de leur désir, chambre de leur amour, chambre 483.

Quand tu dors près de moi
J'ai le c½ur au bout des doigts
Je t'aime

Quand tu pleures dans mes bras
J'ai les yeux qui pleurent pour toi
Je t'aime


La porte de la chambre se referme sur deux amoureux s'embrassant passionnément. Un blond. Un brun. Une gémellité. Leurs chaussures quittent leurs pieds, pour atterrir quelques mètres plus loin. Leur étreinte buccale s'intensifie pour ne se terminer qu'à la chute du blond sur le grand lit. Deux rires cristallins s'élèvent dans la pièce, formant une mélodie à en rendre fou les dieux et jaloux les musiciens. La mélodie s'évapore pour laisser le silence régner sur la pièce. Un regard d'amour et de promesse. Un regard d'avenir et de désir. Le brun cesse d'admirer son jumeau et affiche ouvertement un sourire pervers sur ses fines lèvres rosies par le gloss. Le blond le rejoint de près, une magnifique lueur perverse naissant dans les yeux. Leurs lèvres s'attirent encore une fois mais le baiser et détourné par le chanteur quittant sa place, d'au dessus de son frère pour attraper le téléphone mis à leur disposition :
- Allô ?
- ....
- Est-ce qu'il serait possible d'avoir le service d'étage s'il vous plaît...

Une série de baiser débute dans la nuque du brun qui frémit sous se souffle chaud qu'il ne connaît que trop bien. Le blond se défait de son t-shirt, l'atmosphère de la pièce devenue bouillante. Le brun se tourna vers lui et mordit sensuellement sa lèvre inférieure à la vue de se torse qu'il ne tardera pas à goûter :
- Oui excusez moi de vous dérangez si tard mais est qu'il serait possible que vous m'apportiez de la nourriture, de la confiture et autre aliments...
- ....
- Chambre 483 s'il vous plaît.
- ...
- Merci à tout de suite.

Le blond entendit son reflet raccrocher le téléphone mais n'en fit rien. Il attendait , là , allongé sur le lit , les bras croisés derrière la tête, le regard perdu au plafond , savourant d'avance la nuit qu'il allait passé. Le chanteur profita de cette occasion pour s'installer sur le bas ventre de son frère et entamer une série de baiser de la ceinture de son frère pour enfin aboutir à ses lèvres qui lui crier de les aimer encore une fois.Quelques minutes, quelqu'un toqua à la porte :
- Service d'étage.
Le brun planta son regard dans celui de son vis-à-vis et lui murmura sensuellement :
- Tu vas déguster mon ange...
Puis d'un bond il se levas et prit la direction de la porte. Il ouvrit avec un sourire radieux, laissant le chariot entrer dans la pièce et tendit un billet de cinquante euro au garçon d'étage. Il s'excusa une dernière fois de l'avoir dérangé et referma la porte, prenant garde de bien la verrouiller. Puis il prit soin d'aller placer le chariot sous la fenêtre à côté du lit, pour afin se replacer devant son frère.

Je te ferai dormir
D'amour et de plaisir
Viens je t'emmène
Où l'on n'emmène pas

J'allumerai des soleils
La nuit pour qu'elle soit plus belle
Je t'aime

Lentement, mais sensuellement, le t-shirt du brun atterrit au sol, bientôt rejoint par son pantalon et c'est seulement vêtu d'un boxer qu'il monta sur son frère afin de le défaire de son pantalon devenu trop encombrant. Sa bouche quittant ses lèvres, pris instinctivement la direction de la ceinture du blond et tout en embrassant son bas ventre, les mains du brun vinrent défaire la ceinture et le bouton du baggy. Le chanteur se laissa glisser au sol, accompagnant le pantalon dans sa chute. Puis se relevant il pris la direction du chariot et se tourna vers son frère étonné mais confiant :
- Tu veux quoi mon ange ?
Un sublime sourit désireux d'amour apparut sur les lèvres du blond
- Toi.
- Oui mais en accompagnement ?
- Hum... Tu as de la confiture de fraise ? Du raisin ? De la chantilly et encore un mini pot de confiture mais cette fois à la mûre ?
- Hum ... très bon choix. Très très bon choix.

C'est les bras garnis de ces provisions que le brun arriva auprès de son jumeau. Il s'installa sur son bas ventre déjà gonflé d'excitation tandis que le blond posa ses mains sur les hanches du brun. Le chanteur entreprit des légers attouchement de bassin à bassin qui les firent tous deux gémirent de plaisir. Puis d'un geste vif, le blond se retrouva sur son double et attrapa la bouteille de chantilly afin dans appliquer sur le torse nu de son amant. Un c½ur blanc, quelques peu loupé, se dessina sur le torse du brun. Une fois l'½uvre terminée, le blond reposa la bouteille de chantilly à côté de lui et entreprit de lécher le torse de son amant. Son habile langue, lécha d'abord les tétons durcit de plaisir, puis s'engagea à nettoyer le torse blanc de son homme. Les gémissements de plaisir du brun emplirent la pièce tandis que ses mains s'agrippaient fermement aux dreadlocks du jeune guitariste :
- Hum Tom .
- Hum DE-LI-CI-EUX .
- Hummm...
- On passe à la suite ?

Et c'est en attendre de réponse que le blond retira le dernier vêtement de son jumeau pour le laisser tomber au sol. Il commença par embrasser de doux baisers la verge déjà dressée de son frère puis s'arrêtant il le regarda :
- Fraise ou mûre ?
Le regard de son jumeau se fit lumineux et pervers. Marquant faussement l'hésitation, il mordit sa lèvre inférieure, ce qui provoqua un gémissement rauque de la part du blond.
- Hum Fraise.
- Très bon choix monsieur.
L'aîné attrapa le mini pot de confiture de fraise et l'ouvrit, avec bien du mal d'ailleurs, ce qui fit bien rire son reflet. Un fois le pot ouvert, le dreadeux en prit sur ses doigts et l'étala sur l'érection de son jumeau. Le contraste de température entre la confiture et le corps bouillant du chanteur le fit frémir. Une fois son ½uvre terminée, la chevelure blonde disparut de la vue du brun tandis qu'il se cambra. Le blond avait commencé ses attouchements, par de légers coups de langues, puis il prit le membre durcit recouvert de confiture, entièrement en bouche. Les magnifiques doigts manucurés du brun se perdirent dans la chevelure du blond qui en faisant pression sur la tête de son amant en demandait encore plus :
-Han.. Tom... Plus vite .... Tom
Ses mots sonnant comme des ordres pour le blond, il s'exécuta sans le faire plus attendre, léchant toujours plus la confiture déposait sur l'intimité de son jumeau, n'omettant aucun recoin. Au bout de quelques secondes, le brun se libéra en un cri aigu dans la bouche de son frère, qui avala sa semence. Il remonta au niveau du visage de son jumeau, suant de plaisir et déposa une myriade de baiser en surface sur ses lèvres, tout en lui prononçant des mots d'amour :
- Magnifique
Baiser.
- Très bonne la confiture
Baiser.
- Je t'aime
Baiser
- Je te désire
Baiser
- Je te veux.
Un dernier baiser en surface, approfondit par la suite. Leurs lèvres se dévoraient de plaisir alors que leurs langues dansaient de bonheur.

Je ferai valdinguer
Les frontières du monde entier
Je t'aime

Je te ferai bâtir
Des châteaux et des empires
Si tu m'emmènes

Où l'on n'emmène pas
On ne reviendra pas



Une multitude de mots doux pour un unique amour... Le brun stoppe l'étreinte buccale et place ses mains autour du visage de son jumeau. Le temps sembla s'arrêter. Le blond sur le brun. Le brun refit le contour de ce visage tellement identique au sien. Lentement, il posa ses lèvres sur celles de son frère. Aucune pression. Juste du bout des lèvres, un échange d'amour. Un trop plein de tendresse. Dans le silence de la pièce, le brun chuchota un je t'aime avant de repasser sur le blond. Délicatement, il attrapa les grains de raisin et en plaça un dans sa bouche. Toujours à cheval sur son frère il s'approche de la bouche de ce dernier afin de lui permettre de croquer dans le grain. Action répétée plusieurs fois.

On fera des voyages
À déchirer les nuages
Je t'aime

On fera toi et moi
Des choses qui n'existent pas
Je t'aime



Le brun débarrassa enfin son jumeau du bout de tissus qui lui servait de boxer. Et lui annonca la suite des événements un sourire des plus pervers collé au visage :
- Je crois que tu n'as plus le choix.... Tu auras la mûre.
- Humm je suis pressé de voir ce que cela va donner.

Le chanteur attrapa le second pot de confiture et traça un trait de la mixture partant de la bouche du guitariste pour finir sur son érection. Puis il lâcha le pot à côté de lui et lécha la traînée de confiture, s'attardant sur la bouche pulpeuse de son frère, puis faisant un détour par ses tétons durcis de plaisir et d'excitation puis enfin venir lécher la virilité de son frère. Virilité qu'il ne tarda pas à prendre entièrement en bouche, faisant par conséquent gémir son frère qui lui pressait la tête plus profondément entre ses jambes. Une fois, libéré en son frère, son érection ne diminua pas pour autant. C'est d'un ton des plus sérieux qu'il déclara au brun :
- Fais moi l'amour Bill....
Le brun vint embrasser son frère puis pénétra un doigt dans son intimité. Doucement il en introduit un deuxième doigt tout en embrassant le ventre de son frère. Puis un troisième. Le blond se cambra de douleur mêlée de plaisir. Le brun commença un léger vas et viens, puis se retira et lança un regard à son âme s½ur qui lui fit savoir qu'il était prêt. Sensuellement, le chanteur s'agenouilla sur le lit tandis que le blond entoura la taille de son frère avec ses jambes. Le brun plaça ses mains sur les hanches de son frère et doucement mais sûrement, il s'introduit en lui. Une poussée d'adrénaline s'empara d'eux lorsque les coups de bassin commencèrent. Unis. Unis comme ils aiment dire qu'ils le sont. Unis pour ne former qu'un. Pour s'aimer ou mourir. Unis ils sont plus forts. Ensemble le monde leur appartient. Les douces introductions du brun se firent plus brutales. Presque bestiale, procurant toujours plus de plaisir aux deux. Leurs cris résonnèrent une fois encore dans la pièce vide. Puis ils se libèrent d'un même coups jouissant le nom de leur amour. Le chanteur resta un instant essoufflé sur le ventre de son frère dont les mains caressaient doucement ses cheveux noirs.

Je te ferai venir
Où l'on ne peut pas mourir
Viens je t'emmène

Où l'on n'emmène pas
On ne reviendra pas


Au bout de quelques minutes, le brun remonta se caller dans les bras du blond. Ce dernier embrassa la tempe de son cadet lui soufflant un énième « je t'aime ». Alors que tous les deux commencèrent à s'endormir, la voix du brun résonna dans la chambre :
- Tom bouge ton pied il me fait mal.
- Mais mon pied il est de l'autre côté Bill.
- -_-'
- ... Tiens regarde ces les pots de confiture, lève toi je te les envoies.
- Ok

Complètement épuisé le brun se leva ramenant avec lui la bouteille de chantilly et le reste de raisin pour les reposer sur le chariot. Nu devant la fenêtre et le chariot, le brun somnolant attendit. Puis d'un coup le blond lança le premier pot de confiture que le chanteur esquiva de justesse. Malheureusement pour la vitre, elle , elle ne pu l'esquiver :
- Bordel Chéri fait attention.... U_U
- Attention je lance.

Deuxième bruit de casse. Les éclats de verre volèrent au dessus du chariot devant un Bill plus que fatigué :
- Pas grave on dira a David que le pot est passé par la fenêtre c'est tout.


Deux minuscules bouts de tissus déchirés qui flottent au vent, par les vitres brisées d'une chambre d'hôtel d'où l'on peut voir les étoiles briller aussi fort que l'amour qui coule dans leurs veines. Le sol jonchés de multiples vêtements. Un chariot couvert d'aliments et d'éclat de verre. Deux hommes amoureux, enlacé dans les couvertures d'une chambre d'hôtel. L'amour qui règne en maître que leur vie.


____________________


AVIS ?

# Posté le samedi 03 mai 2008 13:33

Modifié le jeudi 26 juin 2008 11:52